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Histoire du christianisme / L'Eglise : Le Vatican / Médias : Désinformation

Le mythe des Archives secrètes du Vatican

Yves Chiron crève la propagande sur ce sujet dans Présent :

"La récente et énième controverse médiatique relative à Pie XII a donné, à certains, une énième occasion de déplorer que le Vatican n’ouvre pas ses archives sur la période dramatique que constitue la Seconde Guerre mondiale. Le nom officiel même de ces archives, Archivio Segreto Vaticano (ASV), semble désigner quelque recoin obscur, inaccessible aux profanes, où le Saint-Siège conserverait jalousement, frileusement, des documents censés receler des secrets, des choses cachées. […] Ceux qui, dans la presse ou dans des déclarations publiques, réclament l’ouverture des archives relatives au pontificat de Pie XII ou regrettent qu’elles ne soient pas plus facilement accessibles, racontent n’importe quoi.

On se souvient que c’est Jean-Paul II qui a autorisé l’ouverture des archives sur le pontificat de Pie XI et celles du pontificat de Pie XII relatives aux années de guerre. Depuis plusieurs années, des chercheurs sérieux obtiennent, chaque année, communication de documents sur ces périodes. Le Saint-Siège lui-même a publié, depuis longtemps ou plus récemment, d’importants recueils documentaires : après les Actes et documents du Saint-Siège relatifs à la Seconde Guerre mondiale (12 volumes publiés entre 1965 et 1981), il y a eu les deux volumes intitulés Inter Arma Caritas (2004) qui portent sur l’Office d’information sur les prisonniers de guerre, créé par Pie XII en 1939 et qui a fonctionné jusqu’en 1947. Toutes les archives relatives aux années de guerre ne sont pas encore accessibles car les classer et les répertorier demande un temps considérable. […] Chaque jour, les ASV accueillent 40 à 50 chercheurs, qui travaillent principalement sur les périodes médiévale et moderne. 

Cet argument des archives non ouvertes ou pas assez ouvertes est non seulement infondé, mais il apparaît comme le dernier prétexte des adversaires de la cause de Pie XII. En 2005, Mgr Sergio Pagano, le Préfet des Archives vaticanes, constatait déjà avec humour : «Ils appellent à l’ouverture des archives comme pour entrer dans une forteresse secrète dont ils imaginent la résistance. Mais quand la porte s’ouvre, ceux qui se lançaient à l’abordage ne se présentent pas, ou font une visite presque touristique.»

Chaque jour, les chercheurs qui viennent travailler aux ASV inscrivent leur nom sur un registre où figurent leur heure d’arrivée et leur heure de départ et l’objet de leurs recherches. On sait donc exactement qui a travaillé sur quoi et pendant combien de temps. Tel journaliste-historien qui se vantait d’avoir exploré pendant plusieurs mois les Archives vaticanes pour écrire un livre sur Pie XII a été confondu par ces registres : il n’y a travaillé que trois semaines, ce qui est peu quand on considère la masse des documents déjà accessibles sur la période et quand on sait que les ASV ne sont ouvertes que le matin.

Le P. Peter Gumpel, rapporteur de la cause de Pie XII à la Congrégation pour les causes des saints, s’est étonné récemment que les chercheurs ne soient pas plus nombreux à se présenter aux ASV pour consulter les archives sur la guerre déjà disponibles. Il s’étonne aussi que les autres archives publiques — celles des Etats avec lesquels le Vatican entretenait des relations diplomatiques pendant la guerre — soient si peu explorées. Elles contiennent pourtant, à l’évidence, des documents qui permettraient d’apporter des éclairages nouveaux ou, du moins, supplémentaires, sur l’action de Pie XII et du Saint-Siège pendant la guerre."

Les principes non-négociables n’ont jamais été si attaqués. Aidez le Salon beige à contre-attaquer et à promouvoir la culture de vie !

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4 commentaires

  1. Mais c’est très fatiguant de travailler ! Beaucoup plus facile de prétendre et paraître…
    La Vérité ? Quelle vérité ?
    🙂

  2. Certains juifs font une fixation sur les “archives secrètes du Vatican” car ils refoulent les “archives secrètes sur la shoa” que les rabbins ont emporté en Israel avec la complicité de Merkel, lors de leurs réouvertures aux historiens il y a quelques années.
    La paille et la poutre.

  3. Ce qui pourrait lever la suspicion serait, par exemple, pour Pie XII d’autoriser des historiens extérieurs au Vatican classer les archives avant de leur y laisser avoir accès.
    Parce que pour l’instant, les archives sont classées par des proches du Vatican avec les méthodes adéquates, mais cela laisse planer le doute qu’il y ait un tri pour ne montrer que ce qui est tout blanc. Cela laisse croire à tort que le Vatican veut écrire une histoire officielle avant que des historiens tiers/athées etc n’accèdent enfin aux archives.

  4. Votre idée, Vincent, est théoriquement intéressante à une condition : que les chercheurs extérieurs soient honneêtes. Il faut savoir par ex que nombre de documents des archives nationales de France par ex ont disparu : par ex les pièces montrant l’appartenance à la FM de Charles X etc . Heureusement que d’autres archives en avaient le double. Vous pensez bien que les Cornwell et autres menteurs professionnels feraient disparaitre tout ce qui ne vas pas dans leurs sens. Nombre “d’historiens” sont du même tabac ‘scientifique’ que les “Evolutionnistes” …

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