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Cathophobie / Médias : Désinformation

L’Eglise n’a jamais parlé de « peuple déicide »

Rappel opportun d'Yves Daoudal à propos d'un mensonge cathophobe :

"Le Saint-Siège a publié des extraits du nouveau livre (à paraître) de Joseph Ratzinger-Benoît XVI "Jésus de Nazareth, de l'entrée à Jérusalem à la Résurrection". Les médias en retiennent que le pape exonère le peuple juif de l’accusation de déicide. Pitoyable…

(Petit rappel : l’expression « peuple déicide » pour désigner le peuple juif ne se trouve dans aucun texte du magistère, ni dans aucun texte des pères de l’Eglise. Le mot “theoktonoi” (jamais précédé du mot peuple) se trouve 17 fois dans l'immense corpus patristique (autant dire quasiment jamais). En outre, le dictionnaire Bailly ne le traduit pas par “déicide”, mais par : “qui fait mourir Dieu”, montrant ainsi qu'il faut se méfier des anachronismes et des préjugés. On trouve “deicida“, en latin, dans un seul texte, de saint Pierre Chrysologue, traduisant un “théoktonoi” de saint Grégoire de Nazianze. Il s'agit, là comme dans la plupart des autres rares cas, d'un texte contre les hérétiques. Ce sont en effet les juifs “modernes“ qui ont inventé cette histoire contre les chrétiens, et elle a été naturellement reprise par tous les ennemis de l’Eglise.)"

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35 commentaires

  1. le catéchisme du concile de Trente (1566) ne porte aucune accusation de « déicide » à l’encontre des Juifs, bien au contraire. La crucifixion, selon le concile, a pour cause l’ensemble des péchés de tous les hommes depuis le péché originel jusqu’à la fin des temps.
    « Il faut ensuite exposer les causes de la Passion, afin de rendre plus frappantes encore la grandeur et la force de l’amour de Dieu pour nous. Or, si l’on veut chercher le motif qui porta le Fils de Dieu à subir une si douloureuse Passion, on trouvera que ce furent, outre la faute héréditaire de nos premiers parents, les péchés et les crimes que les hommes ont commis depuis le commencement du monde jusqu’à ce jour, ceux qu’ils commettront encore jusqu’à la consommation des siècles […]. Les pécheurs eux-mêmes furent les auteurs et comme les instruments de toutes les peines qu’il endura. »
    Or le Concile de Trente est la référence Magistérielle qui seule importe si l’on veut connaître la position de l’Eglise catholique.

  2. @jejomau
    Je complète votre citation du Catéchisme de Trente (§503) : «Et il faut le reconnaître, notre crime à nous dans ce cas est plus grand que celui des Juifs. Car eux, au témoignage de l’Apôtre, s’ils avaient connu le Roi de gloire, ils ne L’auraient jamais crucifié. Nous, au contraire, nous faisons profession de Le connaître. Et lorsque nous Le renions par nos actes, nous portons en quelque sorte sur Lui nos mains déicides.»
    J’ajoute que le Catéchisme de l’Église Catholique (l’actuel) reprend quasiment mot pour mot ces formulations, au §598.

  3. Rappel opportun ! O oui ! Et o combien compte tenu de ce qu’on a pu lire par ailleurs dans un grand média à propos d’une récente fête de réconciliation entre juifs et catholiques ! …

  4. Je peux me tromper, mais je crois que le Bailly est surtout fait pour les textes classiques (4e et 5e siècles avant JC). Est-ce que « theoktonoi » est employé avant la Passion du Christ? Si oui, il ne pourrait pas être traduit par déicide, ce serait anachronique.
    Par ailleurs, ce n’est pas un mot très important (pour le Bailly en tout cas), car il n’est pas dans mon abrégé du Bailly, d’ancienne mémoire.

  5. Il suffit de lire les Évangiles pour comprendre que ce n’est pas le peuple juif mais plutôt les chefs religieux qui cherchaient la mort de Jésus.

  6. Les médias qui disent que l’église a fait des Juifs des déicides mentent une première fois. Ils mentent une seconde fois en disant que Vatican II est revenu sur cette accusation, vu qu’elle n’a jamais été formulé ! Il faut le dire, le répéter, le mettre en commentaire sur les articles, écrire au journalistes en mettant en copie les directeurs de rédaction pour leur faire honte de l’inculture et de la bêtise de ceux qui travaillent avec eux !

