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Pays : International

Les catholiques espagnols découvrent les “tradismatiques”

L'article est en espagnol : Capture d’écran 2017-01-25 à 18.16.23«Tradismatiques», la combinaison surprenante de forces catholiques qui inquiète la laïcité française… Tout un programme. On y retrouve La Manif pour Tous, Mgr Rey, la Communauté de l'Emmanuel, les Missionnaires de la Miséricorde divine, Marion Maréchal Le Pen, … à faire pâlir un abonné à La Vie !

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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2 commentaires

  1. Curieux de rapprocher la Communauté de l’Emmanuel et la Tradition!
    Un des importateurs de l’Emmanuel en France était Mgr Albert Marie de Monléon, évêque de Meaux, qui déteste la Tradition. J’ai donné pour oser le dire.

  2. « Tradismatiques » : la surprenante conjonction de forces catholiques qui inquiète le laïcisme français
    Elle a encore eu lieu. La Marche pour la Vie de dimanche dernier, dans les rues de Paris, a fait sortir dans la rue des centaines de milliers de personnes, comme aux meilleurs moments de La Manif pour Tous, le mouvement citoyen en faveur de la famille et opposé à la reconnaissance en tant que mariage de l’union entre les personnes de même sexe.
    Entre les organisateurs et les animateurs de la manifestation ont figuré de nouveaux groupes de jeunes catholiques, dont la vigueur, soutenue par quelques évêques (Dominique Rey, de Toulon, Marc Aillet, de Bayonne, entre autres), a rendu possible ce qui paraissait impossible : le réveil dans la rue du catholicisme français, mourant pendant des décennies.
    Un phénomène surprenant : la conjonction de deux forces en principe irréconciliables, mais dont la coïncidence dans les tranchées a été en fin de compte fructueuse pour le succès de ces iniciatives de résistance à la déchristianisation : les traditionalistes et les charismatiques.
    A tel point, qu’un analyste politique de gauche utilisait récemment pour cette alliance le nom de « tradismatiques », et la plaçait rien de moins qu’« à l’assaut du pouvoir ».
    La gauche observe, attentive
    Gaël Brustier, politologue de 38 ans, est l’auteur de plusieurs livres sur la droite française, entre autres un qui explique La Manif pour Tous comme le Mai 68 des conservateurs. Il a pris part à des initiatives de la gauche modérée, comme celles articulées autour de celui qui a été plusieurs fois ministre, Jean-Pierre Chevènement, et il a été militant du Parti Socialiste Français entre 2006 et 2013, et a conseillé par la suite plusieurs hommes politiques socialistes dans leurs campagnes.
    A l’heure actuelle, il est membre de l’Observatoire des Radicalités Politiques de la Fondation Jean Jaurès, nommé ainsi en hommage à l’homme politique français converti en icône de la gauche radicale à cause de son assassinat en 1914.
    C’est justement pour cet Observatoire que Brustier a publié un article intitulé Les Tradismatiques à l’assaut du pouvoir ». Ce sont des groupes « qui partagent un même état d’esprit », affirme-t-il, « qui s’est concrétisé vers le tournant de l’an 2000 et a déferlé dans les rues à l’occasion de La Manif pour Tous. Cette génération de catholiques croît en puissance avec la force de ceux qui ne doutent pas ou doutent très peu ».
    « Un état d’esprit »
    Et pourquoi ce nom ? « Tradismatiques ? Traditionalistes et charismatiques, c’est-à-dire, issus des deux traditions qui, dans l’histoire récente de l’Église catholique, s’entendent comme chien et chat… [J’explique?] donc ici comment ce qui aurait pu surprendre il y a quelques années, n’a maintenant rien de surprenant, vu depuis le monde catholique ».
    Les tradismatiques constituent « un état d’esprit qui paraît s’emparer de segments toujours plus grands de la jeunesse catholique ». Gaël considère que cet état d’esprit ne tombe pas dans la « politique d’abord », (la consigne, tant de fois mal interprétée, de l’Action Française et de son fondateur, Charles Maurras [1868-1952]), mais que les tradismatiques ont hérité des traditionalistes « un vif intérêt pour la politique », et des charismatiques « une sûreté qui leur permet de s’approcher des autres avec assez de facilité ».
