Les gros oublis du patron de la 1ère secte de la République

Le nouveau grand maître du Grand Orient de France (GODF) Philippe Foussier, qui plaide pour l'euthanasie et la PMA, a déclaré jeudi :

"Si, depuis l’instauration de la République et les grandes conquêtes laïques, démocratiques et sociales qui lui sont dues, la franc-maçonnerie a pu donner le sentiment d’un relatif assoupissement, alors, l’heure a sonné de son réveil et le temps est venu de la reprise de ses combats."

Il a déjà oublié la loi Taubira et toutes les lois pro-avortement.

"L’urgence est là, car les hautes valeurs morales que nous pensions avoir contribué à fonder, pour des siècles et des siècles, connaissent, depuis quelque temps, dans notre pays même, des remises en cause alarmantes

C’est l’humanisme universaliste, socle hérité du siècle des Lumières, qui est en péril. Il est menacé par la combinaison convergente d’idéologies qui, prônant l’exclusion, s’emploient à revenir à une société d’ordres où l’individu verrait son destin scellé à raison de sa naissance ou de ses origines. Les francs-maçons du Grand Orient de France sont des humanistes. Il y a parmi eux des croyants et des non-croyants. Mais tous se retrouvent autour d’une même idée force : c’est aux hommes qu’il revient de déterminer leur destin individuel et collectif. Le croyant, dans sa démarche individuelle, peut bien s’en remettre à une vérité « révélée », il lui faut consentir à ce que celle-ci ne saurait s’imposer à l’ensemble du corps social. La séparation du spirituel et du temporel est la pierre de touche de notre humanisme. Cette liberté précieuse, on le sait, a été chèrement conquise. Elle est aujourd’hui à nouveau vulnérable, et contestée."

Ne cherchez pas, il ne parlera pas de l'islam…

"Les questions religieuses reviennent en force dans le débat public, la pression cléricale retrouve une vigueur que l’on pouvait croire épuisée, le doute s’installe sur la légitimité de notre modèle républicain. Depuis le 7 janvier 2015, dans notre propre pays, ce sont près de 250 personnes qui ont été tuées au nom de Dieu. Nous n’avions pas connu de massacres de masse au nom de la religion depuis la Saint-Barthélemy, ni d’assassinat collectif au nom d’un paganisme raciste depuis Oradour-sur-Glane."

Les massacres de la Terreur révolutionnaire, héritée de l'humanisme maçonnique des Lumières, sont là encore bien oubliées…

"Il nous faut désormais reprendre les combats, comme l’ont fait avant nous des francs-maçons célèbres, mais aussi anonymes, illustres, mais aussi méconnus. Nombreux sont ces frères et soeurs qui ont payé de leur vie leur engagement pour défendre notre liberté de conscience et même notre liberté tout court. A leur exemple, il nous faut, à notre tour, mener la guerre des idées. Pour la liberté contre l’aliénation et l’oppression, pour l’égalité contre les postulats différentialistes, pour la fraternité contre l’intolérance et le fanatisme. […]"

Le relativisme est devenu un dogme :

"Le choix de l’a-dogmatisme que nous avons retenu nous permet parallèlement de ne mettre aucune borne à cette réflexion individuelle et collective. Il n’y a au Grand Orient ni tabou, ni interdit car les francs-maçons sont d’abord des esprits libres."

Oui enfin… sauf si le franc-maçon vote FN par exemple. Il est alors exclu d'office…

La franc-maçonnerie part donc en guerre contre l'identité, en fustigeant "l'essentialisme". Bienvenue donc à l'idéologie du gender et au métissage :

"D’autant que, de toute part, ses adversaires lancent l’offensive. Ils sont, au choix, les différentialistes, les ethnicistes, les racialistes, les tenants du relativisme culturel. Ils essentialisent sans cesse. Ils pratiquent l’assignation identitaire à tel point que « l’identité » est leur mot fétiche. Il y a, bien sûr, parmi eux, les légions d’une extrême droite qui a toujours récusé l’universalisme car, pour elle, il y a des races, des ethnies, des couleurs de peau qui justifient une irréductible différence entre les êtres humains. C’est à partir de ces thèses que, dans les années 1940, en France, il y avait des wagons de métro et des squares réservés aux Juifs, qu’il y avait aux Etats-Unis d’Amérique ou en Afrique du sud, dans les années 1960 et au-delà, des autobus et des toilettes publiques interdits aux Noirs. C’est cette même idéologie, désormais revendiquée par des fractions de la gauche et de l’extrême gauche, aimantées par les « Indigènes de la République », qui prétend justifier en France aujourd’hui la convocation à des « camps décoloniaux racisés » et, avec la caution, toute honte bue, d’universitaires et d’intellectuels, la tenue de colloques interdits aux Blancs ! Cela a lieu en France aujourd’hui. Contre ces nouveaux ennemis de la République universelle, celle que nous nous efforçons de bâtir depuis trois siècles, une mobilisation énergique et combative est une ardente obligation. Républicains universalistes, il nous faut sans relâche, comme l’ont fait nos ancêtres francs-maçons au siècle des Lumières, continuer d’abattre les murs que l’on dresse entre les êtres humains. C’est la tâche urgente, prioritaire, centrale, à laquelle nous devons nous consacrer : faire vivre ou revivre l’universalisme. […]"

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