Les gendarmes de Moselle viennent d’être rattrapés par la patrouille de la libre-pensée

Suite à la participation de gendarmes en tenue dans l'église locale pour fêter Sainte Genevièvre, leur sainte patronne, la fédération locale de la libre pensée, groupuscule laïcard qui ne représente que quelques individus en manque de reconnaissance, le chargé de communication de la gendarmerie leur a déjà répondu :

"Cette journée de cohésion et de rassemblement, réunissant actifs, réservistes, retraités et familles, constitue un marqueur fort de notre identité et de notre ancrage territorial puisqu’on y invite aussi les acteurs locaux. La dimension religieuse, conduite par un aumônier militaire, y tient une part minime et les gendarmes sont libres de ne pas y participer"

Georges Michel, colonel à la retraite, commente ce nouvel épisode du laïcisme haineux pour Boulevard Voltaire :

"Les gendarmes de Moselle viennent d’être rattrapés par la patrouille de la libre-pensée, qui n’en rate décidément pas une. Les adeptes de la libre-pensée, vous connaissez ? On en a mille fois parlé dans ces colonnes et leur heure de gloire remonte à pas très loin, avec la déportation de la désormais célèbre statue de Jean-Paul II à Ploërmel, en Bretagne. Leur importance numérique est inversement proportionnelle à leur visibilité médiatique. Mais ça, c’est une spécificité bien française d’un certain monde associatif, souvent subventionné (…)

Le 3 décembre 2017, la compagnie de gendarmerie départementale de Boulay-Moselle célébrait Sainte-Geneviève dans l’église de Carling. Une tradition qui remonte à 1963 lorsque le pape Jean XXIII donna à notre maréchaussée la sainte parisienne comme patronne protectrice. Le Républicain lorrain avait, à l’époque, rapporté l’événement avec une photo montrant les gendarmes en uniforme dans l’église. Trois mois après, la fédération de Moselle de la libre-pensée se réveille. Entre-temps, il y a eu les fêtes de Noël, de la Saint-Sylvestre, la Chandeleur, vous comprenez… Bref, même avec du retard, le crime étant imprescriptible, ladite fédération a saisi le préfet, qui n’a sans doute que cela à faire. Ouvrez le ban. « Cet acte constitue une rupture de neutralité qui s’impose aux personnels de l’État. C’est une invitation à reconnaître un culte. » Et d’enjoindre le préfet de faire son boulot, quoi, en donnant « des instructions tendant à rappeler les obligations de neutralité, sans préjudice naturellement de chacun de militaires de pratiquer le culte de son choix en dehors des heures de service ou dans le cadre des aumôneries militaires ». Fermez le ban.

Ces pauvres libres-penseurs ne sont pas au bout de leur peine. En effet, cette tradition est largement répandue à travers nos territoires. Ce qu’a fait la compagnie de Boulay-Moselle, de nombreuses autres compagnies le font aussi. Rappelons qu’il y a une compagnie par arrondissement, soit plus de trois cents en France… Bien souvent, à ces « Sainte-Geneviève », le sous-préfet, les élus de tous bords, parlementaires comme édiles municipaux, départementaux et régionaux, les représentants des différentes polices, les pompiers – qui fêtent Sainte-Barbe ! – sont présents aux tout premiers bancs de l’église (…)

Va-t-on, à cause de quelques grincheux étriqués, demander aux gendarmes de venir en civil lors des prochaines Sainte-Geneviève ? Dieu nous en préserve…"

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