  7. c’est Luther qui utilisa ce concept. Par contre, pour une raison que j’ignore l’épiscopat français d’ancien régime et d’un peu après, contre la doctrine de Rome, montra un certain antisémitisme, avec notamment l’expression « juifs perfides», au lieu de juifs en dehors de la foi, comme le traduisait par exemple les catholiques anglais. Mais il est vrai que l’Église en France a souvent eu du mal dans les traductions : ainsi, l’actuel Pape mécontent fit-il corriger la traduction d’un de ses ouvrages en français.
    [Non, dans l’expression latine demandant la conversion des « juifs perfides », le terme per fide signifie « infidèle », a contrario aux Juifs fidèles qui, comme les apôtres, ont suivi NSJC. MJ]

  8. Je ne comprends pas. Quelle est la différence entre « déicide » et « qui fait mourir Dieu » ?

  9. je ne serais pas étonné que des prédicateurs ait utilisé l’expression à partir de la renaissance.
    Sinon, il me semble que l’expression a été utilisée par les anticléricaux à partir de la révolution française

  10. Vous voulez dire sans doute : Selon les media, le pape exonère l’Eglise catholique de l’accusation de déicide envers le peule juif.
    Je réponds à jejomeau que Vatican II est tout autant un concile oecuménique que le concile de Trente. Tout autant, sans l’annuler, il exprime le point de vue du magistère catholique.
    Bein plus, il représente la position la plus récente de ce magistère, avec le Catéchisme qui a suivi. Et vous savez qu’en bonne herméneutique il faut toujours se référer à l’expression la plus récente de la doctrine.

  11. Théologiquement, l’humanité dans son ensemble est coupable. Il n’empêche qu’historiquement ce sont les Juifs qui ont livré et fait crucifier notre Seigneur Jésus-Christ. Il suffit de relire les Evangiles. Le mot déicide n’y est pas mais le fait y est. Ou bien encore le Traité de S. Augustin sur les psaumes, dont un extrait est chanté au IIe nocturne de l’office des Ténèbres du Vendredi Saint :
     » Vous savez quelle était la conspiration des Juifs perfides et laquelle était la multitude de ces ouvriers d’iniquité. Quelle iniquité ? C’est qu’ILS ONT VOULU FAIRE MOURIR LE SEIGNEUR JESUS-CHRIST… Que les Juifs ne disent pas : nous n’avons pas tué le Christ [Non occidimus Christum]… Pilate a prononcé la sentence contre Jésus, il a ordonné qu’il fût crucifié, mais c’est vous, ô Juifs, qui l’avez réellement tué [Et vos, o Judaei, occidistis] « .
    Allons-nous CENSURER la liturgie catholique et S. Augustin car ce n’est plus politiquement correct ? Le mot déicide n’existe peut-être pas, mais l’idée, elle, que les Juifs ont tué Dieu, est bien certaine.
    Continuons la prière de l’Eglise : « Prions pour les Juifs perfides afin que Dieu notre Seigneur soulève le voile de leurs coeurs et qu’eux aussi reconnaissent Jésus-Christ notre Seigneur ».
    [Si vous lisiez le St-Père, vous sauriez déjà que cela désigne essentiellement les pharisiens. Car de nombreux Juifs ont suivi NSJC. Déicide y est car nous sommes tous déicides par notre péché. Mais peuple déicide n’y est pas. Ne tombez pas dans le panneau au nom d’une prière que vous n’avez pas compris.
    MJ]

  12. Oui, Solange vous allez trop loin ! St Augustin ne dit pas que tous les juifs sont perfides et que tous les juifs ont tué le Christ. Il ne dit pas non plus que les juifs auraient tué Dieu et commis un déicide…
    Bref, vous êtes dans l’interprétation pure et simple et non dans le texte même !
    Ce qui est dit, comme le souligne MJ, c’est que ce sont les juifs perfides, les pharisiens, qui ont tué le Christ, et pas autre chose.
    Quant à la prière que vous indiquez comme étant « celle de l’Eglise », il faut préciser qu’elle n’est plus la prière de l’Eglise depuis que Benoît XVI en a modifié la formulation.

