L'enseignement diocésain demande une plus grande autonomie des établissements

L’enseignement catholique présente, mardi 24 janvier, à l’attention des candidats à l’élection présidentielle, un manifeste. Son secrétaire général, Éric de Labarre, répond à La Croix :

E"Aujourd’hui, avant de se mettre de nouveau à réformer, il faut restaurer une relation de confiance avec les professeurs. Cela passe par davantage de subsidiarité, par une plus grande autonomie des établissements, et non par la recherche systématique d’une uniformité, qui ne correspond pas aux réalités du terrain. […] Le chef d’établissement ne doit pas se contenter d’administrer le système, de gérer les carrières, les emplois du temps. Il est là pour animer les équipes éducatives. Lesquelles doivent jouir d’une plus grande liberté pédagogique. Il doit les aider à adapter leurs pratiques professionnelles au contexte culturel et social dans lequel elles interviennent. […]

Aborder la question de l’école par le biais des moyens ne me semble pas pertinent. La situation budgétaire est telle qu’il me semble impossible de rétablir ces 60 000 postes. Je pense même qu’on peut probablement continuer à en supprimer sans que la qualité de l’offre de formation s’en ressente. Mais cela suppose des adaptations."

5 réflexions au sujet de « L'enseignement diocésain demande une plus grande autonomie des établissements »

  1. C.B.

    “La situation budgétaire est telle qu’il me semble impossible de rétablir ces 60 000 postes. ”
    Tiens donc, je ne savais pas François Hollande si attaché à l’enseignement catholique. N’est-ce point lui qui affirme haut et fort qu’il faut rétablir 60 000 postes d’enseignants?

  2. Tchekfou

    “Il doit les aider à adapter leurs pratiques professionnelles au contexte culturel et social dans lequel elles interviennent.”
    Décryptage = adapter l’enseignement aux populations touchées par l’enseignement. Ne surtout pas les adapter (= éducation), mais s’adapter à eux. Faire donc une contre-éducation. Inquiétant.

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