Les études “bidon” sur les effets de l’homoparentalité

En réponse à un lecteur sur les différentes études sociologiques, selon lesquels les effets de l'homoparentalité sur les enfants ne seraient pas différents que pour des enfants élevés par un père et une mère, Béatrice Bourges répond :

B "Charlotte Patterson [est] un exemple intéressant d’ « expert scientifique » fréquemment cité alors que ses études sont très officiellement contestées. Ainsi, lors d’un procès en Floride, ses propres avocats lui demandent une copie de la documentation sur laquelle elle a fondé ses études, la soupçonnant d’avoir employé ses amis dans leur élaboration. Elle refuse. Les juges réitèrent leur demande, qu’à nouveau elle récuse. Depuis, pour défaut de validité et de résultats discutables, la Cour de Floride ne considère plus ces études comme valables. Pourtant, elles sont considérées […] comme la référence irrécusable et inattaquable sur ce sujet.

On pourrait également citer Scott Ryan qui, lui-même, reconnaît le caractère biaisé de son enquête :

«Les homosexuels ayant adopté des enfants ne sont pas répertoriés aux Etats-Unis. J’ai donc passé des annonces dans les journaux, visité les associations gays ou lesbiennes, fait fonctionner le bouche à oreille. Dans ce contexte, mon échantillonnage n’est sûrement pas représentatif».

Quant à l’étude de Stéphane Nadaud, elle compare les enfants de pères homosexuels avec ceux de pères hétérosexuels divorcés, appelés « pères non-gays » et choisis dans des clubs de rencontre, « preuve implicite de leur hétérosexualité », selon les mots de l’auteur. En revanche, pas une seule étude ne fait la comparaison entre ces enfants et ceux élevés par un père et une mère ni divorcés ni séparés. Les éléments ainsi réunis ne permettent pas de faire des comparaisons objectives entre des enfants élevés par des « couples » de même sexe et ceux élevés par des couples hétérosexuels. Il reconnaît lui-même d’ailleurs que « l’échantillon est trop faible ». Et pourtant, Stéphane Nadaud est considéré lui aussi comme LA référence en matière d’homoparentalité.

Lors d’une intervention au Sénat, la sociologue Sylvie Cadolle, spécialiste des familles recomposées, confirme d’ailleurs que personne ne peut, aujourd’hui, se prononcer sur les effets ressentis par un enfant élevé par des « parents » homosexuels. Elle met également l’accent sur le caractère biaisé des études revendiquées par les militants gays :

"S'agissant de l'homoparentalité, la sociologie est bien incapable de répondre aujourd'hui à la question du bien-être des enfants éduqués par un couple du même sexe. Il n'existe pas en France d'étude sur un échantillon représentatif, car nous ne savons même pas combien de «couples» homosexuels élèvent des enfants et nous ne disposons pas d'études longitudinales d'une cohorte sur plusieurs générations. Les estimations en provenance des associations de militants ne font pas la différence entre des situations qui, à mon sens, n'ont rien à voir". […]

Quant à Jean.jpgerre Winter, psychanalyste bien connu qui s’est longuement et abondamment penché sur ce sujet, voici ce qu’il dit :

"On manque de recul. Il faudrait trois ou quatre générations pour savoir ce que devient un enfant élevé par un couple d'homoparents. Un enfant peut aller très bien, et tout peut se dégrader à 18, 40 ou 60 ans"."

Or, on ne fait pas d'expérience sur des enfants. Par ailleurs, concernant les projets de loi, celui sur le statut du beau-parent sera discuté en principe dans le courant du premier trimestre 2009 au Parlement. Le collectif pour l’enfant a été officiellement consulté.

Michel Janva

Une réflexion au sujet de « Les études “bidon” sur les effets de l’homoparentalité »

Laisser un commentaire