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Sectes et satanisme

Le satanisme dans certaines musiques Metal et Gothic

Le père Benoît Domergue, spécialiste du satanisme, a écrit un article sur le sujet dans le dernier numéro de l'Homme nouveau. Extrait :

H "Certaines musiques de type Metal et Gothic sont également des vecteurs du satanisme en particulier avec des groupes que l’on rencontre régulièrement en France à l’occasion, par exemple, du Festival du Hell Fest à Clisson (banlieue sud de Nantes). Voici quelques-uns de ces groupes : Dimmu Borgir (groupe norvégien, album Death Cult Armageddon) ; Bewitched (suédois, album Rise of the Antichrist) ; Cradle of Filth (anglais, album Cruelty and the Beast) ; Ancient Ceremony (allemand, album The Third Testament) ; Christ Agony (polonais album Dæmoonseth) ; Temple of Baal (français, album Servants of The Beast) ; Celtic Frost (suisse, album To Mega Therion) ; Morbid Angel (américain du Nord, album Abominations of Desolation)… Les noms et les titres d’albums sont déjà très évocateurs ! Il faut souligner que les termes de «messe» ou de «cérémonie» sont abusifs et impropres car une «messe noire» n’est pas à proprement parler la célébration d’un mystère mais bien plutôt une profanation au sens le plus fort du terme. À l’occasion d’une Audience Générale, le pape Paul VI affirmait dans une phrase lapidaire que le démon est un «être vivant, spirituel, perverti et corrupteur». Les adeptes du satanisme peuvent aller jusqu’à rendre un culte à Satan et adoptent pour la plupart des conceptions et des pratiques dont voici quelques-unes des plus caractéristiques. Les prières – nous devrions dire les évocations de type spirite – sont le plus souvent écrites et lues à rebours ; le Discours des Béatitudes sataniques est une variante du Sermon sur la montagne déjà parodié par Frédéric Nietzsche : «Heureux les forts – Heureux ceux qui sont violents et ceux qui rient – Heureux les blasphémateurs… ils seront des disciples de Satan», etc. Les cierges liturgiques sont de couleur noire, le crucifix est renversé, les pages d’une Bible sont ostensiblement déchirées comme à l’occasion d’un concert donné par Marilyn Manson. Une hostie est généralement profanée à la suite d’invectives contre la Rédemption du Christ, en particulier lors d’une messe noire.

L’idéologie sataniste promeut également différentes formes d’homicides, qu’ils soient rituel, animal ou humain. Un meurtre rituel correspond à une defixio telle qu’elle est pratiquée dans la religion romaine antique, defixio que l’on peut traduire par envoûtement et correspond à la destruction d’un visage (vultus en latin) que le sorcier détruit (avec des clous, des brûlures…) dans l’espoir de nuire. […]"

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4 commentaires

  1. Si l’on croit au diable, c’est que l’on croit en Dieu. Non ?
    J’aimerai avoir des réactions sur ce sujet.
    Faut-il ne pas croire ni à Dieu Ni à diable, que de croire au diable ?
    Personnellement si je crois en Dieu, j’ai toujours eu beaucoup de mal de croire au diable.
    Taquineries !!!

  2. Celui qui ne croit pas au diable risque fort de lui donner la main sans le savoir…

  3. Dommage de citer cette partie de l’article et d’omettre l’essentiel.
    Car l’auteur conclut : “Nous croyons pour notre part que le satanisme est un des aspects les plus extrêmes de cette culture (note : de mort). Pour y répondre le Pape Benoît XVI promeut une nouvelle Évangélisation, à la suite de ses prédécesseurs, afin que l’espérance et l’amour renversent ce que le satanisme revendique avec tant de laideur et de désespoir, nous devrions dire désespérance.”
    Pour avoir côtoyé quelques uns de ces jeunes aficionados, il me semble que bien loin de leur jeter la pierre nous devrions leur parler de Jésus-Christ.
    Car enfin, objectivement, si nous ne sommes pas sauvés par la Croix Glorieuse, si nous ne sommes pas rachetés par la mort de Notre Seigneur sur cette croix, si nous ne sommes pas lavés par son sang répandu, alors que nous reste-t-il à espérer dans ce monde pourri par le mercantilisme?
    Ils n’ont pas tout à fait tord, vous savez. Ils ne sont pas du côté du manche et ils le savent. Le diable finalement ils le prient d’étendre le malheur aux autres comme à eux. La “folie de l’égalité”, comme disait Louis XVI dans son testament, les y incite.
    Et s’ils ne savent pas la joie que Dieu nous donne c’est parce qu’on ne leur en a pas parlé. C’est peut-être aussi parce que nous ne sommes pas joyeux. Non, nous n’avons pas tellement l’air d’être sauvés.

  4. Très bon article en effet du père Domergue, qui s’est bien penché sur la question et prends le soin de ne pas faire l’amalgame avec l’ensemble du style musical Metal ou Gothic.

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