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Pays : International

Le retour d’une idéologie sanitaire

Le retour d’une idéologie sanitaire

Ariane Bilheran fait écho à la publication en 2014 par l’historien Johann Chapoutot du texte « Éradiquer le typhus : imaginaire médical et discours sanitaire nazi dans le gouvernement général de Pologne (1939-1944) ». En résumé, elle rappelle que ce qui a justifié la persécution puis l’éradication des Juifs fut ni plus ni moins une idéologie sanitaire :

Au hasard de mes recherches, je suis tombée sur un article de 2014, rédigé par l’historien Johann Chapoutot (cf. infra en pièce jointe, pour une lecture complète).

Cet article se nomme :

« Éradiquer le typhus : imaginaire médical et discours sanitaire nazi dans le gouvernement général de Pologne (1939-1944) »

Et je découvre alors, car en définitive jamais cette partie de l’Histoire ne m’avait été enseignée aussi clairement, que ce qui a justifié la persécution puis l’éradication des Juifs fut ni plus ni moins qu’une idéologie sanitaire.

Qu’est-ce qu’une idéologie ?

C’est une croyance délirante qui s’orchestre autour d’une folie raisonnante (produite par une paranoïa individuelle et/ou collective), et caractérise le totalitarisme selon Hannah Arendt.

Le totalitarisme n’existe en effet pas sans idéologie.

Et cette croyance délirante d’apparence pseudo-logique veut absolument que la réalité de l’expérience se plie à elle ; la pensée n’est plus régulée par le retour d’expérience ; elle s’impose en tant que certitude délirante sur l’expérience, interprète et déforme la réalité pour la faire plier sous sa folie, et la lire au travers du prisme de son dogme qui ne souffre d’aucune remise en question (cf. mon article « Terrorisme : Jeunesse, idéaux et paranoïa »).

Alors, tout simplement, je voudrais ici publier des extraits de cet article de Johann Chapoutot en incitant les lecteurs à aller lire en entier ce travail.

L’immense mérite de cet article en effet est, au-delà d’une reconstitution historique des faits qui ont conduit les Nazis à l’apogée de leur délire paranoïaque collectif, à savoir l’extermination de masse, de permettre de réfléchir au statut de ce qu’est une idéologie, qui plus est de type sanitaire, et comment l’idéologie orchestre le délire collectif et partant, organise le totalitarisme dans ses pulsions liberticides et mortifères, l’obsession xénophobe étant en définitive applicable aux épidémies, aux microbes et aux bactéries, puisque la psychose paranoïaque s’enracine aussi dans sa folie sur l’hypocondrie (crainte des maladies) délirante.

Ce qu’il convient de noter également, c’est qu’outre la propagande liée à l’idéologie sanitaire, justifiant les maltraitances, les persécutions et l’extermination massives, les Nazis créaient le problème (répandre l’épidémie) qu’ils prétendaient ensuite résoudre, pour « sauver » l’Allemagne.

L’on découvrira dans cet article la fermeture des frontières d’Allemagne, et la mise en place des certificats sanitaires et de visa sanitaire pour restreindre la mobilité des citoyens.

Je souhaite également rappeler que les couvre-feux, horaires de sortie, mises en quarantaine etc. ont fait partie des lois spéciales encadrant les ghettos juifs.

Et que les Nazis avaient assimilé l’épidémie de typhus à la peste, comparaison reprise par certains dirigeants politiques sur la situation mondiale vécue depuis début 2020.

Libre à chacun d’estimer que notre présent n’a rien à voir avec une quelconque idéologie sanitaire.

Libre à chacun de penser qu’il y a pire que le totalitarisme.

Pour ma part, je ne vois pas de plus grand danger pour l’humanité qu’un totalitarisme d’essence mondiale, avec son lot de destructions de masse à venir, qui font nécessairement partie du mode de pensée idéologique totalitaire.

L’avenir nous renseignera. Les véritables historiens feront leur travail.

Il est très rare de comprendre sur le moment les enjeux de sa propre époque, nous n’avons pas le recul.

C’est rarement sur le moment même d’une situation de panique que l’on y voit clair.

Et c’est aussi pour cela qu’il convient de se méfier des décisions politiques prises dans la précipitation sur la panique des peuples.

D’où viennent ces épidémies ?

Sont-elles aujourd’hui partiellement ou totalement créées, comment et par qui ?

Cette question peut-elle même simplement être posée, dans la mesure où l’Histoire nous a démontré que tout est possible, les Nazis l’avaient bien fait, en se posant en sauveurs pervers de situations épidémiques qu’ils avaient eux-mêmes créées ?

L’idéologie nazie, financée à l’époque par le grand Capital et de grands financiers et industriels est-elle définitivement morte ?

Y a-t-il une ou plusieurs idéologie(s) masquées véhiculées dans les médias de masse ?

Comment le pouvoir s’empare-t-il des épidémies pour orchestrer des régimes totalitaires ?

A qui profitent toute cette détresse mondiale, ces morts et ces souffrances, ces désastres économiques etc. ?

Certains s’enrichissent-ils davantage tandis que d’autres tombent dans la misère ?

Quelle est la chaîne de décisions, depuis le financeur et le commanditaire jusqu’à l’exécutant ?

Quelle est l’origine des toutes les premières décisions, et quelle est sa validité épistémologique ?

Quel est le bilan des décisions politiques prises ?

Est-on en train de basculer dans le totalitarisme, et quelle est la suite des prétentions politiques à masque sanitaire ?

Etc. etc. etc.

