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France : Politique en France

Le point Godwin contemporain est la démocratie

Lu sur Ignite :

"[S]i vous vantez la famille matriarcale, vous êtes anti-démocrate. Si vous aimez la libre entreprise sans obligation de cotisation et d’affiliation, vous finissez anti-démocrate. Si vous méprisez le relativisme moral, vous sombrez dans l’anti-démocratisme. Si vous appréciez plus que tout la libre nature contre la planification administrative, vous portez la honte de l’anti-démocratisme. Lorsque vous ne voulez pas de la médiocrité politique, vous terminez au banc des éliminés pour anti-démocratisme. Et lorsque vous pensez que le christianisme a forgé l’Europe et qu’il aboutit le monde, vous devez penser à vous éliminer personnellement, socialement et politiquement pour anti-démocratisme dans un monde illuminé par les Lumières franc-maçonnes.

La vérité, celle qui me crève les yeux, c’est que la démocratie tue, la démocratie emprisonne, la démocratie ne nous a jamais rendu libre. La démocratie pure oppresse car elle n’est que valeur gazeuse, idéal bidonné, là où le Christ, de Son Corps donné et ressuscité est le Commencement et la Fin. L’urgence est donc là, devant nous, de démystifier cet idéal creux, ce déguisement de vivre-ensemble mensonger, et de démolir le point Godwin démocrate.

La démocratie n’est qu’un moyen, un outil, une pelle à double tranchant, une scie qui construit ou qui tue. La démocratie doit rentrer dans le rang, remise à sa place, celle d’un bricolage vacillant dans un monde médiatique et ouvert, où les choix ne sont plus que moraux. Et l’agitation délirante contemporaine laisse quand même planer quelques doutes quant au bien fondé de la route à suivre par la Sainte Démocratie. […]"

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11 commentaires

  1. Il est inexact d’opposer Jésus-Chris et la démocratie. Jésus-Christ n’est ni démocrate, ni anti-démocrate, personne ne peut l’enrôler dans son parti.
    Voici un extrait du Compendium
    “406 L’encyclique « Centesimus annus » renferme un jugement explicite et structuré sur la démocratie: « L’Église apprécie le système démocratique, comme système qui assure la participation des citoyens aux choix politiques et garantit aux gouvernés la possibilité de choisir et de contrôler leurs gouvernants, ou de les remplacer de manière pacifique lorsque cela s’avère opportun. Cependant, l’Église ne peut approuver la constitution de groupes dirigeants restreints qui usurpent le pouvoir de l’État au profit de leurs intérêts particuliers ou à des fins idéologiques. Une démocratie authentique n’est possible que dans un État de droit et sur la base d’une conception correcte de la personne humaine. Elle requiert la réalisation des conditions nécessaires pour la promotion des personnes, par l’éducation et la formation à un vrai idéal, et aussi l’épanouissement de la “personnalité” de la société, par la création de structures de participation et de coresponsabilité ».”
    http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/justpeace/documents/rc_pc_justpeace_doc_20060526_compendio-dott-soc_fr.html

  2. La démocratie n’est surtout qu’un moyen pour quelques petits malins qui portent la vraie responsabilité de sa nocivité.

  3. Un, c’est très mal pos
    Deux, si on raconte ça en place publique, bonjour les résultats politiques

  4. Je ne vois pas comment notre démocratie actuelle peut demeurer encore longtemps dans cette voie du mensonge de l’alternance gauche/droite qui ne veut plus rien dire aux électeurs désespérés…

  5. – Théoriquement, La démocratie est le gouvernement du peuple par lui même.
    – Fonctionnellement, ce ne peut-être que le gouvernement par les représentants du peuple, lesquels ne tardent pas à se prendre pour des seigneurs, des clairvoyants, voire des initiés.
    – Idéologiquement, c’est l’élaboration d’une doctrine – envahie de fantasmes constructivistes – destinée à promouvoir la démocratie et son “intendance” politico-philosophique.
    – Stratégiquement, c’est l’élaboration d’un double langage: 1) Celui, public, destiné à séduire le peuple et à obtenir ses voix. 2) Celui, secret, des “cercles” où s’élabore l’idéologie métaphysique qu’il faut absolument réaliser et dépit des lourdeurs de la masse.
    – Tactiquement, si le peuple se révèle trop inerte ou trop rétif, alors il faut changer le peuple. Planning “familial” d’un côté, et immigration massive de l’autre y pourvoient.
    Et c’est ainsi que M. Hollande n’eut sans doute pas été élu sans l’apport massif de voix de nouveaux français répondant à l’appel des mosquées.
    La démocratie est morte, mais de mort naturelle. Mektoub !

  6. C’est vrai qu’il ne faut pas idolâtrer la démocratie comme système politique. Ceci dit, la démocratie a des valeurs communes avec le christianisme comme le respect de la liberté. Dieu a en effet créé l’homme libre et respecte cette liberté, frappant à la porte et n’entrant que si on lui ouvre la porte. De même l’idée d’égalité des droits (le Dieu de la Bible “ne fait pas de considérations de personne”).
    Le problème c’est que nous avons à faire à une démocratie décadente virant vers l’oligarchie avec une fausse liberté graduellement remplacée par une domination du politiquement correct et une égalité des droits souvent non respectée.
    C’est aux chrétiens et hommes de bonne volonté à lutter pied à pied pour que cette démocratie ne soit pas dénaturée mais soit revivifié par les valeurs chrétiennes (voir les réflexions de Tocqueville sur ce thème) et serve à la promition de ces valeurs mais la solution n’est certainement pas de la rejeter en bloc en rêvant d’un système politique idéal.

