Bannière Salon Beige

Partager cet article

Culture de mort : Avortement / Liberté d'expression

Le procès de Philippe Isnard est politique

De Jeanne Smits dans Présent de demain :

L "Philippe Isnard est menacé de révocation de l’Education nationale pour avoir montré ce qu’est un avortement, et attend désormais si une sanction va lui être appliquée. […] La commission paritaire qui s’est tenue mercredi, pour décider d’une éventuelle sanction plus lourde, voire définitive […] a été d’une exceptionnelle longueur. De 14 heures à 21 h 30 s’est livrée une bataille de mots, intense, fondamentale.

Car la question est de savoir s’il est possible, aujourd’hui, pour un enseignant français, d’émettre à propos de la loi Veil autre chose que des propos laudateurs. Philippe Isnard n’a-t-il pas reçu une lettre du ministre Luc Chatel affirmant que les professeurs qui dépendent de l’Education nationale n’ont pas le droit de remettre en cause la loi sur l’avortement ? La sanction de Philippe Isnard alourdirait encore le tabou. Elle imposerait donc encore bien davantage l’obligation de se courber devant « le droit à l’avortement, conquête des femmes » qui est déjà affirmé dans les manuels scolaires de nos collégiens. Elle empêcherait tout débat. […] Si la sanction tombe, alors toute critique de toute loi est scandaleuse. Et les commissions paritaires auraient du pain sur la planche !

Mais pour l’heure, Philippe Isnard est dans l’attente. Il a traversé l’épreuve houleuse de l’audience, aux côtés de son avocat Rosny Minvielle et des témoins dont il a été prié de fournir la liste dix jours avant le 9 mars, la réciproque n’étant pas vraie. L’administration avait elle aussi ses témoins, dévoilés à l’audience seulement. Egalité de traitement ? Mais ce n’est pas la seule irrégularité de cette affaire. Alors que seuls les recteurs d’Académie sont compétents pour prononcer une sanction comme la suspension provisoire qui a démarré, pour Philippe Isnard, le 24 novembre dernier, il se trouve que c’est le ministre lui-même qui a pris la décision en réponse à la pression médiatique. Et le recteur d’Académie a simplement suivi, plusieurs jours plus tard. Justice ? Ni Philippe Isnard, ni son avocat n’ont eu accès aux pièces authentiques du dossier : cela leur a été refusé. Voilà donc une affaire dont le déroulement montre à quel point elle est politique.

Les 38 personnes qui ont assisté à la commission paritaire, tout comme le ministère de l’Education nationale, sont tenus au secret en ce qui concerne l’audience ; la commission donnera un avis non contraignant. On n’en dira donc pas davantage pour l’heure. En revanche, le service de communication du rectorat d’Aix-Marseille m’a précisé que les délais de notification de la décision à Philippe Isnard pourraient atteindre plusieurs semaines."

Selon mes informations, les 38 membres ont émis un avis contre Philippe Isnard.

Les principes non-négociables n’ont jamais été si attaqués. Aidez le Salon beige à contre-attaquer et à promouvoir la culture de vie !

Partager cet article

21 commentaires

  1. Procès stalinien!

  2. Et comme le journal Present est censuré dans les administrations, les hôpitaux, les écoles et les entreprises par les plateformes de filtrage (https://picasaweb.google.com/gasman72/CensureDuNet#5578439111446691858), ce professeur courageux ne pourra toujours pas être entendu du grand public et aucun débat n’aura lieu.
    Je ne vois qu’un Zemmour pour faire entendre un avis divergent dans la GRANDE presse.

  3. C’est ça, c’est ça, qu’ils s’écartent de plus en plus de la réalité “de terrain” et de la vérité. Qu’ils trichent…
    Un jour, on fera LEUR procès. Le combat sera long et difficile, mais il sera victorieux.
    Prions (40 days for life)

  4. Va-t-on Brûler Philippe Isnard au nom de la nouvelle religion du Progrès contre l’humanité ?

  5. Ils imposent l’avortement mais ne veulent pas que le “bas peuple” sache ce qu’il est vraiment dans toute son horreur. Ils ne veulent pas de la liberté d’en débattre parce qu’ils ne croient pas à lé liberté.
    Cette double attitude est typique de l’esprit des dites “Lumières”. Quelques esprits se prétendant plus “éclairés” que les autres, s’arrogent le droit de dire à “la masse”, ce qui doit passer pour être le “bien” et le “mal”. Comme disait Voltaire : “La vérité n’est pas faite pour tout le monde. Le gros du genre humain en est indigne.”! (Lettre à Damilaville, co-auteur de l’Encyclopédie, 1.10.1764)

  6. il faudrait voir ce que la cour européenne des droits de l’homme en pense

  7. Le résultat de ce procès, s’il va à l’encontre de la vérité, poussera l’ensemble des professeurs, et les catholiques en particulier, à se poser la question de la légitimité d’enseigner dans un système qui aura montré au grand jour son vrai visage. Cette affaire est gravissime, et va bien au-delà du cas de ce courageux professeur. Et pendant ce temps, d’autres lavent le cerveau de nos enfants en toute impunité, et d’autres encore sont totalement incompétents mais gardent leur poste parce qu’ils en sont titulaires… Le droit à l’objection de conscience va devoir être étendu aux enseignants, aux parents et aux élèves.

