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Culture de mort : Avortement

Le problème du dépistage prénatal

Foetus8_1 La Croix consacre quelques articles au problème du dépistage prénatal, qui provoque un eugénisme non avoué. L’arrêt Perruche a reconnu le préjudice d’être né handicapé. Surtout, les magistrats de la Cour de cassation ont estimé que le handicap avait été "causé par les fautes" du médecin et du laboratoire, provoquant l’émoi des échographistes. La tentation est donc grande pour les médecins de "conseiller aux parents un avortement médical au moindre doute, en appliquant le principe de précaution"…

Plusieurs des praticiens interrogés constatent une difficulté croissante des parents à accepter la malformation, même curable. "La première réaction est presque toujours celle du rejet", constate Didier Pilliard, chirurgien orthopédiste. "Sous le choc de l’annonce, ils sont incapables de nous entendre. Il faut les laisser parler, les écouter, parfois pendant des heures. Certains retrouvent une capacité d’aimer." D’autres choisissent l’interruption médicale de grossesse (avortement sans limitation dans la période de grossesse…). "Des parents le regrettent mais ils ne se sentent pas capables d’aimer cet enfant", selon Françoise Stampf, de l’hôpital de Villeneuve-Saint-Georges. "D’autres disent qu’ils aimeront leur enfant, mais que la société le rejettera. Il y a une telle pression… Beaucoup ne veulent pas entendre parler d’un enfant auquel il manque un doigt ou une main." Le médecin est alors confronté à une demande d’avortement, laquelle est en fait de l’eugénisme.

L’Eglise catholique reconnaît dans Donum Vitae (1987) le diagnostic prénatal "licite", "si les méthodes utilisées, avec le consentement des parents convenablement informés, sauvegardent la vie et l’intégrité de l’embryon et de la mère, sans leur faire encourir des risques disproportionnés". A contrario cet examen "est gravement en opposition avec la loi morale quand il prévoit, en fonction des résultats, l’éventualité de provoquer un avortement". Un diagnostic attestant l’existence d’une anomalie ou d’une maladie héréditaire "ne doit pas être l’équivalent d’une sentence de mort".

Michel Janva

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1 commentaire

  1. Avec Sarkozy qui veut pour l’instant débusquer les comportements délinquants chez les enfants de 3 ans (Cf sa déclaration après la publication d’un rapport de l’Inserm), nous aurons dans quelques années s’il est élu Président, un diagnostic prénatal pour savoir si l’enfant présente ou non des genes anti-sociaux/de futur délinquant ou non…

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