Les élèves de Pavillons-sous-Bois privés de gymnase au profit des immigrés

Philippe Dallier, sénateur de Seine-Saint-Denis (LR) et maire des Pavillons-sous-Bois écrit :

D"Monsieur le Préfet de la Seine-Saint-Denis vient de prendre, pour un mois, un arrêté de réquisition du gymnase se situant dans l’enceinte du stade Léo Lagrange aux Pavillons-sous-Bois afin d’y organiser un centre d’accueil et d’hébergement temporaire pour migrants. Ainsi, dès demain, les 2.000 adhérents des clubs sportifs de la commune, les centres de loisirs et dans quinze jours, les 2.000 élèves et collégiens utilisant ces installations en seront privés jusqu’au 18 septembre. Dans le département le plus jeune de France qui est aussi celui qui compte le moins d’installations sportives, à l’heure où l’on se gargarise, matin midi et soir, de la probable organisation des jeux olympiques de 2024, voilà où en est la cinquième puissance économique du monde.

Arguant de l’urgence de la situation, le Préfet utilise les pouvoirs que lui donne la loi en son article L2215-1 du code général des collectivités territorial qui stipule :

« En cas d'urgence, lorsque l'atteinte constatée ou prévisible au bon ordre, à la salubrité, à la tranquillité et à la sécurité publiques l'exige et que les moyens dont dispose le préfet ne permettent plus de poursuivre les objectifs pour lesquels il détient des pouvoirs de police, celui-ci peut, par arrêté motivé, pour toutes les communes du département ou plusieurs ou une seule d'entre elles, réquisitionner tout bien ou service, requérir toute personne nécessaire au fonctionnement de ce service ou à l'usage de ce bien et prescrire toute mesure utile jusqu'à ce que l'atteinte à l'ordre public ait pris fin ou que les conditions de son maintien soient assurées. »

Mais pour autant, qui est responsable, au mépris du droit, de l’urgence d’une telle situation ? La crise migratoire a-t-elle débuté la semaine dernière ? Voilà plus de trois ans que nous y sommes confrontés même si la France a plutôt, jusque là, été épargnée comparativement à certains de ses voisins européens. Qu’a fait l’État depuis lors pour se préparer à accueillir dignement et humainement ces migrants dont il était certain que le nombre allait considérablement augmenter ? Pas grand chose.

[…] La ville des Pavillons-sous-Bois déposera un recours devant le tribunal administratif contre cet arrêté de réquisition."

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