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Culture de mort : Avortement / France : Politique en France

Le sujet de l’avortement revient dans l’actualité à la faveur de la primaire

A deux mois de la Marche pour la Vie du 22 janvier 2017, le sujet de l'avortement revient sur le devant de la scène. Aux Etats-Unis, l'avortement était, avec l'immigration, un des deux sujets majeurs de préoccupation des Américains lors de la campagne présidentielle. C'est donc plutôt une bonne chose. La campagne de Jean-Frédéric Poisson, qui a été à de nombreuses reprises interrogé sur ce sujet et qui a reproché à François Fillon d'avoir voter la reconnaissance de l'avortement comme un droit fondamental, n'y est pas pour rien.

Bien que François Fillon répète qu'il ne remettra jamais en cause la loi Veil, Alain Juppé, tel le militant féministe de gauche, a choisi ce thème comme angle d'attaque pour le deuxième tour de la primaire :

"Il y a des points sur lesquels j'aimerais bien que François Fillon clarifie sa position, par exemple sur l'avortement et l'interruption volontaire de grossesse. Il a commencé par dire dans son livre que c'était un droit fondamental de la femme, puis il est revenu sur cette déclaration dans un débat qu'il a eu devant un certain nombre de ses supporters. Quelle est sa position?" [Alain Juppé sur Europe 1, mardi 22 novembre]

François Fillon est donc obligé de se justifier et le ton monte :

"Jamais je n’aurais pu pensé que mon ami Alain Juppé tombe aussi bas. Ça fait 30 ans que je suis parlementaire. Est-ce qu'une seule fois j'ai pris une position contre l'avortement ? Est-ce que vous avez vu une seule fois dans un programme de François Fillon des propos concernant le retour sur la loi Veil ? Jamais (…) Que la campagne reprenne sa dignité et que l’on cesse des polémiques qui sont inqualifiables et qui franchement abaissent le niveau"

C'est plutôt cocasse mais il n'est pas non plus possible de nier que leur approche sur le sujet est quelque peu différente :

François Fillon l'a expliqué en meeting dans les Yvelines le 22 juin, sous forme de mea-culpa. "J'ai écrit, dans mon livre, que l'avortement était un droit fondamental, a-t-il affirmé. Ce n'est pas ce que je voulais dire. Ce que je voulais dire, c'est que c'est un droit sur lequel personne ne reviendra."

Une position réaffirmée face à la journaliste Léa Salamé lors de son passage à "L'Emission politique", le 27 octobre. "Jamais personne, et certainement pas moi, ne reviendra sur l'avortement, a-t-il martelé. Je n'ai pas à m'expliquer sur mes convictions religieuses. Je suis capable de faire une différence entre ces convictions et l'intérêt général. Je considère que l'intérêt général, ce n'est pas de rouvrir ce débat" (…)

En novembre 2014, le député de Paris faisait partie des 27 députés UMP à voter pour la résolution réaffirmant le droit fondamental à l'IVG.

Lors de l'étude du projet de loi, neuf mois plus tôt, il avait lourdement critiqué la volonté du gouvernement d'instaurer un amendement supprimant la notion de "détresse" permettant d'assouplir les conditions d'avortement. Sur son blog, François Fillon dénonçait alors une "faute morale et politique" :

"En choisissant de réécrire la loi de 1975 sur l’IVG, le gouvernement fait une faute morale et politique. Faute morale car il risque de 'banaliser' l’avortement qui, selon les termes de Simone Veil, devait rester 'l’exception'. Faute politique, car il prend le risque de diviser, une fois encore, les Français."

Malgré ces déclarations, François Fillon s'est bien gardé de voter contre cet amendement, préférant, le jour du vote, jouer aux abonnés absents, rappelle le site Terrafemina. A ce jour, l'ancien Premier ministre n'a donc pas montré de volonté réelle de remettre en cause cet acquis en cas d'élection à l'Elysée.

