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L'Eglise : L'Eglise en France

Le premier lieu d’engagement du laïc est dans sa vie familiale, professionnelle, politique, associative

La Nef du mois de mars nous invite à relire l'intervention de Mgr Le Saux, évêque du Mans, prononcé lors du colloque organisé par la Communauté de l'Emmanuel sur le thème "Prêtres et laïcs dans la mission". On pourra lire l'intégralité de son intervention ici. Extraits :

Mgr le saux "(…) Beaucoup de laïcs sont surtout engagés dans le service de la communauté chrétienne, dans les paroisses, les mouvements, la chorale, le catéchisme, la liturgie…Je ne reviens pas sur le côté positif de tout cela. Il est inimaginable aujourd'hui de penser la vie de nos communautés sans cela. Mais il me semble qu'il y a un véritable risque d'oublier que le premier lieu d'engagement du laïc est dans sa vie familiale, professionnelle, politique, associative, que la première exigence réside dans le rayonnement de la vie baptismale dans le monde. Il y a un risque à proposer comme modèle du laïc engagé quelqu'un qui est au service interne de la communauté chrétienne. Alors que le véritable modèle est celui qui vit pleinement sa vie du baptême au milieu du monde, pour le transformer (…)

En France, on parle aujourd'hui de crise des vocations, et les chiffres sont là. Le nombre de prêtres a considérablement diminué. Je pense qu'en réalité il y a une crise de la vie baptismale. Etre chrétien consiste à fonder sa vie dans le Christ, à accueillir la vie du Christ et se laisser transformer. Comment susciter un élan de sainteté, au sens de l'appel universel à la sainteté du Concile Vatican II, chez tous les baptisés ? Les vocations spécifiques ne peuvent éclore que dans une communauté chrétienne traversée par un véritable élan de sainteté. C'est parce que tous tendent à la perfection de la charité que certains par appel de Dieu peuvent répondre à un appel particulier. Si les chrétiens vivent comme des païens, il n'y aura plus de vocations à être prêtre. En ce sens, je pense que les services des vocations ne servent à rien. Le service des vocations est la communauté chrétienne dans son ensemble. Je m'interroge quand je vois des communautés chrétiennes dites vivantes ou dynamiques où il n'y a pas eu de vocations particulières depuis 30 ou 40 ans."

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9 commentaires

  1. moi, je veux bien, mais essayez donc de faire ce qu’il dit au boulot……C’est la mise en quarantaine assurée !

  2. C’est pas mal pour quelqu’un issu de l’Emmanuel… non, je suis injuste, si désormais en France, il y a le psaume entre les 2 lectures et pas un chant idiot, si désormais en France, il y a le retour de l’adoration du Très St Sacrement, on le doit un peu/beaucoup aux communautés charismatiques.

  3. Aramis ,je pense qu’il ne faut pas trop dire car la majorité des gens ne comprenne pas le langage du Chrétien.Il faut impressionner par sa conscience dans le travail,sa force ,son amabilité,sa disponibilité envers les autres ,sa charité ,sa droiture .Vous verrez a ce moment là la confiance que les gens vous manifesteront .Cela suffira .En fait vivre les vertus humaines .Ne pas cacher que vous allez à la messe ect………

  4. @ Aramis,
    Il n’est pas nécessaire de dire mais d’agir : un chrétien se voit… il rayonne.
    Je peux vous assurer que mon comportement au boulot tranche singulièrement avec celui de mes collègues… je suis en train de devenir la plaie de mes « chefs » et l’idole des gens de mon équipe.
    Et je n’ai jamais parlé religion ni tenté de convertir qui que ce soit…

  5. @ Aramis
    Effectivement , je doute que vous soyez bien accueilli si vous arrivez un matin au boulot brandissant un crucifix et en disant “Croyez à la bonne nouvelle”!!
    Être chrétien dans son travail et dans son milieu social, c’est comme le dit Marie Laure pratiquer la charité avec ceux qui vous entour et développer les vertues humaines (mais je ne suis pas d’accord avec la phrase “il faut impressionner” : impressionner ne peut être ni le moyen ni le but).
    Mais c’est aussi être une âme de prière et d’apôtre dans son milieu, prier pour ceux qui nous entourent, leur conversion. Saint Josémaria suggérait également de vivre son baptême en faisant un apostolat personnel: amener au Christ ceux avec qui nous nous entendons le mieux, nos amis. Et ceci de façon personnelle.

  6. à Aramis,
    ce que vous dites n’est que partiellement vrai: il y a le prix à payer , en effet qui peut aller de la persécution aux licenciements ( oui, j’ai bien parlé au pluriel) , mais il y a bien d’autres récompenses immédiates ( comme le dit Marie-Laure) ou à venir…ne vous découragez pas , essayez en demandant l’aide de votre Saint Patron et du meilleur réseau qui soit: la Communion des Saints.
    Vous serez certainement parfois éreinté ,car ces vrais amis sont exigeants. Mais vous aurez la conscience tellement plus en Paix avec l’Espérance d’être, s’il y a lieu, récompensé infiment à l’heure dite…

  7. Amen, mille mercis à Mgr Le Saux !
    Ce qu’il dit là n’est pas neuf, mais a été malheureusement oublié ces longues années d’activisme, où pour être un “bon paroissien” il fallait être un paroissien engagé (dans la paroisse) ! Je crois que Jean-Paul II citait Sainte Catherine de Sienne quand il nous disait : “Si vous êtes là où vous devez être, vous mettrez le feu au monde !”. De fait, les parents sont attendue auprès de leurs enfants, tant qu’ils ne sont pas “sur rail” et de leur conjoint, plus souvent que dans mille et un services de la paroisse. Non qu’il faille se refermer sur son petit “chez-soi” ou qu’il ne faille aider à la paroisse, faire du catéchisme…Mais avec mesure et selon ce que l’un ou l’autre de la maisonnée demande comme attention(Y compris l’époux qui traverse telle ou telle turbulence au boulot !)
    Il est tellement triste de voir les enfants de gens pleins de générosités très investis ici où là, abandonner l’Eglise et être quelque fois tellement mal dans leur peau, parce que leurs parents, justement si investis pour d’autres, n’ont pas su voir ce dont eux avaient besoin pour se construire !

  8. merci à Monseigneur Le Saux, ce qu’il dit fleure bon le Sacré-Coeur : il n’ y pas de hasard!

  9. Je suis de plus en plus fier de l’avoir comme évêque !
    J’espère qu’après ce qu’il a dit, et qui rejoint les propos de Mgr LEBRUN dans son interview sur KTO peu après son ordination, il va maintenant faire faire des économies au diocèse en mettant fin à la plupart des contrats de permanents laïcs en pastoral salariés (tout comme dans les écoles privées d’ailleurs !).

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