  7. Précisions pour Denis Merlin, reste que :
    – le Christ est tt de même Christ-Roi et non Christ-Président… ça peut prêter à rire mais c’est son appellation officielle et elle n’est pas anodine.
    – D’après Ste Jeanne d’Arc, le Christ est aussi 1er roi de France.
    – Dans l’Ancien Testament les gds chefs “politiques” ou temporels sont tous des rois et non des élus du peuple : à commencer par le + bel exemple : David, Samuel… et tous les patriarches.
    Et comme certains se plaisent parfois à le répéter le peuple a préféré Barabas à Jésus !
    Bref, une monarchie avec des représentants des corps intermédiaires me parait donc fort souhaitable.

  8. @ Bernard Mitjavile
    Le communisme prône le partage et le collectivisme (réellement vécus par les premiers chrétiens), ce qui n’en fait pas pour autant une valeur compatible avec le christianisme.
    Il suffit qu’un seul élément soit radicalement CONTRE le christianisme pour en faire un élément pervers.
    Le problème dans ce texte, c’est que, comme partout, les gens confondent démocratie et république : ça n’a rien à voir.
    La république, spécifiquement française, se veut et prétend démocrate. C’est une vaste blague qui pourrait faire rire si les résultats n’étaient pas si pervers.
    Le seul moment où la république (française) est un peu démocratique, c’est pour l’élection des maires (et encore, uniquement dans les petites villes) : tout le reste est truqué par les partis.
    Bref, la république française n’est pas plus démocratique que la… monarchie… qui élisait déjà aussi des maires !
    Bref, il faut séparer les choses :
    – la démocratie : a priori, et sous réserve que le gouvernement agit pleinement pour le bien commun, est une chose ACCEPTABLE et compatible avec le christianisme (cf. le CEC… et St Thomas d’Aquin)
    – la république (française), franc-maçonne et donc profondément INCOMPATIBLE avec le christianisme est une lèpre dont il faudra se débarrasser un jour ou l’autre, le plus tôt sera le mieux ! Dans la pensée thomiste, la république française n’est ni plus ni moins qu’une tyrannie : la seule différence est que tyran est intrinsèque au système, pas au dirigeant principal.

  9. Je suis contre la confusion entre “mécanique administrative électorale” et “démocratie”; la “démocratie” est avant tout un “esprit”, pas une suite de réglementations.
    Je v oudrais rappeler ici les paroles d’Eschyle ( les perses) qui, selon moin sont une des plus belles expressions du “spirit” démocratique:
    ” Les Athéniens ne sont esclaves ni sujets de personne”
    N’est pas une des essences du message chrétien?

  10. @Trolltetram
    Heu… ça dépend.
    Si vous prenez la citation d’Eschyle ds le sens “Ni Dieu, ni maître”… vous avez tout faux.
    Si vous la remplacez par celle de St Paul : “Il n’y a plus ni Juif ni Grec; il n’y a plus ni esclave ni homme libre; il n’y a plus ni homme ni femme: car vous n’êtes tous qu’une personne dans le Christ Jésus.
    Et si vous êtes au Christ, vous êtes donc ” descendance ” d’Abraham, héritiers selon la promesse.”
    Là ça ne veut pas dire qu’on est tous des “citoyens du monde”, ni tous “homos” (“ni homme, ni femme”) “car” nous sommes tous au Christ, héritiers etc… c’est à dire des fils d’un même Père, hommes créés à l’image de Dieu. Là ça va loin : les hommes sont donc tous de race divine.
    La liberté est effectivement notre héritage mais une liberté fidèle au Christ.
    On doit donc respecter les règles de Dieu, notre Père, notre Roi.

  11. @ trolltetram
    Esclaves ni sujets de personne… Ni les Athéniens, ni personne au monde n’a jamais eu et n’aura jamais une telle liberté. Nous avons toujours au-dessus de nous des chefs qui nous imposent leur volonté. Comme nous sommes toujours des tyrans pour d’autres. Celui qui rejette une servitude en retrouve immédiatement une autre.
    D’ailleurs, que ferait un homme de sa liberté, s’il n’avait personne à servir ?
    La démocratie ne rend pas plus libre que ne rend libre le travail. Et si elle mérite d’être critiquée, ce n’est pas parce qu’elle est plus mauvaise que la monarchie ou une autre forme de régime autoritaire. C’est parce qu’elle est, pour nous qui vivons en démocratie, le “point Godwin”, le dogme absolument sacré et absolument vide de sens qui sert à fermer la bouche à un raisonneur embarrassant.
    Dans d’autres cultures, les méchants sont des “ennemis de la révolution”, ou des “sionistes”, ou encore des “modernistes”, des “intégristes”, des “relativistes”, etc. Tenez, une autre hérésie à éviter à tout prix : le “politiquement correct”, comme si la correction, en politique ou en n’importe quoi, pouvait être synonyme d’aberration. La Bête qui menace de nous dévorer et que nous avons, pour cela, envie de combattre, c’est la logomachie, le vain bavardage qui se donne des allures de docte et sereine autorité pour écraser de son bienveillant mépris les pauvres malheureux énergumènes qui croient avoir les moyens intellectuels de ne pas être d’accord.
    Les meilleures idées sont destinées à fournir leur vocabulaire à des idéologies asphyxiantes, et il ne me paraît pas insensé de craindre qu’une restauration de l’ancien ordre chrétien ne fasse de la religion chrétienne le nouveau vêtement de la même sempiternelle dictature de la sottise.

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