  13. @Michel Janva : Il y a débat :
    « L’expression latine Oremus et pro perfidis Judaeis était l’exorde d’une oraison prononcée dans la liturgie catholique lors de la prière du Vendredi saint. Introduite au VIIe siècle, elle signifiait originellement « Prions aussi pour les Juifs incroyants » (a, b, c et d Bernhard Blumenkranz, Juifs et chrétiens dans le monde occidental, 430-1096, éd. Mouton et Cie, Paris et La Haye, 1960 ; rééd Peeters, Paris-Louvain, 2006 p. 91-92 [extraits en ligne [archive]).
    ou « Prions aussi pour les Juifs infidèles », au sens où ces derniers n’adhéraient pas à la foi chrétienne (« Sans doute le terme latin de “perfidia” signifie-t-il étymologiquement “infidélité”, “manque de foi” ou “incrédulité”, mais dans la tradition française – comme en d’autres langues – le mot a pu être perçu, dans un contexte d’antijudaïsme, comme synonyme de “déloyauté”, de “fourberie”. Comme on sait l’influence du texte des prières sur la foi des croyants, l’emploi de ce vocable s’est avéré particulièrement péjoratif à l’égard du peuple juif, voire franchement pernicieux. In Une mémoire pour l’avenir : cinquante ans de dialogue entre juifs et chrétiens, les grands textes : réunis à l’occasion du cinquantenaire de la conférence de Seelisberg (30 juillet – 5 août 1947) , éd. du Zèbre, Lausanne, 1997, p. 44 ; article de Mgr Pierre Mamie dans Judaïsme, anti-judaïsme et christianisme : colloque de l’Université de Fribourg, 16-20 mars 1998, par Alexandre Safran et al., faculté de théologie de l’université de Fribourg, éditions Saint-Augustin, 2000, (ISBN 2880111536 et 9782880111533) [présentation en ligne [archive]], p. 27-28 [lire en ligne sur books.google.fr [archive] (page consultée le 30 mai 2009)) (…)
    En latin classique, l’adjectif perfidus a le sens de « qui manque à sa parole ou à son serment, traître, perfide, faux[7] » ou « sans foi[8] ». Toutefois, selon l’acception du bas latin ou « latin d’église » utilisé lors de l’instauration de cette prière, au VIIe siècle, perfidus peut être le simple antonyme de fidelis et donc signifier « non fidèle[9] », « sans foi, infidèle, incrédule, incroyant, païen[10] ».
    Bernard Blumenkranz, dans Perfidia[11], fait une étude sur le sens de « perfidia » et « perfidius » chez des auteurs chrétiens latins du Ve au XIe siècle. Selon lui, la signification de ces termes varie d’un auteur à l’autre, mais a, le plus souvent, le sens religieux : « incroyance », « incroyant ». Le sens de Perfidia est dans certains cas plus défini et devient « incroyance malveillante » ou « incroyance persécutrice ». « Perfidia » peut aussi signifier, selon les auteurs, « rupture de foi », « fausse croyance », « croyance erronée », « refus de croire » ou « manque de confiance »[12]. (…)
    Au début des années 1950, une traduction anglophone de « perfidis Judaeis » était « faithless Jews ».(…)
    Cependant, avec l’évolution de la liturgie et les traductions dans les langues communes, notamment le français (« Prions aussi pour les Juifs perfides afin que Dieu Notre Seigneur enlève le voile qui couvre leurs cœurs et qu’eux aussi reconnaissent Jésus, le Christ, Notre-Seigneur »), l’expression a rapidement changé de sens. Elle est devenue très vite, dans un contexte d’antijudaïsme, synonyme de « déloyauté », « fourberie »[3], puis gravement offensante et chargée de relents d’antisémitisme[4]. (…)
    Autant l’abolition de la génuflexion paraît symptomatique à Bernhard Blumenkranz, autant le choix des mots, du moins à l’origine, ne lui semble pas suspect. Il traduit ainsi la première phrase : « Prions aussi pour les Juifs incroyants, pour que notre Dieu et Seigneur enlève le voile de leurs cœurs et pour qu’eux aussi reconnaissent Jésus-Christ, notre Seigneur[2]. » Il souligne : « Nous traduisons perfidia et perfidus par « incroyance » respectivement « incroyant ». » Il se réfère à son étude « Perfidia[17] » ainsi qu’aux travaux de John Maria Oesterreicher et de Jules Isaac[18]. Il note que « d’une manière générale, les morceaux liturgiques à caractère antijuif prononcé resteront toujours rares » dans l’histoire de l’Église, tout en relevant néanmoins des « exceptions » telles que « l’exhortation contre les Juifs par Roclen, évêque de Mâcon ». Mais cette oraison pour laquelle les fidèles ne s’agenouillaient plus est, quant à elle, devenue depuis le VIIIe siècle, « fortement chargée d’une note d’hostilité qui en altérait profondément le sens et l’intention ». »
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Oremus_et_pro_perfidis_Judaeis
    [Méfiez-vous de wikipedia. Il est assez évident qu’il faut comprendre perfide par infidèle à l’Alliance entre Dieu et Moïse. C’est bien un problème de foi, pas de fourberie…
    MJ]

