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L'Eglise : Le Vatican

L’Eglise et l’écologie : le discernement d’un juste milieu

Alors que la problématique écologique, en particulier celle d’un "réchauffement climatique", prend une place croissante dans le débat public, un article (pdf, v.o.) du Catholic Herald fait le point de ce que semble en penser Rome.

Il rappelle d’abord qu’un chapitre entier (le Xe) du Compendium de Doctrine Sociale publié par le Conseil pontifical Justice et Paix est consacré à la relation à la Création. Le Compendium prône en particulier un juste milieu entre scientisme technocratique et idôlatrie :

"Une conception correcte de l’environnement ne peut pas, d’une part, réduire de manière utilitariste la nature à un simple objet de manipulation et d’exploitation, et elle doit pas, d’autre part, l’absolutiser et la faire prévaloir sur la personne humaine au plan de la dignité." (§463)

Voilà pour les principes. Mais l’article remarque une certaine réserve de l’Eglise sur les problématiques écologiques plus immédiates, alors que de plus en plus de protestants évangéliques ont fait leur le combat contre un "réchauffement climatique". Qu’en est-il vraiment ?

Le cardinal Martino, président du Conseil Justice et Paix, indique que le Vatican a participé à la conférence de Kyoto sur les gaz à effet de serre, et est actif dans les coulisses. Pourtant, il n’a pas signé le traité, apparemment pour deux raisons.

La première raison évidente serait la taille du Vatican et son absence d’industries, qui rend dérisoires ses émissions de gaz (la fumée blanche de la Chapelle Sixtine, peut-être…). Ce n’est pourtant pas tout à fait cela : le Vatican a en effet symboliquement signé d’autres traités (désarmement, protection de l’enfance) afin de leur marquer son soutien, bien qu’ils ne s’appliquent que marginalement au micro-Etat. La vraie raison, c’est que le protocole de Kyoto aurait imposé la mise en place de toute une bureaucratie de contrôle des émissions, ce que le Vatican ne pouvait se permettre.

La seconde raison serait, d’après l’article, une certaine méfiance vis-à-vis de l’idéologie écologiste, qui placerait la nature au-dessus de l’homme :

Le cardinal Martino a reconnu qu’un tel extrémisme est un obstacle à ce que le Saint-Siège signe un traité. Ailleurs dans l’Eglise, certains soupçonnent les écologistes de répandre des mensonges pour faire avancer leurs objectifs.

Henri Védas

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