Reste à savoir si ses soutiens traditionalistes influenceront à l'avenir ce positionnement. "On ne peut malheureusement pas appuyer sur un bouton et faire disparaître l’IVG, expliquait, début septembre, le président de Sens commun, Christophe Billan, dans l'hebdomadaire Témoignage chrétien. Celui qui dit ça aujourd’hui sait très bien que ça ne se fera pas demain. Il faut faire un travail de reconquête intellectuelle, culturelle et spirituelle pour pourvoir aller plus loin. Et pour ça, une fois encore, il faut les digues que nous entendons bâtir aux côtés de Francois Fillon."

Ne laissons pas les associations féministes adeptes de la culture de mort s'exprimer seules sur ce sujet et faisons donc entendre également notre voix en nous rendant nombreux à la Marche pour la Vie le 22 janvier 2017 à Paris !!!

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17 commentaires

  1. Hélas, avec l’abandon en rase campagne de Poisson par la plupart des électeurs dits de droite, il n’y a plus aucun moyen de pression sur le candidat Fillon pour changer quoi que ce soit pour la protection de la vie.

  2. Chez moi nous économiserons les 4€ de la primaire dimanche prochain qui serviront à aller à Paris le 22 janvier.

  3. Ridicule.
    Quelqu’un à Solesmes peut-il lui parler des fins dernières ?
    Vive le Roi.

  4. Donc ne t’inquiète pas Alain (ou Ali ?) Juppé, François Fillon est comme toi : il aime l’avortement, il ne reviendra pas sur cette loi qui tue ! Donc les cathos qui ont voté Fillon par calcul : réveil ! Merci d’éliminier Juppé dimanche prochain mais aussi de voter Le Pen au premier tour de la présidentielle ! Sur le sujet de l’avortement, Juppé et Fillon c’est bonnet blanc et blanc bonnet !

  5. Tout à fait d’accord pour considérer qu’il s’agit d’une reconquête de longue haleine mais il faut être vraiment naïf pour compter sur un imposteur comme François Fillon.

  6. c’est lunaire, mais cela prouve que la culture du bonzaï est plus que jamais d’actualité en France !

  7. Un petit conseil à François Fillon : il devrait mieux choisir ses amis.
    Quant à sa position sur l’avortement, c’est celle de quelqu’un qui cherche à se faire bien voir, à rester politiquement et médiatiquement correct, plutôt que de d’affirmer, à temps et à contretemps, l’unique vérité que chaque femme et chaque membre de l’espèce humaine connait bien.
    En fait, il n’y a pas de grande différence entre Sarkozy et Fillon : tous deux veulent se donner une image de défenseur des “valeurs de la droite”, mais ils ne savent pas où elles se situent, tant elles sont, pour eux, fluctuantes.

  8. Les valeurs “républicaines” sont intouchables! Le progrès avance comme une machine à cliquets (pas de retour possible!)
    La droite en est tellement convaincue qu’elle ne pense revenir ni sur le divorce, ni sur la loi Veil. Elle fait des gesticulations sur la loi Taubiré, la GPA et la PMA, l’euthanasie, en attendant de les accepter.

  9. On ne peut pas tout demander au politique. Pour diminuer l’avortement, il faut d’abord gagner la bataille intellectuelle, la bataille de la culture. Le politique, aujourd’hui en France, n’est plus celui qui initie les sujets; il ne fait qu’embrayer sur des mouvements qui existent déjà.
    Ne demandons pas trop au politique. S’il peut faire un peu mieux, c’est déjà pas si mal. A nous en revanche, via des associations, des manifestations, des prises de parole en public de ne pas baisser les bras. A nous de nous engager.

  10. Il n’y a que le FN qui propose d’abroger la loi Taubira mais nombreux sont ceux ici à refuser de voter pour ce parti.
    Chacun ses priorités

  11. Qu’en pense Ludovine de la Rochère du nouveau positionnement de Jean-Frédéric POISSON sur François FILLON ? Va-t-elle elle aussi appeler à voter FILLON dimanche ?

