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Pays : Liban

Le général Aoun contre une force multinationale

Le Figaro nous offre ce matin un entretien avec le général Aoun, ancien commandant en chef de l’armée (il s’était alors violemment opposé aux Forces Libanaises de Geagea) ayant conclu au printemps une alliance électorale avec le Hezbollah. Le chef du Courant patriotique libre est "totalement opposé" à l’envoi d’une force de stabilisation au Liban :

Aoun "Cette force ne stabilisera rien du tout, elle va au contraire déclencher une nouvelle guerre. Ce sera une force d’occupation pour faire la guerre au Hezbollah et pour assurer la sécurité d’Israël. Mais le Hezbollah ne se laissera pas faire. C’est pourquoi les Français ne veulent pas en faire partie. Ils se souviennent de l’attentat meurtrier contre leurs troupes en 1983 à Beyrouth. Je ne veux pas de forces étrangères au Liban. […]

Cela accroîtrait les risques de guerre civile. Le Hezbollah va se défendre contre une telle force. Que feront alors les Libanais ? Les uns prendront position pour, les autres contre. Essayons le droit plutôt que la violence. Depuis 50 ans, Israël, en cas de problème avec un de ses voisins, recourt à la même logique, celle de la force. Il n’y a pas d’issue militaire dans un conflit entre une guérilla et une armée. Le Hezbollah ne peut pas éliminer l’armée israélienne, qui ne peut pas éradiquer le Hezbollah. Résultat : ce sont les civils qui sont frappés. […]"

Au sujet de son allaiance avec le Hezbollah :

"Je ne vis ni avec les Français ni avec les Américains, mais avec une communauté chiite d’un million de personnes. Elle est une composante importante de la population libanaise, avec laquelle on doit vivre en paix. Ma priorité, depuis que je suis rentré au Liban, est de déconfessionnaliser les conflits pour que les Libanais se retrouvent sur un même pied d’égalité en cas de crise. J’aurais pu choisir de régler mes différends idéologiques avec le Hezbollah par la confrontation, j’ai choisi le dialogue. C’est par ce dialogue qu’on peut aboutir à l’intégration de sa branche militaire, sous la responsabilité de l’État, dans l’armée, une fois que le Liban aura récupéré ses territoires et ses prisonniers détenus en Israël."

Michel Janva

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8 commentaires

  1. ça va être dur de désarmelr le Hezbollah par le dialogue ….

  2. ” N’ayez pas peur …”
    Va au Saint Sacrement, demandez aux prêtres de faire une Adoration perpétuelle, la seule pour désarmer et apporter la Paix . (car Satan détéste !)

  3. Le général Aoun joue un drôle de jeu.
    La France a-t-elle eu raison de l’exfiltrer et de lui donner asile quand il était dans l’ambassade de France assiégée?
    Il aurait mieux valu le laisser sde débrouiller.

  4. Le dialogue avec les terroristes, voilà une nouvelle stratégie pour se défendre…svp ne nous faites pas sauter, on est prêt à discuter.
    Marchander la liberté et la démocratie avec les marchands de tapis, voilà le nouveau vice européen.

  5. Le général Aoun est honoré par ses actions passées. Mais s’il est revenu au Liban après un si long exil, c’est qu’on a bien voulu le laisser revenir. Rien d’étonnant donc à ce qu’il tienne ce discours “collabo”, qui ne résoud aucune des questions de la région, et certainement pas celle de la présence chrétienne au Liban.

  6. @u Conservateur :
    En quoi Aoun est-il honoré par ses actions passées ???
    Un chrétien qui plante ses frères pendant une guerre de religion n’est pas franchement honorable. Demandez à Samir Geagea qui, lui, est honorable, ce qu’il en pense !

  7. Au-delà des jugements sur le général Aoun, il ne faudrait pas oublier :
    1) que le Liban est presque un pays occupé. Un ancien ministre libanais interpellé par un Français rétorquait que la France ne pouvait pas décider grand-chose entre 1940 et 1944, et que le Liban était à peu près dans la même situation.
    2) que la structure du pays est une structure féodale ( au sens propre ). Nos représentations du type maronite/druze/sunnite/chiite ne rendent pas compte à elles seules des relations à l’intérieur du Liban où le président (maronite ) est un quasi-vassal du Président syrien Assad (alaouite ) et où on est souvent plus proche de son voisin que de ses correligionnaires plus lointains.

  8. réduire le dialogue avec le Hezbollah à celui d’un groupe terroriste c’est d’un simplisme rare.
    Je suis allé deux fois au Liban lors de la guerre précédente et ce genre de jugement est le fait de gens qui ne savent pas de quoi ils parlent.
    Lorsque M. Geagea donne des interviews à la presse mondialiste pro américaine personne ne l’accuse de collaborer avec l’armée d’Israël

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