  8. Alerte rouge !
    http://cril17.info/
    En un mot, Philippe ISNARD va-t-il faire l’objet d’une frappe ciblée par le chapelain de Saint Jean de Latran, avec la bénédiction tacite ou non de l’Eglise de France, ralliée à la République et à son oeuvre de mort ?

  9. 38 avis sur 38 : contre ???
    Soit ces personnes sont muselées, soit elles sont endoctrinées.
    Pour l’observateur extérieur, qui semble donner raison à M. Isnard (et pour nombre de ses élèves), c’est insensé.
    On dirait un cauchemar. Cette affaire est un excellent révélateur du totalitarisme mou et “bien-pensant” dans lequel nous évoluons.
    Il n’était qu’à entendre les partisans opposés à M. Isnard sur Radio Notre Dame (représentant différentes instances de l’Education Nationale), pour se rendre compte que nous avions là des militants enragés, du même acabit exactement que ceux que nous rencontrons ici et là, sur d’autres fronts, et qui forment la nouvelle Police de la Pensée. M. Isnard, lui, bafouillant quelquefois, stupéfait, était plus convaincant, et il parlait du coeur au coeur.

  10. Je suis prof d’Histoire-géo dans le Public, et moi aussi j’ai fait, il y a 2 ou 3 ans, un débat sur l’avortement dans le cadre du programme d’ECJS en lycée.
    Le cours a consisté à faire faire à 2 élèves un exposé , dont ils ont choisi librement le thème dans le cadre du programme. Thème choisi par eux : l’avortement.
    Sur les deux élèves, un était opposé à l’avortement et l’autre était pour. ILs s’étaient choisis librement pour former le binôme en acceptant leurs différences mutuelles d’opinion qui ne remettait pas en cause leur amitié. N’est-ce pas l’idéal démocratique que de transcender ses différences ? Travaillant ensemble selon les consignes (qui sont d’apporter, sur chaque dossier traité, arguments pour et arguments contre)ils ont chacun apporté des arguments pour faire un débat éclairé et contradictoire avec le reste de la classe (comme les consignes l’exigent). Celui qui était opposé a projeté sur écran des photos de foetus avortés. Celui qui était favorable a donné ses propres arguments sur la “liberté de la femme”.
    L’exposé, du fait de la diversité des opinions du binôme, a été très riche et argumenté : un “débat” intelligent et contradictoire, très réfléchi, répondant ainsi parfaitement aux objectifs des programmes qui est de former un citoyen à l’esprit critique et non un mouton. Sans diversité d’opinion, pas de réflexion ou de démocratie, mais une vision imposée sans intelligence. Un moule uniformisant et abêtissant.
    J’ai noté les élèves et leur ai mis la même note, sans prendre parti, en fonction de leur respect des consignes qui était de mettre en place un débat avec arguments contradictoires. Une excellente note.
    Questions :
    -ayant toléré que des idées opposées à l’avortement soient exprimées en classe, suis-je révocable ? Aurais-je sinon dû faire taire mon élève et ne faire parler que l’autre pour éviter le débat ?
    -aurais-je dû mettre une mauvaise note à l’élève opposé à l’avortement et une bonne à celui qui a fait la partie sur les arguments en faveur de l’IVG, alors que chacun a argumenté selon les consignes que je donnais pour chaque thème abordé dans la classe pendant l’année ?
    -aurais-je dû entamer une procédure d’exclusion contre mon élève défavorable à l’avortement, le coller, le sanctionner, sortir de ma neutralité pour le convaincre que l’avortement, c’est génial et toutes les femmes adorent se faire avorter ?
    Mon épouse étant par ailleurs sage-femme, comment ne pas dire que les femmes qui se font avorter pleurent pour la plupart avant l’intervention, et que le personnel, l’acte étant fait, évite au maximum le contact avec ces femmes qui restent seules psychologiquement, abandonnées ? Que ma femme, qui a toujours fait fonctionner l’objection de conscience pour ne pas compter après les aspirations les morceaux de bras ou de jambes déchiquetés ni participer en aucune manière à l’avortement, a parfois été la seule à consoler ces femmes abandonnées dans les couloirs des hôpitaux et livrées à leur détresse traumatique liée à l’intervention ? A croire que les défenseurs des femmes ne sont pas les pro-IVG, mais les anti-IVG. Les collègues de ma femme, quand elles comptent les morceaux pour être sûr qu’il n’en reste pas dans l’utérus, sortent blêmes de la salle et reconnaissent que la position de mon épouse n’est pas absurde ou sectaire. Dans l’hopital où travaille mon épouse, 3 ou 4 sage-femmes font de l’objection de conscience.
    L’hypocrisie de notre société est atroce. Isnard devrait demander l’asile politique aux EU, c’est un dissident qui a commis un “délit de neutralité” alors qu’on veut nous imposer une opinion, on marche sur la tête. On veut faire du prof une machine à formater et non pas un enseignant formant un citoyen éclairé construisant sa propre opinion après avoir entendu divers sons de cloches qui doivent surgir dans une société pluraliste et démocratique. Les décisions qui viennent vont engager fortement la France soit dans la voie du totalitarisme, soit dans celle de la démocratie.