  12. Les électeurs de Juppé-Fillon jettent la France au fond du Barathre.
    Texte de Marcel Pagnol (1895-1974) qui constitue les deux dernières pages d’une petite nouvelle intutulée Les Secrets de Dieu. On négligera « l’antiracisme » des premières phrases. Marcel Pagnol écrivait en effet en un temps où l’Europe n’était pas confrontée à une invasion migratoire. Mais la critique de l’eugénisme est imparable.
    « Un soir d’hiver, à la campagne, devant de flamboyantes bûches, je pensais tout à coup à Sparte, à ses lois, à ses moeurs, à son idéal. Ce fut une ville d’héroïques guerriers et de farouches patriotes, soucieux avant tout, comme Hitler, de la pureté et de la beauté de leur race.
    Lorsqu’un enfant naissait, une commission d’experts venait donc l’examiner, dans la chambre même de l’accouchée. Les filles étaient estimées selon leur taille et leur poids, comme des juments poulinières. Les garçons devaient paraître capables de porter un jour le bouclier, le casque de bronze, et la lourde épée de fer. Soumis dès l’enfance à une discipline militaire, leur seul idéal était de mourir sur un champ de bataille, après avoir tué autant d’hommes que le permettaient les armes de ce temps. Quant aux enfants « réformés » par ce « conseil de révision », les vieux sages les emportaient sous le bras, et allaient les jeter dans un gouffre voisin, qui s’appelait le Barathre.
    Finalement, cette race si belle, et si soigneusement épurée, que nous a-t-elle laissé ? Des noms de rois, auteurs de lois aussi sévères qu’un règlement pénitentiaire, des noms de généraux, dont les armées ne dépassèrent jamais les effectifs d’un régiment, des noms de batailles, dont la plus célèbre est le glorieux désastre des Thermopyles, et les murs effondrés d’une petite ville. Ces pierres éparses sous des ronces ne cachaient pas une Vénus, un Discobole, une Victoire ailée, mais un bouclier verdi, des casques fendus, des glaives amincis par la rouille du temps. Au centre d’un paysage quelconque, ces ruines anonymes ne sont pas dominées par un lumineux Parthénon, haut dans le ciel sur une Acropole, mais accroupies dans l’ombre au bord d’un trou.
    Ces hommes furent des Grecs de la grande époque, à deux pas d’Athènes, mère de l’intelligence et des arts. Pourquoi leur héritage est-il si misérable ? C’est parce qu’ils ont sacrifié leurs poètes, leurs philosophes, leurs peintres, leurs architectes, leurs sculpteurs; c’est parce qu’ils ont peut-être précipité sur les rocs aigus, au fond du Barathre, un petit bossu qui était Esope, ou le bébé aveugle qui eût chanté à travers les siècles les Dieux et la gloire de leur patrie… Et parmi les trop pâles petites filles qui tournoyèrent un instant, frêles papillons blancs, à travers la nuit verticale du gouffre, il y avait peut-être les mères ou les aïeules de leur Phidias, de leur Sophocle, de leur Aristote ou de leur Platon ; car toute vie est un mystère, et nul ne sait qui porte le message; ni les passants, ni le messager. »
    Source: herveryssen.wordpress.com (Les Spartiates étaient-ils un peu cons?)
    Les électeurs de Juppé-Fillon jettent la France au fond du Barathre.