Chacun, en tant qu’esprit libre, a le droit de réfléchir à ses propres réponses, mais surtout de se poser les questions préliminaires à l’investigation, à savoir les 7 questions de Quintilien : Quoi, Qui, Quand, Où, Comment, Combien, Pourquoi, avant d’y ajouter la fameuse question de Cicéron : à qui profite le crime (cui bono) ?

La mesure, l’équilibre, la tempérance, le doute et la prudence sont souvent nécessaires pour éviter d’aventure de se retrouver malgré soi avalé dans une idéologie, lorsqu’elle s’emballe.

Et surtout pour pouvoir mettre des limites à ses folles prétentions.

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11 commentaires

  1. Nous n’avons pas la pièce jointe à ce bon article qui pousse à réfléchir.
    un peu Idem pour Annie Laurent et son article Fils d’Abraham du 18 mars emprunté à Clarifier : il n’est pas mentionné que des dons peuvent être apportés à ISMERIE.

  2. merci, j’ai compris, le lien c’est ‘Ariane Bilheran fait écho’.

  3. C’est vrai, dans Mein Kampf, Hitler invite à erradiquer le typhus et le choléra. Il prévoit peut-être quelques victimes colatérales juives, mais le principal problème du nazisme, c’est son obsession sanitaire.

  4. Excellent article.
    J’encourage le Salon Beige dans cette voie.
    Je trouve le Salon Beige bien trop timide depuis le début de cette crise mondialiste (un an déjà !), et je ne le suivais quasiment plus, ainsi que la plupart des sites tradis, hormis Jeanne Smits. J’en suis réduit à suivre des alerteurs aux religions hétéroclites…
    Il va falloir rejoindre, et idéalement en prendre la tête, la résistance du genre humain face à cette attaque d’une violence incroyable.

  5. Bonjour à tous. J’ai lu et je n’ai pas mordu.
    Je reste sur ma faim après un tel article. Le début mentionne le délire collectif lié à la définition de Hannah Arendt., la croyance délirante. C’est actuel en 2021. Je souscris à cet aspect de l’article.
    Ensuite la logique de ce que le nazisme a véhiculé comme ‘peste’ n’a rien à voir avec la situation actuelle en Occident qui est une imitation de ce qu’a fait la Chine. La Chine a masqué, surveillé, … et sa population télésurveillée est ‘libérée’ pour produire. Le nazisme était dans une logique impériale de conquête de territoire par la guerre, par la guerre injuste. Ce n’est pas la situation actuelle. Mais mon propos ne veut pas signifier que la dictature sanitaire actuelle n’est pas en lien direct avec une soft tyrannie mondialiste qui se répand comme une pandémie nihiliste. On ne va pas nous tuer (IVG, Euthanasie, c’est bon !), on va nous deshumaniser en nous coupant de l’Alliance et de l’humano-divinité. ‘Voir Dieu’ est la tension sous-jacente du carême, du chrétien historiquement ancré et renouvelé. Alors si nous avons l’habitude d’avoir le visage masqué, il n’est plus tensio-actif de chercher la Face de Dieu-Jésus. Le covidisme devient un transhumanisme anti-Alliance, anti-Homme.
    En Occident décadent, on passerait du paganisme du dieu-allemand de la liturgie nazie, du paganisme soviétique du dieu-parti
    au paganisme du dieu-infra-homme du mondialisme onusien de la Terre-mère. L’Incarnation serait outée, la Croix plantée serait abattue par l’indifférentisme séculaire des sécularistes et autres naturalistes.

  6. Personnellement je vois clairement la montée du fascisme depuis Hollande et avec Macron une dérive vers le nazisme de plus en plus prononcée.

  7. Un gd merci de nous avoir présenté cet article de haute qualité.
    Rapplons au passage que l’auteur de l’article initial, Johann Chapoutot, est LE spécialiste universitaire français du nazisme et ne peut donc souffrir d’aucune suspicion de quoi que ce soit.

    • Je ne peux pas souscrire à cette affirmation d’autorité : “Johann Chapoutot, est LE spécialiste universitaire français du nazisme et ne peut donc souffrir d’aucune suspicion de quoi que ce soit.”
      Chapoutot peut être vu comme un historien politiquement correct qui répète ce que l’on sait.
      Paul Weindling et Götz Aly (livre : Les anormaux) sont beaucoup plus courageux et pertinents sur l’eugénisme et la “mort miséricordieuse”. Voir le livre “Comment Hitler a acheté les Allemands”, livre bien plus connu que “les anormaux”, livre qui dérange et dérange encore, à la différence de Chapoutot.

      • Boh… je ne m’adressais pas forcément à vous. C’est surtout que son exposé se rapproche finalement pas mal des thèses révisionnistes sur le génocide des Juifs. De ce que j’en connais un peu, ces derniers s’appuient beaucoup sur une version prophylactique de l’extermination juive. Elle est ici largement abordée sans nier en même temps le prétexte raciste.

  8. N’oublions pas l’action de deux “influenceurs” planétaires :
    – dans les années 30, Margaret Sanger, fondatrice du planning familial, préconisait une limitation de la population mondiale à 500 millions d’êtres humains ;
    – plus près de nous, Bill Gates, informaticien de génie, mais “philanthrope” discutable, souhaiterait ramener cette population à 2 milliards.
    Les moyens utilisés sont les mêmes : avortements massifs et stérilisation des femmes du Tiers-Monde (en attendant d’en étendre le “bénéfice” à toutes les nationalités “non essentielles”).
    Si on rajoute l’euthanasie qui s’étend à des pays de plus en plus nombreux, ces vœux devraient se réaliser dans le cadre du Great Reset…

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