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France : Politique en France

Le “revenu de base” de Christine Boutin

De Jeanne Smits dans Présent :

"Christine Boutin a de nouveau prôné dimanche un «revenu de base» dès la naissance pour tous les Français, élément phare de son projet présidentiel, précisant qu’il se ferait sans «charge supplémentaire» pour l’Etat, qui ne doit admettre «aucun déficit».

«Que l’on ne s’y trompe pas : je ne propose pas une “assistance en béton” ; je propose un revenu de base, reconnaissance que chacun a sa place en France, mais dont le montant pousse à la reprise d’activité», a-t-elle lancé. Elle veut «donner à tous un revenu de base de 400 euros pour les adultes et de 200 euros jusqu‘à 18 ans», en remplacement des «centaines d’allocations auxquelles plus personne ne comprend rien». Ce serait sans doute moins lourd à gérer que le fatras actuel. Mais quel étatisme ! Quelle pompe aspirante aussi ! Et si l’on rendait plutôt leur liberté économique aux familles en ne ponctionnant plus leurs revenus pour plus de la moitié entre taxes, impôts et charges ?"

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15 commentaires

  1. Elle semble parfois plus socialiste que les socialistes eux-mêmes…
    Dieu nous en préserve !

  2. Son “revenu de base” est-il soumis à impôt, ou sert-il seulement à alourdir les impôts de ceux qui travaillent pour gagner leur croûte?

  3. Cessons la fuite en avant vers le socialisme (qui est une caractéristique de la Révolution !).
    Quand tout va de travers, une seule solution : revenir à des choses simples et naturelles. L’État, oui, mais uniquement pour le régalien : la justice (en dernier recours : le corporatisme peut très bien gérer parfaitement un grand nombre de cas), la défense (et la sécurité de chacun) et la monnaie…
    C’EST TOUT ! Et c’est déjà un énorme travail !

  4. Singeries démagogiques de la Charité et de la Justice. Encore des vertus chrétiennes devenues folles!

  5. Oui, il est soumis à l’impôt, et tout le monde paie l’impôt.
    Quant à Jeanne Smits, elle démontre une fois de plus où est la fracture chez les chrétiens en France : ceux qui crient à l’Etat toute la journée pour dissimuler leur libéralisme, et les autres, qui se soucient politiquement des pauvres.
    [Très binaire comme réflexion. Et même, très dialectique.
    S’abriter derrière les bons sentiments (“se soucier des pauvres”) pour justifier une mesure de politique économique n’est pas très honnête. Le monde est plein de ces vertus chrétiennes devenues folles, folles car elles sont déconnectées des autres vertus. Et Chesterton donnait alors l’exemple de … la solidarité, déconnectée de la responsabilité et de la vérité, devenue singerie de la charité.
    Utiliser le terme “libéralisme” comme un objet discriminant ne grandit pas son auteur.
    Benoît XVI utilise pourtant ce terme à bon escient : “le libéralisme, sans cesser d’être libéralisme, mais au contraire pour être fidèle à lui-même, peut se lier à une doctrine du bien, en particulier à la doctrine chrétienne du bien, qui lui est connaturelle, offrant ainsi une contribution précieuse à la résolution de la crise.”
    MJ]

  6. Je m’étonne des réaction, l’idée n’est pas idiote si elle vise à remplacer les règles existantes (centaines de types d’allocations) , supprimer des milliers de textes de règles administratives sur les aides à percevoir et évidemment aussi les emplois publics ou parapublics liés à la délivrance de ces aides.
    Le vrai soucis de cette approche est qu’elle oublie que l’on n’est pas en 1950, c’est à dire que la mondialisation a eu lieu, et que donc on ne voit pas pourquoi le français aurait droit à cette allocation et pas l’anglais, l’algérien, le chinois ou l’indien… Et du coup cela crée une pompe aspirante si en face de cette allocation on ne met pas aussi des devoirs. La bonne question à poser est donc: si on donne une telle allocation, quel devoir en échange de celle-ci ?

