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Valeurs chrétiennes : Education

L’échec de l’école

Une note du ministère de l'Éducation nationale compare sur 20 ans – entre 1987 et 2007 – l'évolution des compétences des élèves de fin de primaire. Au programme, 40 items de lecture et 33 items de calcul. Alors qu'une enquête intermédiaire, publiée en 1998, avait montré une grande stabilité en dix ans, la situation s'est nettement dégradée en lecture. 2 fois plus d'élèves se situent en 2007 au niveau de compétence des 10 % d'élèves les plus faibles en 1987.

Même constat pour l'orthographe. Sur la même dictée, le nombre d'erreurs a augmenté en moyenne de 10,7 en 1987 et 14,7 en 2007. Le pourcentage d'élèves qui faisaient plus de 15 erreurs est passé de plus de 26% il y a 20 ans, à 46% aujourd'hui ! Ce sont principalement les erreurs grammaticales qui ont augmenté.

Pour enfoncer le clou, l'association Sauvez les lettres a réalisé à la rentrée une dictée pour les élèves de seconde. Deux tiers des élèves ont eu zéro et à peine 14 % s'en tirent avec la moyenne !

MJ

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8 commentaires

  1. pour illustrer le changement en moins de 2 générations, le ministre pourrait-il comparer des copies d’aujourd’hui avec celles du certificat d’études primaires de 1955 par exemple :
    http://ecolepouilly.free.fr/cep_suj.htm
    la dictée faite à des enfants de 13 ans avec la règle des “5 fautes donnent zéro” montrerait non pas une baisse mais une chute verticale!!
    Dans ma vallée vosgienne. (LOUIS MADELIN, Les Vosges.)
    A droite, à gauche, ce ne sont que sapins. La rivière court, capricieuse parfois, à travers un tapis d’ herbe où paissent les bêtes; elle sort, ruisseau cascadant, des flancs du Donon, montagne jadis sacrée au sommet de laquelle on a relevé un temple de ses ruines. Cette petite rivière ne se contente pas de féconder les prés et les champs; car elle actionne, sur les pentes mêmes du Donon, des scieries auxquelles, dans la vallée, succèdent trente autres scieries. Il faut entrer dans ces modestes hangars où les troncs sombres, amenés de la montagne, se débitent, dans une seule journée, en centaines de planches claires; les pieds dans la sciure blanche, fraîche, odorante, on regarde sans se lasser le travail de l’artisan qui surveille et règle l’opération.

  2. Si c’est un test réalisée par le Ministère de l’Education, cela inclut donc les écoles privées sous contrat… Pas très rassurant.

  3. Il aurait également été intéressant de faire des comparaisons sur 40 années (ou plus).
    Je pense que le désastre n’en aurait été que plus évident !

  4. Lorsque le thermomètre indique de la fièvre, c’est le thermomètre qui a de la fièvre.
    Les élèves font des fautes d’orthographe, c’est la faute de l’école.
    Message simple à la portée du gagneur plus qui comprend que c’est la faute de ces “profs” gauchistes et fainéants.
    Façon rapide de nier les réalités.
    Les élèves et surtout les parents ont beaucoup changé en 30 ans.
    Origines très diverses des élèves, parents préoccupés de gagner plus avant tout,de loisirs, de “réussir” leurs vies, parents divorcés, isolés, familles décomposées.
    Ces tests ne mesurent pas l’échec de l’école mais l’état de la jeunesse.
    En attendant il suffit d’accuser l’école en profitant tant que cela est encore possible du système libéral libertaire mis en place par les gagneurs plus: société de services (nounous, professeurs et aides en tous genres à domicile), investissement tout à crédit avec un immobilier facile lors de la bulle, santé mutualisée au déficit vertigineux, retraites dorées des cadres et dirigeants sur le dos des générations à venir, salaires indécents des grands patrons, appel à une main d’œuvre à bas couts et en flux tendus dans tous les domaines
    (A quoi bon se donner du mal à l’école alors qu’un centre d’appel téléphonique vous fournira en 48 H chrono médecins, informaticiens, infirmières venant du monde entier .etc).
    En attendant, les fautes d’orthographes des élèves et des parents signifient tout simplement que le français est en perdition.

  5. Dans l’académie où j’enseigne, une copie d’histoire-géographie (séries L-ES-S)d’un candidat au baccalauréat comprend en moyenne une dizaine de pages et une cinquantaine de fautes d’orthographe.

  6. Cette entreprise de decerebration devient franchement inquiétante ! Mais de plus en plus de particuliers se prennent en main devant l’immense gâchis qu’est l’éducation nationale. Voyez Anne Coffinier et son association “Creer son école” ou lire-écrire.org.
    A quand les évêques pour les écoles catholiques ?
    (au passage, les fautes d’accent de ce message ne sont de mon cru mais de celui de ce stupide clavier 🙂

  7. Il est vrai que l’état de la famille contribue largement à déstabiliser les enfants (cf. Piero ci-dessus), mais il est tout aussi indéniable que l’école a un niveau lamentable et que la promotion exagérée des sciences contribue à déséquilibrer le niveau des élèves.

  8. Voici un des commentaires sur le site du Figaro, il parle de lui-même :
    titre : a quand mème 2 sur 3!!!!!
    date : 31/01/2009 à 11:40
    Texte :
    si 2 lycéens sur 3 ont zéro en orthographe comment se fait il qu il y est au moins 80% d entre eux qui soit reçus au bac?
    La présence de 3 accents et du signe “%” montre que l’auteur ne sait pas les placer et qu’il n’a fait qu’un copier-coller du titre de l’article !
    Lamentable !

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