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France : Société

Les jeunes veulent d’abord être fonctionnaires

Lu ici :

F "30% des 18-24 ans souhaitent principalement être fonctionnaires (+ 4 points par rapport à la moyenne nationale) […]. La proportion de jeunes attirés par le statut de salarié du privé est également nettement plus marquée que la moyenne (27%, + 8 points), tout comme celle de ceux qui se verraient bien en travailleurs indépendants (24%, + 4 points) […].

Un grand scepticisme se dégage de ce sondage : ainsi, pour favoriser l’emploi des jeunes dans les prochaines années, les Français ne font majoritairement pas confiance aux chefs d’entreprise (59% pas confiance, dont 43% “plutôt pas” et 16% “pas du tout”) et encore moins aux responsables politiques (67% pas confiance, dont 43% “plutôt pas” et 24% “pas du tout”). Les 18-24 ans sont dans ce domaine très proches de la moyenne nationale (60% et 64%). La confiance dans les chefs d’entreprise augmente avec les diplômes (28% des moins diplômés, 42% des diplômés). Elle est surtout fonction de l’appartenance politique : 68% des sympathisants de droite (et 76% des sympathisants de l’UMP) font confiance aux chefs d’entreprise pour favoriser l’emploi des jeunes, contre 22% des sympathisants de gauche."

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13 commentaires

  1. Cela montre à quel point l’esprit de laisser aller est triomphant.
    Pour ma part, je suis avocat, je gère un Cabinet de taille moyenne et je rencontre les pires difficultés pour recruter alors même que je propose du 5.000/6.000 euros brut (rétrocession d’honoraires) pour des jeunes de 30 ans. Avec des amis chefs d’entreprise nous nous lamentons souvent sur les difficultés à trouver des jeunes dans les domaines de la gestion des déchets (collecte, traitement), de l’eau, de l’assainissement (ingénieurs, juristes, etc…)
    Alors parfois on se dit que les Français ne veulent pas travailler et que les chômeurs et ceux qui se plaignent de la baisse du pouvoir d’achat nous fatiguent…
    Cela n’est pas très charitable et chrétien mais il faut aussi parfois se mettre à la place des chefs d’entreprise et de ceux qui créent du travail et de la richesse.

  2. Des jeunes de 30 ans.
    Vous avez pas des vieux de 12 ans aussi?
    Mouarf.
    (ceci dit, je veux bien les 5/6 k€ brute)

  3. A laurent,
    Pour ouvrir un cabinet,
    Avez vous fait des étude de marché, business plan,longue réflexion, recherche du fonds de “commerce” . et c’est parti ?
    on peut réussir à monter un business…MAIS prendre un salarié est financièrement impossible car ce ne sont pas dans le salaire mais dans les charges patronnales, isn’t it ?

  4. Relevé dans le Figaro de lundi:
    – Le cabinet Oliver Wyman, conseil en stratégie (2 900 salariés)recrute des ingénieurs.Pour les motiver, il va emmener à New York 50 élèves ingénieurs sortis des meilleures écoles, un week-end, pour les faire plancher sur des cas concrets.
    – PSA Peugeot Citroën va organiser de mai à mi-juin des soirées de recrutement avec rencontres d’opérationnels, destinées aux jeunes ingénieurs, informaticiens, designers, logisticiens et commerciaux que le groupe veut recruter (4 000 embauches cette année).
    C’est dire si les opportunités sont là, plutôt que dans la fonction publique.

  5. Dans le privé, une secrétaire gagnera moins que sa collègue du public et c’est malheureusement la réalité de notre époque. Un cadre d’entreprise(homme ou femme)sera plus avantagé mais moins bien payé que s’il était fonctionnaire d’Etat ou des collectivités territoriales. Idem pour les autres catégories sociales…

  6. C’est mignon cette analyse sur les fonctionnaires mais :
    1) non, tous ne sont pas des paresseux, loin s’en faut !! Nombreux sont ceux qui ne comptent par leurs heures, bien au contraire.
    2) les avantages que vous citez vont avec un niveau de salaire incomparablement plus bas que dans le privé… ceci équilibre cela… Je pourrais facilement doubler le mien en quittant la fonction public. Mais bon voilà, il y a un idéal de la fonction public – le service de l’Etat – auquel tout un chacun n’est pas nécessairement sensible, mais qui est bien réel.
    Marc

  7. Attention, tous les cadres trentenaires ne peuvent pas prétendre gagner 5 à 6k€ dans le privé, (très) loin s’en faut, et même en travaillant beaucoup ; les disparités sont importantes selon les secteurs d’activités.

