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Europe : le référendum / Europe : politique / Pays : Angleterre

Les eurocrates fanatiques n’hésiteront pas à employer tous les moyens pour châtier le peuple britannique

Tribune de Bernard Antony à propos du Brexit :

"Qui ne le voit, à peine l’électorat du Royaume-Uni s’est-il très majoritairement, démocratiquement prononcé pour un retour à sa souveraineté, que tout est mis en œuvre à Bruxelles et à Francfort, à Berlin et à Paris pour le châtier. Avec toutes les grosses ficelles de la désinformation médiatique.

On s’y emploie à susciter toutes les embûches possibles pour empêcher une paisible transition. Il faut en effet terroriser les autres peuples qui veulent aussi se libérer du carcan euro-fédéraliste. C’est d’ailleurs une fréquente caractéristique de l’histoire contemporaine que la répression par les édifices super-étatiques dits fédéraux des nations constitutives voulant retrouver leur liberté et leur souveraineté.

Le fédéralisme invoqué n’est nullement celui permettant au sein d’une nation les décentralisations souhaitables. Il est l’idéologie de soumission des peuples et de leurs États dans un plus vaste ensemble coercitif et, comme aujourd’hui l’Union Européenne, souvent de plus en plus totalitaire.

Car il s’agit non pas de répondre au bien commun des peuples mais de progresser coûte que coûte dans la réalisation de l’utopie constructiviste d’une république universelle rêvée par les sectes socialistes et autres.

Les dirigeants et fonctionnaires de l’Union Européenne, fanatiquement bruxello-centralisateurs, toujours plus avides d’imposer le carcan fédéral eurocratique, sont dans les mêmes perspectives idéologiques que les Jacobins de la Convention en 1793 menant la Terreur contre toutes les populations, vendéennes et autres, voulant préserver leurs libertés et leurs traditions. Il en fut de même au temps de l’Union Soviétique et l’État fédéral russe aujourd’hui n’est pas moins centralisateur. Il en était de même avec l’État fédéral yougoslave si soutenu par les eurocrates, Jacques Delors en tête.

Il y a bien longtemps, à Rome, Caton le censeur ne cessait de réclamer : « Il faut que Carthage soit détruite ! ». Aujourd’hui, les eurocrates fanatiques n’hésiteront pas à employer tous les moyens pour châtier l’orgueilleux peuple britannique. Il faut donc pour eux que la Grande-Bretagne libre soit détruite. Mais c’est une chose que de le souhaiter, une autre que d’y arriver. " 

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10 commentaires

  1. Non, il faut arrêter avec les eurocrates diaboliques. il n’y aura pas châtiment. L’Allemagne n’y est pas favorable et puis c’est tout. Juncker peut faire ce qu’il veut, il ne peut pas forcer la main à Londres car clairement, il n’y aura pas non plus Brexit (cf. excellente tribune de Gideon Rachman dans le FT de ce matin): les Britanniques vont négocier ; quand ils verront qu’il n’y aura pas d’association à leur avantage, ils interrogeront le peuple qui, surprise, préférera rester dès lors qu’il deviendra très concret qu’il y perd. C’est une évidence que l’UE, malgré toutes ses monstruosités, est nécessaire économiquement au UK. S’il perd l’accès au Marché commun il est mort et se désintègrera par sécession légale de ses périphéries europhiles et surtout, à juste titre, anglophobes.
    Cameron a mis dans la main de Johnson une grenade que Johnson ne pourra pas dégoupiller, du moins pas avant que Cameron lui cède la place ce qui n’arrivera pas avant la fin de l’été, ce qui laisse du temps pour se rendre compte que c’est un suicide économique et la porte ouverte au retour au Moyen-Âge anglais, sans l’Ecosse (et une partie de son gaz et de son pétrole), sans l’Irlande.
    La solution passe par l’octroi à Londres de garanties sur l’immigration, garanties qui suffiraient d’ailleurs à rendre acceptables à d’autres peuples, dont le nôtre, le maintien dans une UE qui comprendrait enfin qu’il faut un minimum de protection contre les convictions pour partie irraisonnées que la souveraineté étriquée est la solution pour régler les problèmes monstrueux auxquels nous devons faire face.

  2. Le Royaume-Uni a voté le Brexit mais il est de plus en plus évident que ses dirigeants n’oseront pas le mettre en place.

  3. Seule la finance doit régner en maître.

  4. “Delenda est Carthago”… et Carthage, aujourd’hui, c’est l’UE ! Si nous voulons vivre libres et souverains, il nous faudra donc détruire Carthage…
    Retrouvons la force et la volonté des anciens Romains !

  5. Bon, l’Etat fédéral yougoslave avait un grand défaut, d’être communiste et de persécuter les chrétiens comme le pasteur Wurmbrand mais sa disparition a été loin d’amener la paix. De même l’éclatement de l’empire austro-hongrois décidé à Versailles n’a pas eu que des avantages pour l’Europe centrale. Le problème n’est certes pas le fédéralisme en soi.