    Brustier prend un exemple paradigmatique : les Missionnaires de la Divine Miséricorde, qui vivent la spiritualité de Sainte Faustine Kowalska. Leur supérieur est le père Fabrice Loiseau, auparavant lié à la Fraternité Saint Pie X, fondée en 1970 par l’archevêque Marcel Levebvre (1905-1991). Les Missionnaires de la Divine Miséricorde vivent le tradismatisme, affirme Gaël, avec « un réel enthousiasme », « à la fois traditionaliste et charismatique ».
    Le père Loiseau, à droite du prêtre en ornements liturgiques, avec les autres membres de sa congrégation.
    Leurs prêtres disent la messe selon le rite traditionnel et leurs membres sont de jeunes religieux en soutane blanche, qui sortent sans cesse dans la rue pour évangéliser, dans un style caractéristique des groupes charismatiques. De dizaines de jeunes se rendent à leurs camps d’été.
    Dominique Rey, le nom clé
    Ils sont installés à Toulon, autre « mot clé ». Parce que l’évêque de Fréjus-Toulon, Dominique Rey, est le grand déclencheur de cette confluence.
    « Ce diocèse a été le laboratoire de reconfiguration des mondes catholiques distincts en France, et le changement d’aiguille [l’aiguillon] pour préparer La Manif pour Tous à la fin de l’été 2012, après avoir préparé intellectuellement les catholiques pour un retour en force sur la scène politique », affirme Brustier dans une vision plutôt séculière.
    Le révulsif introduit par monseigneur Rey l’est toutefois aussi jusqu’au sein de l’Église, parce qu’il a revivifié son diocèse en très peu de temps, attirant à lui toutes les communautés dans un élan apostolique, de quelque qu’elles soient (« sans subtilité intellectuelle », note-t-il), et entre celles-ci les traditionalistes et les charismatiques.
    Monseigneur Rey, rappelle Gaël, n’est pas traditionaliste, mais charismatique. Il vient de la Communauté de l’Emmanuel. Mais comme « intellectuel, missionnaire et organisateur, et aussi politique, il a senti et compris, probablement mieux que personne dans l’épiscopat français, ce que supposait de force et de pouvoir un esprit diffus et étendu : l’esprit tradismatique ».
    La Manif pour Tous a été la pierre de touche de l’efficacité politique de cette conjonction : « C’est un mouvement animé et organisé par de nombreux jeunes cadres, mais qui, dans la masse d’une société plus âgée, s’est attiré la sympathie d’une France vieillie et éloignée des préoccupations tradismatiques ».
    L’avenir politique des catholiques français
    Gaël cite deux autres noms reliés à son sujet.
    Le premier, François Fillon : « C’est surtout vers lui que se dirigent les espérances des tradismatiques », dit-il, signalant le poids qu’ils ont pu avoir dans sa victoire contre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy pour se convertir en candidat présidentiel de la droite française.
    Et le deuxième, Marion Maréchal-Le Pen, la jeune nièce de la leader du Front National, avec sa personnalité propre à l’intérieur du parti. Elle a été dans un établissement traditionaliste, et maintenant Brustier la situe à mi-chemin entre le traditinalisme et le néo-pentecôtisme : un « traditionalisme sécularisé ».
    Marion Maréchal-Le Pen est la nièce de Marine Le Pen et représente, au Front National, une ligne distincte de celle de sa tante. Marion milite davantage, par exemple, contre l’avortement.
    En elle sont données « toutes les clés, y compris la clé générationnelle, pour comprendre la génération des jeunes croyants d’aujourd’hui ». Monseigneur Rey « ne s’est pas trompé » en l’invitant en 2015 à intervenir au cours d’une université d’été.
    Brustier conclut son analyse avec une prévision du futur : « Dans l’ère 2.0, marquée par cette forme de foi très individualiste qu’est le néo-pentecôtisme, et par cette forme théologico-politique qu’est le traditionalisme catholique, le ‘tradismatisme’ se trouve merveilleusement adapté à la situation politique et sociale de la la France d’aujourd’hui ».

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