Le traumatisme post-avortement

La télévision suisse consacre un reportage (56 mn environ) sur les femmes qui décident d'avorter. Pour la première fois, une équipe a filmé le quotidien d’un des principaux centres hospitaliers de Suisse romande où les femmes viennent avorter. Elle a recueilli le témoignage souvent poignant des patientes, mais aussi le récit des infirmières et des médecins qui pratiquent l’interruption de grossesse. Pour eux également, c’est un moment souvent éprouvant. En Suisse, depuis 2002, les femmes peuvent avorter pendant les 12 premières semaines de grossesse.

Pendant six semaines, Temps Présent s'est immergé dans le service du CHUV à Lausanne, qui traite les demandes d’interruptions de grossesse. 850 femmes y ont choisi d'avorter. Une majorité a eu recours à la méthode médicamenteuse, la pilule abortive, autorisée jusqu’à 9 semaines de grossesse. Les autres ont subi une aspiration-curetage, méthode chirurgicale sous anesthésie complète. Ce reportage montre que les avortements ne sont jamais anodins.

Une nouvelle brèche dans ce tabou ?

5 réflexions au sujet de « Le traumatisme post-avortement »

  1. de LARMINAT

    Je viens de regarder l’intégralité de ce film. Je ne comprends pas que le Salon Beige fasse la promotion d’un tel film. Je le trouve très malsain. Il présente le personnel du Planning Familial sous un angle zen, professionnel, souriant, compatissant,… Tout est présenté pour la femme et rien n’est dit sur l’enfant. D’ailleurs, le personnel explique aux femmes ce qu’il advient du “produit de la grossesse” (sic)… Le directeur fait des corrélations mensongères sur les réglementations libérales en UE qui limiteraient les IVG (NB. C’est faux: il y a d’autres raisons qui n’ont rien à voir).
    Quant au traumatisme des femmes, il est présent dans ce film, mais les questions sont posées de telle manière que la conclusion est “oui c’est dur, mais il le fallait… Je ne pouvais pas faire autrement”. Il y a une fausse compassion très malsaine.
    A l’évidence il faut parler des détresses de ces femmes. Elles existent. Mais ce film ne laisse aucune issue: “l’avortement est un droit”!
    Si vous voulez recommander un film sur le traumatisme post-avortement, vous feriez mieux de recommander les 9 films diffusé sur Daily motion par une association avignonaise remarquable qui diffuse des témoignages filmés en face à face (et non de dos) et qui traitent de toute la question, du traumatisme, du viol, dans un esprit autrement plus reconstructeur.
    http://www.dailymotion.com/video/x2yanb_la-vie-19-aie-je-suis-enceinte_family
    Stan de Larminat

  2. camille

    au contraire, je trouve ça très intéressant et parlant que toutes ces femmes nous montrent qu’elles “n’ont pas eu le choix” alors que les promoteurs de l’avortement ne cessent de plaider pour le libre choix en ce domaine. que de souffrances seraient évitées si un vrai et réel choix était possible! car nos choix, lorsqu’ils sont libres, nous portent forcément vers le bien et le bonheur.

  3. jpr

    Ce document est terrible ! Il s’agit ni plus ni moins, et même si l’accent est mis sur le drame que constitue tout avortement, de montrer la grande humanité (!) des personnes qui travaillent dans les centres de planification. Mais où est l’humanité ? Quelles aides sociales, quelles alternatives concrètes sont proposées ? Aucune ! Ces femmes sont bouleversées : bien sûr, un enfant qui s’annonce, c’est un grand chambardement au niveau biologique et psychique. Mais il convient, à ce moment-là, d’épauler ces femmes dans toute la mesure du possible : dans quelques semaines, le chamboulement hormonal qui crée l’insécurité et l’angoisse aura laissé la place à une plus grande paix et au désir de vie.
    Le document montre aussi tout le conditionnement psychologique induit par la propagande officielle : la grossesse est une maladie qu’il faut éviter à tout prix. Aussi, lorsque la contraception a échoué, on règle le problème en aspirant le “produit de la grossesse”, façon politiquement correcte de cacher la réalité du meurtre de l’enfant conçu. La grossesse est vécue comme un échec alors que c’est un formidable élan.
    Juste une suggestion : on pourrait, à l’imitation du planning familial, créer, dans tous les hôpitaux, des “Centres d’aide aux dépressifs”. Dans ces centres, toutes les personnes tentées par l’idée du suicide pourraient s’entretenir avec des personnels formés à l’écoute ; ces entretiens gratuits pourraient se faire également avec des mineurs sans que les parents en soient informés ; à l’issue de l’entretien, on leur ferait signer une décharge ; puis on leur offrirait, avec l’argent public, une aide adaptée à leur cas : une corde, un revolver avec ses munitions, une seringue avec le produit approprié ou une chaise électrique. Le pire est qu’on y arrive : voyez les larmoyants plaidoyers en faveur de l’euthanasie, voire du suicide assisté !
    Alors qu’on nous abreuve du devoir de mémoire, le nouvel ordre mondial met en œuvre partout (et tente d’imposer dans bien des cas) des idées défendues naguère par le national socialisme. Dans ces domaines (avortement, euthanasie, pornographie…), il semble qu’il n’y ait point de mauvaises fréquentations.
    L’homme sans Dieu est un loup pour l’homme.

  4. isa

    D’accord avec Camille. Dans ce film apparaît bien le fait que même sans aucune culpabilisation extérieure (la neutralité du personnel du planning familial confine à la non assistance à personne en danger) l’avortement est un traumatisme indélébile. On n’ose pas nommer l’enfant sacrifié, les médecins qui sont obligés d’exécuter cette triste besogne sont, comme par hasard, très souvent étrangers et ce que l’on n’ose nommer se retrouve dans une bassine puis brûlé. Ce documentaire non militant accentue encore l’effet désolant et sordide.

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