  6. A noter que lorsqu’on parle des eurocrates, il s’agit essentiellement des Allemands, les seuls à profiter de l’U.E..
    D’ailleurs que nous dit Juppé ? “Qu’au parlement européen la France n’a plus de voix… Ça se décide entre députés allemands de droite et de gauche….”
    https://www.youtube.com/watch?v=SK0rWyFS2hs
    Bref, les politiciens français n’existent plus. Ils ne sont que des fantômes d’une France s’évanouissant. Même Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education Nationale, ne connait pas les couleurs du drapeau français ! Certes, il est vrai que nous sommes dans le temps de l’inversion, “mais quand même” nous dirait Valls.
    http://www.nouvelordremondial.cc/2016/06/27/najat-vallaud-belkacem-ne-connait-pas-les-couleurs-du-drapeau-francais/
    Il nous reste Flamby qui n’a plus qu’à chanter que “l’effondrement c’est maintenant” :
    https://www.youtube.com/watch?v=u7hwbJdBUVQ

  7. Je trouve ces British de plus en plus sympas. Je n’aurais jamais pensé dire cela un jour.

  8. Dites , les Godons , depuis qu ils n ont plus l anneau de Jeanne ( notre précieux…anneau) , cela va de mal en pis pour eux . On aurait presque un peu de compassion pour eux . Il est vrai qu ils vont croqué car ce sont les premiers mais n oublions pas qu ils peuvent commercer à travers leur Commonwealth ! Il se peut meme que d autres pays suivent comme l Autriche et d autres pays d Europe et de ce principes les pays restants auront des circuits commerciaux de moins en moins étendus et à moyens termes , ce seront ceux qui ont quitté , de plus en plus nombreux , qui pourront imposer leurs règles commerciales. Un juste retour des choses avec effet d avalanche.

  9. 1- Les anglais ne sont pas contre l’Europe, il y a longtemps qu’ils l’auraient quitté sinon.
    2- L’union fait la force et l’Europe unie/coordonnée est nécessaire. La question est de savoir s’il vaut mieux réformer le machin dictatorial actuel de l’intérieur (groupe de Wiesegrad), ou bien de refaire une union économique digne de ce nom de l’extérieur entre actuels et futurs Exités. Rien n’empêche un mix des 2 d’ailleurs.
    3- Ce n’est pas tant la “sortie” que la désobéissance à leurs oukases qui fait sortir de leurs gonds les oligarques à la Juncker. Voyez la Hongrie.
    4- L’oligarchie actuelle fera tout pour nous faire peur et si possible nous faire mal. Cela n’empêche pas d’avoir une mémoire électorale et de consciencieusement écarter ses représentants à chaque scrutin. Soyons d’abord efficaces.
    5- Du sang-froid et de la constance, et basta les bla bla. Force doit rester à la démocratie. On aura mal s’il le faut (à supposer que cela arrive), ce sera toujours moins pire que ce que ce qu’on nous impose à très brève échéance.

  10. “Il en était de même avec l’État fédéral yougoslave si soutenu par les eurocrates, Jacques Delors en tête.”
    C’est faux: la Slovénie et la Croatie ayant proclamé leur indépendance ont été rapidement reconnues par la CEE, avec l’Allemagne et l’Autriche au premier rang.
    Bernard Anthony a choisi de soutenir dans les années 1990 les nationalistes croates, qui ont participé à l’effondrement de la Yougoslavie, et qui se réclamaient pour beaucoup des Oustachis (fascistes croates alliés aux nazis pendant la Seconde guerre mondiale, qui exterminaient les Serbes, Juifs et Tsiganes). C’est son droit.
    Mais plus de vingt ans plus tard, après les guerres civiles et la destruction du fragile équilibre balkanique qui prévalait, on est aussi en droit de se demander si une telle attitude guerrière n’était pas criminelle.
    La Yougoslavie était-elle condamnée d’avance à exploser ? Peut-être. Mais il est intéressant de comparer les deux périodes yougoslaves: celle sous l’égide de la monarchie serbe, entre 1918 et 1941, et celle sous le communisme, de 1945 à 1991.
    L’objectif de la première était de constituer un ensemble de nations autour d’une Serbie prépondérante. Comme De Gaulle le souhaitait avec la CEE naissante, autour de la France et de l’Allemagne (avec avantage pour Paris). Ce n’était pas parfait, mais a permis une certaine stabilité entre les différentes nations yougoslaves, qui avaient choisi de vivre ensemble avec l’idée nationaliste du XIXe siècle.
    La période communiste a démantelé la Serbie, et a remplacé son rôle fédérateur par l’idéologie titiste, ce qui a nourrit les rancœurs nationalistes.
    Quant au très estimé pasteur Richard Wurmbrand, cher Bernard Mitjavile, il a été persécuté en Roumanie, et non en Yougoslavie. Même si les prisons yougoslaves n’avaient rien à envier à celles du régime de Bucarest.

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