  11. A Antigone,
    pour l’asile politique il vaudrait mieux qu’il s’adresse à la Russie.
    merci pour votre éminent témoignage.

  12. à Antigone ! Merci pour votre très précieux témoignage !
    Si je peux ajouter un avis :
    quelle que soit la décision qui sera prise à l’égard de notre héros de Manosque, je crois que vous avez un rôle extrêmement important à jouer dans cette affaire, en tant que collègue professionnel !…
    Comme vous l’avez vous-même déjà écrit :
    ” Les décisions qui viennent vont engager fortement la France soit dans la voie du totalitarisme, soit dans celle de la démocratie.”
    Mais ceci est une autre histoire, dont une page pourrait peut-être s’écrire sur ce blog ! …

  13. On ne va pas être engagé dans la voie du totalitarisme car on y est déjà plongé jusqu’au cou depuis longtemps.
    Le fait qu’apparemment on ne s’en rende pas compte signifie qu’on ne va évidemment rien faire pour en sortir. La liberté est morte en France. 38 sur 38, c’est tout dire.

  14. qui a une idée ?
    Comment peut-on aider Philippe Isnard ?

  15. Procès digne du KGB !
    Pour l’éducation nationale au mains des bolcheviks, rien d’étonnant !
    Il faut absolument casser ce système, et cela passe par la promotion du hors contrat.

  16. Merci Antigone pour votre témoignage. Transmettez mon admiration et mes encouragements à votre épouse. Qu’elle continue de briller dans les ténèbres avec courage. Voilà ce qu’est une “sentinelle de l’invisible”. Et bonne continuation à vous aussi, après de vos élèves. j’ai beaucoup souffert moi-même des cours d’ecjs et de sciences lorsque j’étais encore au Lycée…et je pense souvent aux générations d’élèves qui subissent les mêmes formatages : c’est un vrai martyre de l’innocence…j’aurai aimé alors avoir un prof comme vous! continuez!

  17. Question stupide.
    Est-ce que ce n’est pas Prochoix qui a choisi cette opportunité pour se faire de la publicité et du même coup montrer que ses subventions sont justifiées ou du moins son combat?
    Car sans ces quelques parents aidés ou poussés par cette association pro-avortement, jamais cette affaire n’aurait fait autant de vagues.
    C’est du moins ce qui me semble à ce que j’en sais.
    La capacité de nuisance de tous ces parasites sociaux et moraux n’est pas à sous-estimer.

  18. je relance mon message de 17:50:
    Qui a une idée ?
    Comment peut-on aider Philippe Isnard ?

  19. à minimaus ; suite à votre relance et si la modération le permet …
    Il y a, je crois, 3 idées qui s’imposent d’elles-mêmes !
    * 1 / prenez contact avec Philippe Isnard via le site http://proviefrance.blogvie.com/
    * 2 / au nom de la DSE ardemment défendue sur le SB, et par simple application des principes de capillarité et de subsidiarité, il devrait être possible d’imaginer une initiative en ce temps de Carême, où nous sommes tous invités à une écoute attentive de l’Esprit Saint ! …
    3 / si vous souhaitez aller au-délà et prolonger la discussion, on peut en parler ailleurs, pour ne pas abuser de l’hospitalité du SB !…

  20. @raphael charles merci pour votre réponse ;

  21. Je pense qu’il faudra sans doute à ce courageux professeur d’entamer une longue et onéreuse procédure administrative juridictionnelle.

Publier une réponse

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Privacy Settings saved!
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services