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Religions : L'Islam

Les musulmans face à la laïcité et la liberté

La première rencontre du Forum catholico-musulman né de la lettre ouverte envoyée il y a un an par 138 dirigeants musulmans au pape aura lieu à Rome du 4 au 6 novembre. Au thème général "Amour de Dieu, amour du prochain" s’ajoutent 2 thèmes annexes: "Bases théologiques et spirituelles" et "Dignité humaine et respect mutuel". La session finale du 6 novembre sera publique et les participants seront reçus par Benoît XVI.

L'une des étapes de la progression vers ce Forum a été la conférence qu’a donnée à Cambridge le 14 octobre le jésuite islamologue Christian W. Troll, qui sera l’un des grands participants du Forum du 4-6 novembre, qu’il a aussi contribué à organiser. Et c’est aussi l’un des islamologues les plus écoutés par Benoît XVI. Le pape lui avait demandé de faire l’introduction du séminaire à huis clos sur l'islam organisé pour ses anciens élèves à Castel Gandolfo en septembre 2005. Extraits de cette conférence du 14 :

T "Le mot "islam" signifie "soumission à la volonté de Dieu". Donc, si les droits de l’homme correspondent à la volonté divine, l'islam comporte-t-il par nature l'obligation de les reconnaître, comme le font tous les hommes de bonne volonté ? […]

La question d’une relation correcte entre la religion et l’Etat joue un rôle important dans le dialogue christiano-musulman. […] Le rôle neutre prescrit à l’Etat empêche celui-ci d’en arriver à une vision de lui-même excessive, pseudo-religieuse et il empêche aussi chaque religion d’employer le pouvoir et la violence en faveur de ses intérêts. […] L’Etat moderne doit préserver sa neutralité religieuse. Pouvons-nous résister ensemble à toutes les tentatives, d’où qu’elles viennent, visant à créer peu à peu des espaces où domine une Loi découlant directement de textes considérés comme des révélations divines pour aboutir à un Etat régi par un tel ensemble de lois ? […]

Le principe essentiel selon lequel nul ne peut être forcé à croire (cf. Coran 2, 256) ne peut être pleinement concrétisé que s’il garantit aussi la liberté d’abandonner la foi, de la comprendre autrement, ou même de la mépriser. Ai-je raison de penser qu’il revient à Dieu seul de juger le poids de tels choix. Lui seul est capable de voir au fond du cœur des femmes et des hommes. C’est pourquoi nous devons nous garder de vouloir anticiper sur Son jugement."

Michel Janva

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2 commentaires

  1. citation :
    L’Etat moderne doit préserver sa neutralité religieuse. Pouvons-nous résister ensemble à toutes les tentatives, d’où qu’elles viennent, visant à créer peu à peu des espaces où domine une Loi découlant directement de textes considérés comme des révélations divines pour aboutir à un Etat régi par un tel ensemble de lois ? […]
    Cela est radicalement contraire à notre devoir de chrétiens et à l’enseignement de l’Eglise ! Pour reprendre les termes employés ci-dessus, nous devons non pas résister, mais au contraire favoriser la domination de la Loi évangélique découlant directement des textes révélés, pour aboutir à un Etat régi par l’ensemble des lois chrétiennes !
    La christianisation des familles, de la société, de l’Etat, fait partie de l’évangélisation commandée par Notre Seigneur.
    Entendre une personne, un jésuite de surcroît, dire expressément le contraire, c’est scandaleux.

  2. Jesus a dit ” mon royaume n’est pas de ce monde “.
    Il a dit aussi ” rendez à Cesar ce qui est à Cesar et à Dieu ce qui est à Dieu ”
    Comme quoi , lorsqu’on sort les paroles de leur contexte , on peut les interpréter à l’infini .

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