  14. A bon ? L’Eglise n’a jamais parlé de « peuple déicide » ? En voilà une nouvelle !
    – Pape Grégoire XIII (1581) : « Les juifs, devenus pire que leurs pères, loin d’être calmés, renonçant aucunement à leur passé déicide, s’acharnent maintenant aussi dans les synagogues contre N.-S. Jésus- Christ et, extrêmement hostiles aux chrétiens, accomplissent des crimes horribles contre la religion du Christ. » (Antiqua judeorum)
    – Pape Saint Pie V (1569) : « Le peuple juif, autrefois élu par Dieu, puis abandonné pour son incrédulité, mérita d’être réprouvé, parce qu’il a avec impiété repoussé son Rédempteur et l’a tué d’une mort honteuse. Son impiété a atteint un tel niveau que, pour notre salut, il faut repousser la force d’une telle méchanceté, qui, par des sortilèges, incantations, magie et maléfices conduit aux tromperies de Satan un grand nombre de personnes imprudentes et simples. » (Hæbreorum)
    [Vous n’avez visiblement pas lu ce tout ce qu’écrit Benoît XVI sur ce sujet et vous ne prouvez rien à vouloir citer. Les encycliques, ce n’est pas le coran… Si vous accusez le peuple juif, alors vous accusez les apôtres juifs non ? Et les juifs disciples de NSJC aussi ? Cela n’a pas de sens, sauf si vous comprenez, comme Benoît XVI, qu’il s’agit là des pharisiens et des chefs des prêtres, et encore pas tous, puisque Nicodème a aussi suivi NSJC.
    MJ]

  15. il est à noter que l’arrivée d’un antisémitisme Chrétien en Europe coïncide avec la conquête islamique

  16. Apparemment, vous n’avez pas reçu un de mes messages sur « la perfidie des juifs» que j’avais tiré de :
    Oremus et pro perfidis Judaeis
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Oremus_et_pro_perfidis_Judaeis
    Une étude intéressante sur le « peuple déicide » :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Peuple_d%C3%A9icide
    malheureusement incomplète : les Évangiles montrent que le peuple juif est partagé : si une partie demande sa mort à Ponce Pilate, une autre partie soutient le Christ lors de sa montée au calvaire (« ne pleurez pas sur moi… »), et les Évangiles montrent que les juifs hostiles sont minoritaires, puisqu’il est bien accueilli par la plupart des juifs tout le long des Évangiles.
    Même les pharisiens et les notables ne sont pas d’accord sur le Christ, ainsi qu’on peut le voir lors de sa condamnation par le Sanhédrin où certains notables prennent sa défense

  17. Merci aux blogueurs du Salon Beige de bien remettre à leur place des excités antisémites qui se prévalent toujours des papes antérieurs au XXème siècle pour contredire ce que nous enseigne l’Eglise aujourd’hui.Tout dans les écrits de saint Pie V ne relève pas de l’infaillibilité, surtout en ce qui concerne les Juifs. De même pour saint Augustin. Aussi brillant soit-il, ce n’est pas lui qui tranche les questions théologiques, c’est le magistère de l’Eglise, au service de la Tradition vivante de l’Eglise.Le magistère a retenu une grande partie de l’oeuvre, grandiose, de saint Augustin. Mais certains de ses travaux n’ont été , tout au plus, retenus que comme des hypothèses, mais pas du tout comme l’expression définitive de la foi de l’Eglise. l’Eglise ne s’est pas arrêtée au Vème siècle, ni au XVIème.

