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France : Politique en France / France : Société

Les deux moteurs idéologiques de la droitisation

Gaël Brustier, docteur en sciences politiques et membre du Parti socialiste, auteur de Voyage au bout de la droite, de La Guerre culturelle aura bien lieu et Le Mai 68 conservateur, déclare au Figarovox :

"Que ce soit à l'UDI, à l'UMP ou au FN, le conservatisme nouveau est en dynamique. Tous les candidats à la présidence de l'UDI ou de l'UMP ont dû composer avec, à des degrés divers. Certains ont marqué le refus d'emboiter le pas à ce mouvement, mais d'autres, à l'instar de Nicolas Sarkozy, ont clairement marqué leur soutien aux thèses conservatrices. D'autres enfin, ont essayé de capter la puissance diffuse de ce mouvement: Jean-Christophe Fromantin ou Hervé Mariton. La question de l'abrogation de la loi Taubira n'est qu'une des facettes de cette montée du conservatisme, qui s'attache à répondre à tous les aspects de la vie sociale. […]

Il faut distinguer deux moteurs idéologiques de la «droitisation»: le national-populisme et le conservatisme nouveau, que nous voyons se lever. Ce dernier est l'objet de l'attention du Front national, qui n'était guère préparé à devoir y répondre. Les cortèges de La Manif pour tous, ce n'est pas le Front national. Les droites radicales européennes sont tiraillées aujourd'hui, pour schématiser, entre deux idéaux-types, une ligne Wilders et une ligne incarnée en France, au sein du FN, par Marion Maréchal Le Pen. La première s'efforce de séduire des électorats jusqu'ici réticents à l'égard des droites radicales, comme les gays ou les femmes, en pointant les dangers supposés liés à l'immigration extra-européenne ou à la présence de l'islam en Europe. La seconde est une ligne plus classiquement conservatrice. Il s'agit d'idéaux-types, car, en Europe, du FPÖ à l'UDC de Blocher et Freysinger, en passant par tous les autres mouvements de la droite radicale européenne, on distingue une large palette de nuances dans l'intégration de ce regain du conservatisme… C'est davantage le FN qui cherche à séduire ce vivier, que la droite qui peut parvenir à séduire le gros de l'électorat FN à partir de cette ligne."

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8 commentaires

  1. On notera le peu de sérieux de brustier par cette phrase , elle suffit ! :
    “mais d’autres, à l’instar de Nicolas Sarkozy, ont clairement marqué leur soutien aux thèses conservatrices”
    Comment faire prendre des vessies pour des lanternes! quel commentateur “sérieux” de notre vie politique pourrait il lancer des balivernes pareilles sans provoquer un immense éclat de rire de la part de tous ceux, nombreux, qui depuis 2007 au moins, savent à quoi s’en tenir du “conservatisme” à la sauce Sarkozy.

  2. Comment essayer de faire entrer le Printemps dans des cases toutes faites…

  3. Encore un âne pédant venant pontifier et mettre les gens dans des petites boites auxquelles il donne un nom pour mieux les réduire.
    Membre du PS de surcroit…

  4. Tout à fait d’accord avec le commentaire précédent. Le Salon beige est un excellent blog mais il donne trop de place et de crédit à ce types de thèses concernant la droitisation. Seule le base se droitise, le reste n’est qu’opportunisme et postures de circonstances. Je ne fais aucune confiance ni à Mariton ni à Marine Le Pen… alors à Sarkozy ! Aux prochaine présidentielles je vais m’abstenir de participer à la mascadre des éléctions.
    [C’est bien ce que l’on dit : la base se droitise et de plus en plus, les “élites” sont tenues d’en prendre compte. Avec opportunisme et fourberie, certes, et c’est pourquoi la pression de la base doit s’intensifier. MJ]

  5. “Nicolas Sarkozy [a] clairement marqué leur soutien aux thèses conservatrices”, c’est de la communication : Nicolas Sarkozy est un social-démocrate, comme NKM, Juppé, Fillon, Pecresse, Bertrand, Le Maire…
    “D’autres enfin, ont essayé de capter la puissance diffuse de ce mouvement: Jean-Christophe Fromantin ou Hervé Mariton” : ils ont toujours été conservateurs, cf le travail brillant de Mariton à la commission des finances y compris sous Sarkozy que cela faisait hurler. Mariton s’efforce même de gauchiser son image.
    La base UMP se droitise mais vote toujours centre gauche : rien ne change (Mariton : 6%).

  6. “Entre deux maux, il faut choisir le moindre.” L’abstention, est une stupidité. Ce sont les abstentionistes qui nous ont valu Hollande, élu avec 37% des voix.

  7. Quel baratin, Mon Dieu quel baratin !!…

  8. é”Entre deux maux, il faut choisir le moindre.” L’abstention, est une stupidité. Ce sont les abstentionistes qui nous ont valu Hollande, élu avec 37% des voix.”
    J’espère que vous ne préfériez pas Sarkozy ??? Au second tour, il ne restait plus de candidats corrects: ne restait donc plus que l’abstention ou le vote blanc !!
    En revanche, au premier tour, voter est un devoir, déjà pour un patriote!! mais un devoir de voter pour un candidat au moins “correct”, pour éviter les “pourris”. Sinon s’abstenir c’est laisser les pourris en place “qui ne dit mot consent”, c’est donc leur donner une part de vote…

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