  8. Vous avez déjà consulté les offres d’emploi des grosses boites? Il faut être diplômé exactement comme il faut pour le poste, avoir 3 à 5 expérience à 25 ans…
    La mise en concurence permanente (pour l’emploi, pendant l’emploi), il faut être le meilleur,et pour les autres: rien. D’ou la bouée de la fonction publique.

  9. Je rêve d’être…(sondage)
    http://www.pvr-zone.ca/sondage_de_reve.htm

  10. J’aimerais monter mon entreprise, mais je ne sais rien faire : je suis banquier!

  11. Extrait du film “la folie des grandeurs” L.de Funès vient d’être renvoyé par le roi “qu’est_ce que je vais devenir, je ne sais rien faire, je suis ministre…”.

  12. Les jeunes ont parfaitement raison de vouloir devenir fonctionnaires!
    En réalité cette affirmation est l’expression de la peur de la précarité qui menace tout le monde.
    A ce sujet on lira utilement “La fin du travail” écrit en 1995 qui pose ce problème. D’inclinaison socialiste et lobbyiste, je ne suis pas du tout d’accord avec les conclusions et les solutions, toutefois ce livre a (encore) le mérite d’être actuel.
    Le post en réalité pose mal la question, en faisant une sorte d’opposition de situation : les patrons tous sympas contre les travailleurs forcément fainéants; ceux qui recherchent à employer des “jeunes” et des “beaux” sans voir qu’il y a des vieux et des moches.
    La droite, la gauche (imaginaires), on y retombe!
    Le problème véritable est celui de la possibilité offerte à chacun d’un métier et d’un rôle moteur dans la société, sa quantification, la délimitation de ses possibilités, le crédit qui lui est alloué par l’état et ses banques pour y aboutir et enfin pour ceux qui ne seraient pas acteurs de premier plan, la répartition équitable qui en résulterait.
    Nous voyons revenir tous les politiques vers une forme plus ou moins évoluée de la proposition évidente faite par mes soins de “Françaction”, le questionnement est de savoir pourquoi cette formule de partage inégalitaire mais juste pourrait heurter, la réponse est souvent simple : on ne s’accomode plus du juste.
    Le second point est celui de la fin de l’idéologie du chômage que l’on entretient pour faire pression non pas uniquement sur les salaires mais sur le pouvoir. j’ai proposé un thème (éventuellement de gouvernement) qui est “La fin du chômage” dont la mise en place sur une période raisonnable est largement possible.
    En fond essentiel deux visions du monde se posent : l’une, celle d’un partage juste concernant tous et prenant le chemin qui est celui de l’éducation à savoir l’évolution par capillarité, voyant des zones inaugurer ce que d’autres trouveront ensuite; l’autre au contraire laissant place à un chaos voulu portant à la mise en place d’une élite mondialisée “salvatrice”et fortement dominante d’un peuple d’esclaves ou semi esclaves… modernes.
    La vitesse de fusion des groupe économiques et entités financières, celle que l’on peut constater de visu dans ces classements d’entreprises que l’on veut déconsidérer alors qu’ils sont la marque, laisse augurer pour le moment que la seconde version prenne le pas gagnant. Finalisé, il serait indestructible et dictatorial.

  13. Rifkin à propos du travail est un fil intéresant dans l’évolution de la pensée économique. Si sa production déployée dans “La fin du travail” a réellement donné comme application en France les 35 heures -payées 39-, son nouvel édifice en parution donne toute la mesure de ses intentions, mais l’on a déjà entendu le thème ailleurs :
    Extrait : “Ce que l’on risque aujourd’hui c’est un retour de bâton avec la montée de la xénophobie, le retour de la religion et l’importance des liens du sang.”
    Selon une pratique toujours efficace pour circonvenir les étudiants et les crédules, ses deux cibles, la religion a toujours près d’elle un qualificatif aimable.
    Ces gens avec de tels propos peuvent-ils continuer d’être professeurs ?
    Ceci dit, ils ont “peur” de nous…

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