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Homosexualité : revendication du lobby gay

Le mariage n’est pas un droit, c’est une institution

Sous les insultes, hier, Henri Guaino a contesté à la tribune de l'assemblée le projet de loi Taubbira. Extraits :

G"Madame la présidente, mesdames les ministres, mes chers collègues,
permettez-moi d’abord de vous dire que je ne répondrai pas aux insultes.
Ce débat mérite mieux !
[…] Permettez-moi de commencer par tenir une promesse que je me suis faite,
un triste jour de janvier 2010, dans la chapelle des Invalides. En
prenant pour la première fois la parole à cette tribune, je veux rendre
hommage à une grande voix républicaine qui s’est tue trop tôt, celle de
Philippe Séguin. Le 5 mai 1992, certains d’entre vous s’en souviennent, c’était la
nuit tragique de Furiani, il était monté à cette même tribune et avait
déclaré : « Je voudrais croire que nous sommes tous d’accord au moins
sur un point : l’exceptionnelle importance, l’importance fondamentale du
choix auquel nous sommes confrontés
. » Puis il avait demandé à
l’Assemblée de déclarer irrecevable le projet de loi constitutionnelle
qui devait permettre la ratification du traité de Maastricht, parce que,
disait-il, le Parlement n’avait pas le droit de prendre seul une telle
décision. […] Aujourd’hui, c’est pour autre un texte d’une tout autre nature, qui ne
met pas en jeu la souveraineté nationale, mais les fondements même de
notre société
,
un texte qui a l’ambition, comme l’a dit madame le garde des sceaux, de
réformer la civilisation, que je viens, avec une voix dont j’ai bien
conscience qu’elle n’est pas aussi forte que celle de Philippe Séguin, […] mais avec une gravité comparable à la sienne, vous demander de voter
cette motion de rejet préalable, conformément à l’article 91, alinéa 5,
du règlement de notre assemblée.

M. Bruno Le Roux. Narcissisme ! […]

M. Henri Guaino. Nous sommes dans un régime parlementaire. La Ve République
est un régime parlementaire. Mais il arrive que sur des sujets d’une
importance exceptionnelle, sur des textes d’une nature particulière, le
choix du référendum ne soit pas une simple option mais, au fond, une
obligation […] une
obligation politique, une obligation intellectuelle, une obligation
morale, même si elle n’est pas une obligation juridique. La Constitution
offre la possibilité au Président de la République de faire voter le
peuple au lieu du Parlement. Elle ne le lui impose pas. Ainsi, ce n’est
pas la lettre mais l’esprit de nos institutions qui est ici en cause. Il
nous oblige d’autant plus.

Nous pourrions – nous devrions – au moins nous accorder sur un
point : ce projet de loi est d’une nature très différente de celle des
projets qui sont d’habitude soumis au Parlement
. Nous pourrions – nous
devrions – au moins nous entendre sur un fait : par son objet même, par
les conséquences qu’il peut avoir, par la profondeur des sujets auxquels
il touche, ce projet de loi n’est pas un projet de loi ordinaire.

[…]  Mes chers collègues, ce texte touche à la conscience de chacun. En
évoquant l’éventualité d’une clause de conscience pour les maires, M. le
Président de la République lui-même l’a reconnu. Et il appartient
aujourd’hui à notre Assemblée, à chacun d’entre nous, de répondre en
conscience à la question de savoir si nous avons le droit, je dis bien
le droit, en tant que démocrates, en tant que républicains, de parler
ici à la place de ceux que nous représentons,
[…] de savoir si nous avons le droit, oui, le droit, de substituer sur un sujet pareil notre conscience à la leur.

M. Arnaud Leroy. À quoi servons-nous, alors ? Vous êtes un mercenaire politique !

M. Henri Guaino.
C’est la question de la République qui se trouve posée. La République
ne peut vivre que si chaque conscience républicaine est une conscience
inquiète se demandant à chaque instant si elle n’utilise pas avec excès
les pouvoirs qui lui ont été confiés […] Je n’ai invectivé personne, ni coupé la parole à personne ! Mes chers collègues, soyez à la hauteur de ce débat !  […]

Est-il bien raisonnable de croire qu’une loi votée de cette manière –
qu’il faut considérer pour ce qu’elle serait, c’est-à-dire un passage en
force – pourrait devenir la loi de tous dans les consciences et dans
les cœurs ?
Quand on viole les consciences, mes chers collègues, quand
on les piétine, elles se raidissent, elles se ferment. Regardez ce qui
se passe dans la société, regardez les déchirures ! […]

Le Gouvernement dit : « égalité des droits » ! Mais le mariage n’est pas un droit, c’est une institution. […] Le Gouvernement dit : « progrès » ! Nous lui opposons la sagesse
multimillénaire que toutes les sociétés humaines ont tirée de
l’expérience de la vie.

Un député du groupe SRC. Réactionnaire !