  7. Maintenant elle n’a plus qu’à afficher ça par des panneaux 3*4 m partout en Afrique.

  8. @ JG
    Jeanne Smits est dans le droit fil de la Doctrine sociale de l’Eglise, celle de l’autonomie et de la responsabilité et celle des libertés et contrats possibles qui en découlent de manière subsidiaire.
    Il est évident que les dizaines d’aides dites sociales ou familiales qui existent avec les organismes qui les gèrent, ou qui en vivent par les subventions, sont une caricature de la justice et de la charité.
    De la justice qui n’est pas la redistribution, et de la charité qui passe par le don.
    Il faudrait donc restituer aux français la gestion de l’argent de leur protection sociale, maladie etc…. et de leur retraite, et par la libération de la vie associative et des fondations, redonner sa pleine mesure à l’économie du don.
    Car un libéralisme se raccrochant à la notion de bien commun est la seule solution pour décrocher la pieuvre sangsue Etat de l’ensembles des activités de la société, dont il ne devrait être que le garant ou l’arbitre, et non le dirigeant et le gestionnaire.
    Pour arbitrer entre socialisme et libéralisme, il conviendrait d’examiner les 200 dernières années : le seul système qui organise immanquablement l’oppression, la dictature, la pénurie et l’arriération est le socialisme.
    Que le libéralisme puisse n’être qu’un matérialisme de la consommation, l’expérience le démontre également : mais son efficacité matérielle est incontestable et il demeure toujours amendable par la qualité morale et la volonté collective des nations et des sociétés : le ”triomphe” de la démocratie ne laisse par d’autre défi aux catholiques.
    Ce n’est pas de la faute du libéralisme si les nations riches et ”chrétiennes” d’Europe ont choisi le suicide démographique, l’avortement, et la promotion de l’homosexualité comme norme sociale.
    Pour en revenir à C. BOUTIN à Jeanne SMITS, on pourrait même imaginer que les familles ne soient plus aidées par des allocations familiales, mais par le remboursement de la fiscalité spécifique à leur taille et à la consommation et investissements qui leur sont propres : la question du financement de la substitution de populations par l’immigration serait ainsi définitivement réglée, avec son cortège de ”clandestins” émargeant officiellement à nos comptes sociaux et encombrant certaines de nos écoles, de contrôles policiers etc…….
    Pas de revenu, pas d’aides sociales, sauf exceptions et drames individuels, ce qui ouvrirait un secteur nouveau aux oeuvres caritatives, l’économie du don.

  9. Bravo PG : 100% d’accord avec vous !

  10. Une usine à gaz de plus, des français assistés de la naissance à la mort. Mais pourquoi ne prend elle pas des vacances prolongées, cette C. Boutin.

  11. ‘’Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays.’’
    John F. Kennedy
    “on n’hérite pas la terre de nos ancêtres, on l’emprunte à nos enfants”
    St Exupéry
    Mais avec une idée comme celle du PCD , tout individu devient un créancier , il entre dans une logique de dus …

  12. @PG : bien vu.
    Je préfère cependant parler de capitalisme ou d'”économie libre de marché” (Jean-Paul II) plutôt que de libéralisme.
    Le terme “libéralisme” est trop ambigu.

  13. PG
    Vous vous trompez lourdement quand vous croyez que sous un régime libéral, les associations caritatives, de protection du peuple, et les corps constitués peuvent survivre et se développer. Vous vous trompez devant l’histoire, et je vous conseille de vous pencher sur ce qui s’est passé au XVIIIè en France et en Angleterre, avant même la Révolution française : vous y verrez que le libéralisme, qui n’avait que l’essor du commerce en vue, a détruit toutes les protections sociales. Vous verrez qu’ensuite les hommes et les mouvements qui ont recréé ces corps étaient tous des socialistes ou des catholiques sociaux, qui ont lutté contre votre sacro-saint libéralisme pour imposer une justice minimale.
    Le libéralisme n’est pas du tout la bonne solution pur se débarrasser de l’Etat puisqu’ils marchent au même pas progressiste depuis 200 ans. Je vous conseille la lecture de Michéa à ce sujet.
    Enfin ne soyez pas trop imprudent dans votre louange du libéralisme : voyez le régime de Pinochet, et demandez-vous par quoi il a été inspiré, par exemple.