  18. Ce n’est pas le peuple juif dans son ensemble qui est déicide, juste le Sanhédrin.
    Confondre le Sanhédrin de l’époque avec le peuple c’est comme aujourd’hui confondre le Sionisme avec le peuple juif.
    Un catholique, par définition de peut être antisémite, le problème n’étant pas humain ou racial, mais uniquement religieux.
    Il est vrai qu’on parle trop souvent et maladroitement des juifs, là ou ils faudrait parler de sionistes, voir de zélotes ou simplement d’anti-chrétiens.
    Ceux qui ont comploté la mort de Jésus sont déicides si on sait ce que parler veut dire!
    Ou plutôt, ils se sont voulu déicides, puisque Jésus mort est de fait ressuscité!
    Ceci dit, on ne peut passer sous silence le fameux: « que son sang retombe sur nos têtes et sur celles de nos enfants » mais il est vrai qu’ils se trouve même des « chrétiens » pour réfuter cette phrase!

  19. Il me semble qu’à l’époque du Christ le terme
    Juif signifiait une certaine castre dans le peuple.Comme les elites de notre époque , des intellos bobo gaucho qui ne voulaient pas de ce Sauveur là car il ne correspondait pas à leur vue.Ils voulaient un liberateur politique
    les menant à la gloire et à leur indépendance.
    Qu’en pensez vous Mr Janva ?

  20. Les linguistes savent bien qu’il n’existe pas de correspondance exacte entre les mots de langue differente, c’est particuliérement vrai pour la traduction du grec vers le latin; n’oublions pas que trois des quatre evangiles ont été redigés en grec.

  21. à Ghalloun
    Oui, vous vous trompez. Il y a dans le Bailly de très nombreuses références au Nouveau Testament, aux pères de l’Eglise, et au grec ecclésiastique en général.

  22. De toute façon, Jésus dit que sa vie personne ne le lui prend, c’est lui qui la donne

  23. à rémy.
    Après (une fastidieuse) vérification, il apparaît, comme je m’en doutais, que vos citations sont gravement inexactes. Et quant à la première (Grégoire XIII) elle est en outre falsifiée : il n’y a pas le mot « déicide » dans « Antiqua Judaeorum improbitas », ni aucune autre mot qui puisse être traduit ainsi.
    Ce qui confirme qu’il n’y a aucun texte du magistère qui traite le peuple juif de « déicide ».

  24. [@ Solange, cela ne sert à rien de vouloir ici opposer les Papes.
    D’autant que vous ne prouvez absolument rien et que visiblement vous n’avez même pas lu les pages écrites par Benoît XVI.
    MJ]

  25. @ Yves Daoudal,
    « Ce qui confirme qu’il n’y a aucun texte du magistère qui traite le peuple juif de déicide ».
    Mais qu’est-ce qui vous gêne ? Oui ou non les Juifs qui ont refusé le Messie attendu ont-ils mis à mort le Dieu fait homme ?
    […]
    [Est déicide celui qui tue Dieu. Est donc déicide le pécheur comme vous et moi. Parler de « peuple déicide » pour désigner le peuple juif n’a jamais existé, ni dans les écrits de St Paul, ni dans le Magistère.
    MJ]