M. Henri Guaino.
Le million de Français qui est descendu dans les rues de Paris le
13 janvier, parlant pour des millions et des millions d’autres qui
n’avaient pu venir, n’a pas manifesté contre l’amour, ni contre la
liberté, ni contre l’égalité des droits, ni contre le progrès. Il a
manifesté pour défendre une institution aussi ancienne que la
civilisation.
Il a manifesté parce que dénaturer cette institution, ce
serait bouleverser l’ordre social, non pas seulement pour les uns, mais
aussi pour tous les autres ! […]

À ces Français simples et dignes, qui ne demandent au fond qu’un peu
de respect, de démocratie et de République, n’allons-nous répondre que
par ces deux mots terribles : « taisez-vous ! » ? Qui peut croire que c’est possible ? « Taisez-vous ! » Qui peut croire que cela ne laissera aucune trace ? « Taisez-vous ! » Qui peut croire que c’est possible ? « Taisez-vous ! » Qui peut croire que la République n’en sortirait pas blessée ? […]

Ouvrir le mariage aux couples de même sexe, c’est donner le droit
d’avoir des enfants à des couples auxquels la loi de la nature ne le
permet pas. (« Ah ! » sur les bancs du groupe SRC.)

M. Jean-Claude Perez. Amen !

M. Henri Emmanuelli. Archéo ! […]

Le reste est à l'avenant…

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14 commentaires

  1. Une preuve que la république français est intrinsèquement perverse. La république ouvre les portes à l’anarchie.

  2. La profondeur des arguments de gauche me sidère…

  3. Mr Guaino est un des rares députés UMP à se battre avec courage, persévérance et talent contre le projet de loi Taubira …
    Si ce projet de loi capote il sera certainement bien placé pour un “destin national”.

  4. Les Perez, Emmanuelli, etc sont vraiment des gamins indignes de représenter qui que ce soit sauf eux-mêmes ! Pauvre France !

  5. L’histoire se souviendra sans doute de ces débats : tant de hauteur d’un côté ,tant de bassesse de l’autre :c’est quasiment caricatural ,on se croirait dans un roman à la Victor Hugo .

  6. Si, si le mariage est un droit en même temps qu’une institution.
    Elle est ouverte à tous, sous certaines conditions. C’est la Déclaration universelle des droits de l’homme qui le dit. L’Eglise, interprète authentique du droit naturel, ajoute, conformément au droit naturel et à la nature du contrat matrimonial, qu’il y faut la possibilité d’un phallus d’un côté et d’un vagin apte à le recevoir de l’autre. Pardonnez-moi d’être cru, mais certains sujets le commandent. En dehors de ces cas (et d’autres, car on ne peut en faire la liste exhaustive), il n’y a pas de droit au mariage.
    Le mariage est donc à la fois une institution et un contrat et un droit universel de l’homme conféré directement par Dieu à ses créatures raisonnables. Il n’y a pas d’antinomie entre ces 3 notions qui coexistent en matière de mariage.

  7. Il faudrait aussi que les députés évoquent le niveau des slogans bas du ventre voire contre Hollande (“si tu recules, on t’enc..le”) pour mettre en exergue quelle France ces messeurs les socialistes défendent avec tant d’acharnement.
    Par ailleurs, personne n’a saisi le tribunal pour outrage à la présidence de la république ? Si d’aventure une accusation pouvait être portée par une personne compétente et de notre famille travaillant à l’Elysée etc ?
    Idem pour les insultes contre l’Eglise ou contre Frigide ?
    Vu la panoplie de photos disponibles partout, il y a de quoi faire quelque procès à ces gens-là, qui va s’en charger ?

  8. J’ai adressé un mail à chacun des députés qui se sont permis d’invectiver Henri Guaino. Je vous invite à en faire autant : il faut donner des leçons à ces connards bornés de gauche, qui se croient tout permis(il suffit de cliquer sur le nom : on trouve l’adresse)
    Voici mon message (intitulé ironiquement “bravo” pour donner envie de lire):
    Monsieur le Député,
    Vous n’avez pas fait honneur à votre fonction d’élu, en réagissant comme vous l’avez fait aux propos d’Henri Guaino, hier 29 janvier.
    Honte à vous qui refusez d’entendre, sans les invectiver, ceux qui ne partagent pas votre point de vue : vous êtes, avec vos collègues, les fossoyeurs de ce qui reste de démocratie en ce pays!
    J’espère que vos électeurs s’en souviendront lors des prochaines élections et qu’ils se choisiront un député plus digne de les représenter !
    Croyez en mon profond mépris.

  9. Le problème, c’est la démocratie dite représentative.
    L’immense majorité de ces parlementaires censés nous représenter sont des ronds-de-cuir dont l’unique objectif est d’être réélu, et usant pour ce faire de vils moyens allant de l’arrosage de subventions à la corruption généralisée.
    Ce régime est intrinsèquement mauvais.

  10. Détruire la famille est un grand progrès pour l’humanité… à quand la polygamie ?

  11. Ce passage en force ne fera que renforcer l’antiparlementarisme.

  12. Je pense comme Nemo qu’Henri Guaino va prendre beaucoup de poids en politique parce qu’il a une forte personnalité et beaucoup de probité, il va peser dans l’avenir politique, et c’est tant mieux.

  13. Merci Guaino, pour une fois, je me sens “représentée” et cela est pour moi très important.

  14. @ Bécassine et aleks
    Contradiction entre opposition talentueuse à la loi TAUBIRA et proposition d’Union Civile de M. GUAINO, et de l’UMP, un Pacs élargi pour les homosexuels qui est une demi loi TAUBIRA.

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