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Culture de mort : Avortement

Les bébés auraient aimé s’exprimer sur #ShoutYourAbrtion

Le hashtag #ShoutYourAbortion, ou « Parlez haut et fort de votre avortement », a fait son apparition ce week-end aux États-Unis en réaction à un vote de la Chambre des représentants pour couper le budget du planning familial américain. Cette décision a été accompagnée du lancement d'une enquête sur l'organisation, suite au scandale révélé cet été sur la vente d'organes de fœtus. 

Les militantes pro-avortement veulent montrer qu'elles n'ont pas de regrets. Ou pour se convaincre qu'elles n'en ont pas…

Un blagueur américain a répondu :

« Je suis sûr que les bébés auraient aimé s'exprimer sur #ShoutYourAbortion, mais ils ont été assassinés et vendus en pièces ».

Et une autre :

« Envisagez plutôt l'adoption, s'il vous plaît. Il y a tellement de personnes qui ne peuvent pas avoir d'enfant… et qui en veulent un »

En France, le ministre de la Santé et du droit des Femmes Marisol Touraine a annoncé la tenue d’une conférence de presse le 28 septembre 2015 à l’occasion de la Journée mondiale pour le droit à l’avortement. Cette conférence participera au « lancement d’une campagne nationale de communication sur l’IVG et le droit des femmes à disposer librement de leur corps ».

Outre le remord des mères et la mort des enfants, il y a aussi la souffrance des pères. Gènéthique a publié une série de témoignages : « L'avortement n'épargne pas les hommes ». Extrait du dernier :

51iX0Qpu0XL._SX351_BO1,204,203,200_"Nous étions en famille en Italie. Des vagues se jetaient sur une digue d’enrochement interdite aux piétons. J’ai franchi cet interdit accompagné de mes enfants qui avaient alors entre 6 et 15 ans et je me suis aventuré sur quelques dizaines de mètres quand j’ai vu deux vagues arriver. Elles étaient beaucoup plus grosses que les autres. Ma petite dernière dans les bras, j’ai réalisé l’imminence du danger. Trop tard. La première vague est arrivée avec une force inouïe. Elle m’a arraché Fanny des bras. J’ai pensé qu’elle n’allait pas survivre, mais sa chute a été amortie par sa grande sœur, derrière moi. Elle hurlait, elle était donc bien vivante ! Nous étions tous couverts de bosses et coupures. Je venais de mettre ma famille en danger. Si quelque chose de plus grave était arrivé, comment aurais-je pu le vivre ? En même temps et de façon brutale, alors que je roulais dans ces vagues, je me suis rappelé qu’il y avait un autre enfant que je n’avais pas su protéger. 15 ans après l’IVG, je me suis revu devant la clinique de Montchoisi à Lausanne où ma femme a avorté. Je n’avais pas su dire non, et mon instinct de père en avait été profondément affecté.

Cet avortement, alors que ma copine avait 18 ans, n’était pas notre choix, mais celui de sa mère. Nous nous étions déclarés notre amour l’un à l’autre quelques mois auparavant. Nous avions un même désir d’enfants. Nous aspirions à fonder une grande famille.

Quand mon amie a appris qu’elle était enceinte, je gagnais chichement ma vie et elle n’avait pas terminé ses études. Sa mère, très émancipée, nous encourageait à avoir des relations sexuelles. Par contre, nous étions interdits de grossesse. Ce point était non négociable. Comme une sorte de nouvelle morale : « Faites l’amour, mais surtout pas d’enfants ». Nous, on s’aimait et on avait envie d’avoir des enfants. Mais quand la grossesse s’est annoncée, malgré la pilule, j’ai vu ma copine dépérir.

J’ai voulu prendre conseil auprès de ma propre mère qui m’a répondu que c’était une histoire de femme, et que je ferais mieux de ne pas m’en mêler. Pas facile à 20 ans d’être confronté à sa mère et à sa belle mère. Alors, en bon Suisse, je suis resté neutre. Pourtant, je n’étais pas d’accord avec cet avortement.

Lors d’une consultation avant l’IVG, un médecin a refusé que j’entre dans son cabinet. Il ne voyait pas la raison de ma présence, je n’ai pas su protester. Pour cause d’examens de mon amie, l’avortement a été reporté et a eu lieu très tardivement, à la 13e semaine de grossesse. Beaucoup trop tard ! Les médecins n’auraient jamais du le pratiquer ! L’acte a été mal fait et lors des naissances suivantes, nous avons du faire face à des complications majeures parce que le placenta ne se décollait pas. Les médecins ont clairement diagnostiqués des séquelles de l’avortement et ils nous l’ont reproché. Mais personne ne nous avait dit qu’il pouvait y avoir des conséquences ! […]"

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5 commentaires

  1. “le droit des femmes à disposer librement de leur corps”
    On ne répètera jamais assez que cette phrase est parfaitement respectable, à condition de s’en tenir exactement à ce qu’elle dit.
    Oui, une femme est libre de disposer de son corps, de donner son sang, un morceau de poumon, de foie, de la moelle osseuse, un rein …
    Mais le principe de précaution impose de s’assurer que les cellules dont elle envisage de se séparer sont bien “son corps”, donc ont en particulier exactement le même patrimoine génétique que les cellules qu’elle entend garder.
    Ce principe tout simple règle la question.

  2. cet enfant, cette famille qui manque tant lorsqu’on vieillit!

  3. A noter que les tweets marqués #shoutyourabortion sont en majorité pro vie (à vue de nez 60%-70%).
    #jdcjdr

  4. Cette manière de laisser faire sans rien dire est tout simplement un manque de virilité !
    L’efféminisation des garçons conduit aussi à ce genre de comportements…

  5. Merci pour cet extrait touchant.
    Il me rappelle les confidences reçues, il y a quelques années, d’un de mes élèves internes, entrant en terminale.
    Pendant l’été, ses parents et ceux de son amie ont obligé cette dernière à avorter.
    Ce garçon était effondré. Il n’avait pas voulu cet enfant, mais à l’annonce de la grossesse, l’avait accueilli dans son coeur et son esprit, prêt à tout pour l’accueillir de son mieux, à travailler tout de suite pour gagner sa vie, etc.
    Et la pression des parents a détruit tout ce à quoi il voulait consacrer sa vie.

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