  13. Primaire à droite : Alain Juppé tente de reconquérir l’électorat féminin
    Le candidat, qui doit combler un retard bien plus important chez les femmes que chez les hommes, a choisi d’attaquer les positions de son adversaire sur l’IVG.
    Pour remobiliser, tout en séduisant ses électeurs de la gauche et du centre, le maire de Bordeaux place les droits des femmes au cœur de l’entre-deux-tours. «Je suis plus engagé sur la question de l’égalité homme-femme. Je veux lutter avec beaucoup de fermeté contre la violence faite aux femmes et lutter contre la précarité dont les femmes sont plus souvent victimes», affirme ce mardi matin le candidat sur les antennes d’Europe 1. Un choix loin d’être anodin pour le candidat de la droite et du centre, qui se dit ce mardi dans nos colonnes persuadé d’avoir «une position plus en adéquation avec la France d’aujourd’hui» que son rival, notamment sur les questions de société.
    Autre attaque venue du camp juppéiste destinée à semer le trouble quant au rapport aux femmes de François Fillon: ce mardi matin sur France Info, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a rallié le maire de Bordeaux, a assuré que l’ancien chef de gouvernement ne voulait pas d’elle comme ministre en 2009 car elle était enceinte. Une prise de position qu’il «a regrettée», note celle qui est parvenue à conserver son portefeuille ministériel malgré l’heureux événement.
    Ça n’est pas la première fois qu’Alain Juppé joue la carte féministe dans cette campagne. «L’idée d’une femme à Matignon me paraît tout à fait pertinente», avait lâché l’ancien premier ministre après l’officialisation du soutien de Valérie Pécresse. Mais il n’est pas parvenu à faire oublier les «juppettes», ces douze femmes nommées au gouvernement dont il était le premier ministre en 1995, la plupart à des fonctions subalternes. Huit d’entre elles avaient été débarquées à peine six mois après leur arrivée par celui qui «revendique le droit de regarder une jolie femme».

  14. Hubert Fauche
    Le FN ne lutte pas contre l’avortement.
    Florian Philippot, vice –président du Front national, a déclaré fin 2013 sur RTL que « Il n’y a aucune restriction du droit à l’avortement dans le projet du Front national » . Le FN n’est jamais revenu sur cette infâme déclaration.
    Le FN n’est pas crédible sur cette question ni sur d’autres comme l’action du lobby LGBT au FN.
    On aurait aimé que le FN fut un parti de convictions. Il n’est qu’une copie de l’UMPS.
    Il se fera sortir en 2017, c’est regrettable mais c’est ainsi.

  15. Patrick Buisson ne parle pas beaucoup de F. Fillon dans son livre “La cause du peuple”, mais l’anecdote qu’il cite illustre bien la position de M. Fillon sur ce sujet. Il l’a vu émettre en moins d’une minute deux avis diamétralement opposés sur un même sujet. Il a une propension trop importante à vouloir toujours être d’accord avec ses interlocuteurs.

  16. Il n’est aucunement besoin d’attendre pour dénoncer l’obligation d’avortement faite par la loi Veil/Giscard : LOI QUI NE propose RIEN d’autre. La femme acculée à ses soucis se trouve seule à devoir “choisir” du fait de cette loi. Choix entre quoi & quoi ? La proposition “charitable” d’avortement remboursé ou, l’abandon à elle-même qu’elle pressent si elle refuse. Qui plus est sans délai de réflexion…

  17. Sur BFM TV Pour Fillon l’imposteur affirme que l’IVG est un droit fondamental des femmes… Il ne reviendra pas sur le mariage homosexuel et les homosexuels pourront continuer à adopter…sauf que cette adoption ne sera pas “plènière”…il “n’a pas participé à une seule Manif Pour Tous, contrairement à RAFFARIN et MARITON”…si il était Maire il n’interdirait pas la campagne LGBT de Marisol TOURAINE… J’espère bien que FILLON sera le candidat de la Droite…car certes il peut empêcher Marine LE PEN d’accéder au second tour si elle s’y prend mal… mais si elle s’y prend bien elle peut aussi le battre au second tour! Cf analyse de Bruno Roger Petit (le valet de Bergé) http://www.challenges.fr/politique/pourquoi-fillon-est-une-inquietante-machine-a-faire-voter-marine-le-pen_439536 Il sera beaucoup plus dur de battre JUPPE…

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