  14. @ JG
    Le XVIII ème français était d’Ancien Régime et la société y était une société d’ordres, avec un régime de corporations pour les métiers, l’industrie n’existant quasiment pas. Les protections professionnelles collectives existaient, imparfaites sans doute, et les corporations étaient parfois très opposées au progrès technique (ainsi au Fbourg St Antoine, quartier de fabriques elles étaient interdites), mais le système fonctionnait : ce sont les lois d’Allarde, dit décret dAllarde, en mars 1791 interdisant toute association y compris professionnelle, et Le Chapelier, de juin de la même année proclamant dans l’esprit du Contrat social totalitaire rousseauiste, qu’il “n’est permis à personne d’inspirer aux citoyens un intérêt intermédiaire, de les séparer de la chose publique par un esprit de coopération”.
    Or Montesquieu libéral modéré, monarchiste constitutionnel, avait mis en valeur les corps sociaux intermédiaires, ce que refera Tocqueville après la révolution : mais c’est le côté étatiste, jacobin, centralisateur, pré-socialiste, anti girondin, qui avait triomphé dès 1790. Le Chapelier fut l’un des fondateurs du Club des Jacobins, et l’un des instigateurs de la Constitution Civile du Clergé et de la confiscation des biens ecclésiastiques.
    Comme libéral, on fait mieux.
    Le commerce n’est pas une tare morale : le Moyen age l’a pratiqué à grande échelle, et c’est même une des explication de la prospérité économique et fécondité intellectuelle médiévale. Il y a eu une mondialisation européenne au XIIIème siècle.
    MICHEA est un étatiste socialisant, qui ne parvient pas à intégrer la notion de liberté de la personne dans son raisonnement. Il est évident que si on juge la personne comme infantile et devant avoir l’Etat comme tuteur perpétuel, alors le socialisme est LA solution.
    Si comme le christianisme, on estime que la liberté spirituelle permet des choix moraux et celui du Bien commun collectif, alors la liberté est créatrice : c’est la position de l’Eglise et particulièrement de la DSE depuis le XIX ème. Les catholiques sociaux n’eurent pas le même combat que les socialistes : ils demandaient des lois protégeant les plus faibles puis préconisèrent les libertés d’associations, et créèrent les premières mutuelles et coopératives, etc…. alors que les socialistes demandaient la protection de l’Etat comme seule norme de justice.
    Leurs critiques sur la situation ouvrière furent communes, mais elles n’avaient rien de commun quand aux buts et réalisations : il faut cesser de croire que la justice sociale passe par un peu de socialisme et d’étatisme, et ne pas confondre normes morales inspirant les lois, avec morale d’Etat prétendant construire la justice. C’est en cela que les utopies et discours de ”troisième voie” ou de distributisme, flottant entre étatisme et libre marché, sont comme le pâté d’alouette au cheval : un cheval de socialisme plus une alouette de libertés provisoires.
    Or la base naturelle de toute économie, l’observation historique le montre, est une prospérité diffusée par la propriété et structurée par les corps intermédiaires. Le jour où une autre réalité que le marché la propriété et les libertés civiles y parviendront, alors le socialisme qui nie ces réalités humaines sera le paradis terrestre. Et Karl Marx le vrai messie.
    En attendant, revenons sur terre : elle est la création anti utopique.

  15. vive la reprise d’une idée franc maçonne

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