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Pro-vie

Les boîtes à bébés, une chance pour l’enfant

De Gabrielle Cluzel sur Boulevard Voltaire :

"On connaissait les boîtes à chaussures, les boîtes à couture, les boîtes à idées, voici désormais les « boîtes à bébés ». De quoi s’agit-il ? De compartiments chauffés conçus comme des sas et
équipés d’une alarme : d’un côté, ils s’ouvrent pour que l’on y place
l’enfant, de l’autre, une sonnerie se déclenche (au bout d’une minute,
pour préserver l’anonymat du dépôt) afin que l’on vienne récupérer
celui-ci. Plusieurs pays, qui ne permettent pas comme la France l’accouchement
sous X, se sont équipés ces dernières années : la Belgique, la Suisse,
l’Allemagne ou encore le Japon.

Samedi 3 novembre, c’est le dépôt d’un petit garçon à Anvers qui a été rapporté par la presse. Indignation. Stupeur et tremblements. Dégueulasse d’abandonner ainsi
un nourrisson à la sauvette, comme on se débarrasse d’un paquet de linge
sale dans une benne du Secours catholique. Quelle déchéance ! Quelle
détresse ! En 2012 ! Et la mère, comme chaque fois, n’a rien laissé : ni lettre, ni
souvenir, ni prénom, aucun moyen — même infime — de remonter le fil de
ses origines.

Erreur. Au fond du caisson, avec le bébé nu comme un ver ou presque,
il y avait un sacré truc, drôlement précieux : cela s’appelle « une chance ». Pas de passé, certes, mais un avenir. Et comparé à 20 000 autres embryons belges du même millésime et dans
son genre, — embryons à problème, dont les parents se seraient bien
passés —, il est même carrément veinard, le destin de ses petits camarades ayant tourné court avant douze semaines, scellé dans l’univers aseptisé d’un service de gynécologie. No future.

Sans remonter jusqu’à Moïse, d’autres comme lui ont été abandonnés et
ne s’en sont pas sortis si mal. Par exemple d’Alembert, ou encore
Weygand. Prenez ce dernier, probablement fils adultérin de Charlotte de
Belgique. Une grossesse impossible à avouer, tombant on ne peut plus
mal, avec en sus une future mère zinzin : qui aurait parié un cachou sur
l’embryon Weygand ? Si les petites dames du planning familial avaient
existé à l’époque et croisé le chemin de Charlotte, sûr qu’elles
auraient charitablement préconisé une solution rapide et efficace.

Et il y a encore toute la foule des anonymes. Le petit garçon trouvé à Anvers s’appellera « De Kleine » (« Le Petit »), comme ceux qui l’ont précédé dans la boîte. Selon les généalogistes, les nourrissons recueillis autrefois en
France par les communautés religieuses — boîtes à bébés d’alors —,
prenaient le nom d’un saint (comme Martin), ou encore du lieu où on les
avait trouvés (Dupont : sous un pont). Si c’est le cas, la prolifération
de Dupont, Martin, Nicolas et autres Olivier dans nos annuaires et sur
les monuments aux morts prouve pour le moins qu’ils ont fait souche et
contribué à écrire l’Histoire de notre pays…

Des bébés pas souhaités, pas gâtés, mal barrés, mais dont le seul
horizon n’était pas de gonfler les statistiques annuelles de l’IVG, et
qui ont été, sans doute pour bon nombre, une chance pour la France.
"

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6 commentaires

  1. et si on le confie a un vrai couple : un papa + une maman, ce sera merveilleux !

  2. Selon http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/un-nouvel-abandon-dans-la-boite-a-bebe-05-11-2012-2292405.php « en juin, comme le rapportait le quotidien britannique « The Guardian », les Nations unies ont tiré la sonnette d’alarme, estimant que cette pratique est contraire « aux droits de l’enfant », notamment dans la mesure où celui-ci perd toute chance de connaître un jour son identité. »
    Et dans le cas de la GPA, quelles sont les chances pour l’enfant de « connaître un jour son identité »?
    Quant aux enfants avortés, ils n’ont évidemment plus aucune chance de quoi que ce soit; mais ça n’émeut personne.

  3. Les noms de famille constitués d’un prénom ont pour origine le prénom de l’ancêtre, car dans certaines contrées rurales, seuls les prénoms dénommaient les habitants … ce jusqu’à assez tard au moyen âge.

  4. Sans remonter jusqu’à Moïse, sans Guillaume fils bâtard de Robert le Magnifique, l’histoire d’une bonne partie de l’Europe occidentale aurait été différente….

  5. Une chance pour la France : par exemple, le savant d’Alembert
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_le_Rond_d%27Alembert

  6. ce qui compte c’est de laisser en vie cet enfant , qu’elle le veuille ou non la maman qui abandonne ne souffrira pas de la meme façon que de se faire avortée , souffrance moral marquée au fer rouge , elles le vivent toutes très male et en parlent si peu , au moins là l’enfant fait 2 parents heureux , tout le monde s’y retrouve ;et la vie d’autrui n’est pas tuée, car ,seul Dieu décide de la vie ou de la mort.

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