  26. Le Rabbin Gilles BERNHEIM pourquoi Jésus a été rejeté.
    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2011/03/leglise-na-jamais-parl%C3%A9-de-peuple-d%C3%A9icide.html#comments
    (à partir de 12 minutes)
    « Les positions que Jésus adopte sont des positions que le juif pharisien que je suis ne considère pas comme hérétiques mais comme exceptionnelles. Il existe toujours ici ou là, dans un texte du Talmud une opinion qui va dans le sens de ce que Jésus a fait, au milieu de dix autres opinions qui vont dans un sens opposé. La question n’est pas de savoir si Jésus a inventé une position qui n’était pas juive et qui ferait de lui non plus un juif mais quelque chose d’autre. La question est de savoir si un agrégat de positions exceptionnelles sur toute sorte de problèmes peut favoriser une doctrine nouvelle. Ma réponse et celle des rabbins de la tradition d’Israël est clairement non ; on ne peut pas agir de la sorte parce que lorsqu’il y a une divergence d’opinion entre sages toutes les opinions sont recensées dans le Talmud et l’opinion majoritaire l’emporte et l’opinion minoritaire ne s’expose pas comme une doctrine alternative. Il n’est pas reproché à Jésus et ses disciples d’avoir des opinions différentes mais d’avoir considéré qu’elles pouvaient constituer une doctrine à elles seules et construire un mode de pensée différent, là est notre divergence. Tout n’est pas à rejeter, mais lorsqu’on est seul contre l’opinion majoritaire, si on agit comme on le pense, avec une démonstration de la loi juive qui répond à cette attente, alors on le fait en toute discrétion. Pour ne pas subdiviser la communauté en sous-comunautés. »
    Le Cardinal Barbarin lui a répondu (11 eme minute) : « Mais où est donc la liberté de Dieu d’intervenir dans notre histoire quand il veut et comme il veut ? »
    Ca ne répond pas vraiment à la question (encore que.. il n’y a là dedans pas de quoi pour tout un peuple de tuer un homme), mais c’est interressant

  27. @ Solange
    Désigner un peuple déicide c’est s’absoudre soi-même d’être un pécheur déicide : voilà le problème.
    Je crois que JM Varault donnait aussi comme argument que le procès de Jésus qui a abouti à sa mort était en tous points un procès romain. (que ceux qui auraient lus le Procès de Jésus confirment)

  28. On peut s’amuser un peu?
    Cette polémique est stérile, car si Dieu est Dieu, qui peut le tuer?
    Qui peut prétendre avoir le pouvoir de tuer Dieu?
    Friedrich Nietzsche peut-être?
    Qui d’autre que Dieu le Père a voulu donner Son Fils Jésus pour sauver l’humanité?
    Si Jésus est mort sur la croix, c’est par la volonté du Père.
    Et personne ne peut dire que Dieu le Père est Déicide, cela n’aurait aucun sens. Vrai ou faux?
    Bien, maintenant on dit que ceux qui ont tué Jésus sont tous les pécheurs.
    Idée vraie et acceptable, mais acceptable aussi l’idée du niveau de responsabilité différent suivant l’importance de nos propres fautes.
    Impensable qu’un saint fut-il le plus petit soit aussi responsable que moi, pauvre pécheur, dans ce Déicide!
    Si les juifs de l’époque ont rejeté Jésus, en tant que peuple élu, ils portent une responsabilité plus grande que les gentils de l’époque!
    Être le Peuple élu donnait certes des avantages, mais j’imagine aussi plus de responsabilités.
    Le peuple élu a trahi la confiance de Dieu et les dirigeants religieux ont comploté la mort de Jésus. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est historique !
    Ou alors dites-moi que les évangiles sont faux !
    Alors, les juifs pas déicides, si vous voulez, mais pas blanc-bleu, non ?
    Et pour les pisses-vinaigre qui aimeraient me traiter d’antisémite, je précise une énième fois que je ne parle que de religion, pas de race ou de groupe ethnique, et que de plus je n’ai rien contre les Sémites en général, dont on sait bien qu’il n’y a pas plus antisémite qu’un juif envers un arabe et un arabe envers un juif !
    [Sauf qu’on ne peut pas désigner uniformément le « peuple juif » ainsi puisque bon nombre de Juifs ont soutenu NSJC. Seuls les pharisiens et les chefs des prêtres (mais non pas tous) ont cherché à faire mourir Jésus.
    Et cela c’est vraiment historique.
    MJ]

  29. […]

  30. […]

  31. [Solange, vous n’avez visiblement pas lu l’interprétation de Benoît XVI. Vos citations ne le contredisent en rien.
    Vous pouvez me contacter par courriel.
    MJ]

  32. [@ Solange, vous serez bien aimable de me contacter par mail plutôt que de vous épancher ici.
    MJ]

  33. […]

  34. […]

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