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France : Politique en France

L’élection primaire, une voie d’avenir ?

P À l’instar des Italiens ou des Américains, les 9 et 16 octobre, tout citoyen inscrit sur les listes électorales, prêt à signer une déclaration d’adhésion aux valeurs de la gauche, pourra prendre part au scrutin interne au PS. L’organisation de cette primaire reflète une évolution des relations entre les partis politiques et les citoyens. Vincent Tiberj, enseignant au Centre d’études européennes de Sciences-Po, explique que la nécessité de renouer les liens entre le parti et la base s’impose d’autant plus que les formations politiques, de droite comme de gauche, se sont professionnalisées. Cela n’est donc pas un hasard si cette primaire « ouverte » est organisée par un parti qui disposait jadis d’un grand maillage de militants. « Si cela réussit, toutes les autres formations devront s’y mettre », explique le politologue.

Toutefois, les critiques de l’UMP –qui a peur des primaires– sur les risques d’un « fichage » politique sont réelles. Le Parti socialiste s’est engagé à placer sous scellés les listes électorales émargées par les votants. Elles seront incinérées dans les plus brefs délais, devant huissier. Le moindre dérapage condamnerait pour longtemps l’organisation de primaires en France.

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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2 commentaires

  1. Je suis ahuri de ne voir nulle part, dans les grands médias (mais peut-être l’ai-je manquée), la réponse à cette question simple : comment se fait-il qu’une organisation privée, comme un parti politique, puisse obtenir, de la part de l’Etat, une copie des listes électorales, sous prétexte d’un scrutin interne qui n’est (à ma connaissance) nullement prévu et encadré par la loi française ?
    L’objection de l’UMP, selon laquelle cela permettrait au PS de constituer des listes de fonctionnaires municipaux non socialistes, est parfaitement fondée.
    Mais, même en l’absence d’un tel problème, comment se fait-il qu’une liste dont l’existence et les modalités sont prévues par le code électoral, dans le seul but de permettre les scrutins prévus dans la loi, puisse être remise à Machin ou Tartempion pour quelque usage que ce soit ?
    Où cela est-il prévu et permis, dans la constitution ou la loi ?
    Il faut vraiment que la gauche ait noyauté l’administration au plus haut niveau, pour ne pas parler des esprits, pour qu’un tel détournement soit simplement possible.

  2. Dans les usages actuels en matière de “fichage”, l’alternative est entre deux options :
    – des primaires réservées aux adhérents (qui serait déjà un progrès à l’UMP…)
    – une primaire “ouverte” comme l’organise le PS – problématique sous le cadre juridique actuel, et qui mériterait une loi spécifique codifiant le soutien de l’Etat à des primaires de partis, au-dessus d’un certain seuil de représentativité.

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