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Bioéthique

Le Sénat débat en catimini de la recherche sur l’embryon

Le Sénat examinait hier soir la proposition de loi visant l’autorisation de la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires. Le texte, présenté à 22h30, a seulement fait l’objet d’une discussion générale avant que la séance ne soit levée à 00h30. Le Gouvernement était représenté par le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, qui a acté le soutien sans faille de la majorité présidentielle et du gouvernement à l’autorisation de la recherche sur l’embryon.

L’attribution du Prix Nobel de Médecine au Pr Yamanaka une semaine plus tôt pour sa découverte des IPS (alternative aux cellules souches embryonnaires pour la modélisation de pathologies et le criblage de molécules) ne fait pas vaciller cette posture idéologique. Et le ministre ose déclarer, sans noter le paradoxe, que dès que des alternatives « sérieuses » prendront le pas, la recherche sur l’embryon sera à nouveau interdite…

La séance de cette nuit laisse poindre un possible retour du texte lors de la prochaine niche RDSE, le 13 décembre. Les défenseurs de l’être humain, à la suite notamment de Bruno Retailleau, Charles Revet et Dominique de Legge, sénateurs présents dans l’hémicycle, seront au rendez-vous.
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La Directrice de l’Agence de la biomédecine, Madame Prada-Bordenave, sera auditionnée demain mercredi 17 octobre par l’OPECST.

La loi de bioéthique de 2011 avait marqué la nécessité d’accentuer le contrôle de l’Agence de la biomédecine par le Parlement notamment avec deux dispositions (article 50):

  • L’ouverture d’un débat public dès lors que les sujets de bioéthique sont abordés, à travers des états généraux. L’examen en catimi au Sénat hier soir n’était pas à la hauteur.
  • La présentation par l’Agence de la biomédecine d’un bilan comparatif de l’avancée de la recherche dans le monde sur les cellules souches. Ce rapport n’existe pas

Par ailleurs, la loi dispose que « dans un délai d'un an à compter de la publication de la présente loi, le Gouvernement remet un rapport au Parlement sur les pistes de financement, notamment public, et de promotion de la recherche en France sur les cellules souches adultes et issues du cordon ombilical ainsi que sur les cellules souches pluripotentes induites [NON-embryonnaires]» (article 44). Ce rapport n’existe pas non plus.
Quelles sont la validité et la légitimité de débats visant à réviser la loi de bioéthique de 2011 alors que les bilans obligatoires n’ont pas été présentés ?

La Fondation Jérôme Lejeune rappelle que ces débats fondamentaux engagent un choix de société qui ne peut en aucune manière rester confiné ni à des joutes d’experts, ni à des enceintes politiques mais doit être ouvert à l’ensemble des citoyens et au grand jour.

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3 commentaires

  1. Il y a derrière ce simulacre de débat un conflit d’intérêt manifestement gigantesque aux relents de cannibalisme nauséabonds.
    Madame Taubira en charge de la justice ferait bien de s’inquiéter du sujet plutôt que de promouvoir l’achèvement de la déstructuration de la société et Monsieur Vals de préparer les gardes à vue idoines plutôt que de caresser la presse dans le sens du poil avec des décisions non moins déstructurantes.

  2. C’est atroce, nous nageons en plein mensonge. Et c’est notre pays qui ose donner des leçons au monde entier. On croit rêver, mais non : tout est là.
    Ils osent persévérer dans leurs erreurs pour bien montrer à tous les brillants esprits catholiques qui (les dépassent souvent de la tête et épaules avec la grâce de Dieu) ne partagent pas leur idéologie qu’ils ne sont des manants. S’applatir ne marcherait pas non plus : lorsque l’Eglise s’est aplatie devant le monde, avec une relative bienveillance, et une charité (quelque peu mal ordonnée) touchante, ils en ont profité pour piétiner l’Eglise. Il faut Prier. Prier à la manière des capucins de Morgon. Nous disposons d’armes considérables. Convertissons-nous. Même la pauvreté est exquise en union avec le Seigneur.
    C’est en union avec le Seigneur, que nous sommes forts. C’est avec le Seigneur que nous pourrons survivre.

  3. Les idéologues ca osent tout, c’est meme à ca qu’on les reconnait !

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