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Bioéthique

Le Sénat a voté le projet aggravé de loi bioéthique

Le Sénat a adopté vendredi, en première lecture, le projet de loi sur la bioéthique par lequel il a autorisé, contre l'avis du gouvernement, la recherche encadrée sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires. La gauche a approuvé le texte tandis que la majorité s'est divisée. Le gouvernement a annoncé qu'il reviendrait sur deux mesures : l'autorisation de la recherche sur les embryons et l'ouverture de la procréation médicale assistée (PMA) "à tous les couples", donc aux homosexuels.

Parmi les interventions finales, relevons celles-ci :

P "M. Yves Pozzo di Borgo. – Notre groupe de l'Union centriste est partagé ; une courte majorité votera pour. Cinq s'abstiendront. Quatre, dont moi-même, voteront contre. Je sais cependant que c'est l'honneur du Sénat que de savoir approfondir les débats. Je pense notamment à la GPA. On nous affirme qu'il s'agit là d'une évolution inéluctable. Méfions-nous du modernisme et de l'idée marxiste, encore trop prégnante, d'évolution nécessaire : rappelons-nous le sentiment, issu de 1968, qui prévalut un temps sur la fin de la famille : on voit revenir les valeurs familiales en force depuis les années 80. Méfiez-vous donc des certitudes sur la GPA : rien ne dit que demain elle s'imposera. A titre personnel, je voterai contre ce texte, car je suis défavorable à l'ouverture de l'AMP aux couples homosexuels et à l'autorisation de la recherche sur les cellules souches embryonnaires.

Mme Marie-Thérèse Hermange. – […] Au terme de ce débat, je regrette un de mes votes : sur le transfert post mortem. À la suite de ce vote, j'ai vu, en commission, notre rapporteur bouleversé d'avoir à dire que ces embryons étaient voués à la destruction, ou à un don à autre couple. Mais le même problème se pose pour les 150 000 embryons surnuméraires. Entre interdiction avec dérogations et autorisation encadrée, il est vrai que la différence est symbolique plus que technique. La vraie différence eût été : oui à la recherche, quand elle ne porte pas atteinte à l'intégrité et à la viabilité de l'embryon. C'est pourquoi je ne voterai pas ce texte. J'ai eu le sentiment que certains voulaient que nous fussions les « scribes » des avancées de la science et je regrette que certains amendements aient été repoussés, comme celui de M. Retailleau, sur le financement de la recherche sur la trisomie 21. Je regrette surtout d'avoir à voter, pour la première fois, contre un texte du Gouvernement."

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2 commentaires

  1. Mais quand donc admettront-ils qu’évolution n’est pas synonyme de progrès? (et que les évolutions de la société actuelle sont en général exactement à l’opposé du progrès…)
    Cette tentation qui devient volonté d’aller toujours plus loin, de tout rendre possible, mais à la façon rouleau compresseur, sans se soucier de ceux que l’on écrase, est on ne peut plus totalitaire…

  2. Comme l’on voit qu’il est important d’avoir des députés cathioliques.
    Le Sénat n’a jamais raison in fine mais sans autre opposition ses dérives portent souvent.
    Quels sont les députés catholiques ?

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