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France : Société

Le gilet jaune, c’est celui qu’on porte sur la bande d’arrêt d’urgence

Le gilet jaune, c’est celui qu’on porte sur la bande d’arrêt d’urgence

Lu dans L’Incorrect :

[…] Ils ne sont pas opportuns, non. Ils arrivent au mauvais moment. La planète n’en peut plus, le Pacte de Marrakech est à portée de signature, il fait froid, il fait moche, les caisses sont vides, et le Grand Remplacement bat son plein. On n’est jamais  opportun quand on n’en peut plus, quand trop c’est trop, quand on a faim et froid et qu’on s’inquiète pour sa subsistance. Pourquoi maintenant, leur disent ceux qui ont le ventre plein et des revenus assurés ? Ce n’est pas le bon moment ! Cette taxe, c’est vraiment rien du tout ! Bien sûr que ce n’est rien du tout, cette taxe, mais quand tu n’as plus rien dans ton porte-monnaie, tu n’as plus rien. (Ça vous est déjà arrivé, de reposer vos courses à la caisse, parce que vous vous rendez compte que vous ne pouvez pas ?)

Tu ne peux plus avancer, tu ne peux plus acheter, tu ne peux plus chauffer la maison, tu ne peux plus bouger, et même les mots ont du mal à sortir de la bouche. Ils ne comprennent pas ça, ceux qui expliquent « la dette », « l’écologie », « le Grand Remplacement », « la politique », « la morale », « l’éthique », aux Gilets jaunes. Les Gilets jaunes, ils n’ont pas conscience de « lancer une révolution sociale », et je crois même qu’ils s’en branlent absolument, de savoir si leur colère est sociale, politique, opportune, morale, républicaine, révolutionnaire ou réactionnaire. Simplement on avait pris l’habitude de les traire sans qu’ils renâclent, ou seulement pour la forme, et là, tout soudain, ils trouvent un peu douloureux qu’on leur soutire le lait que leurs mamelles ne contiennent plus depuis longtemps.

Moi aussi je suis désolé de voir qu’ils ne se sont pas révoltés avant, les Français, et pour plus grave encore, qu’ils ne se sont pas révoltés contre leur disparition programmée, contre la submersion migratoire, contre le changement de peuple et contre l’islam assassin, qu’ils n’ont rien dit quand on les a égorgés un à un, quand on les a obligés à changer de trottoir, quand on a humilié leur langue, leur histoire et leurs traditions. Mais c’est comme ça. Ils n’ont pas vu, ils n’ont pas compris, ils n’ont pas été aware, comme dirait le grand philosophe belge Jean Claude Van Damme. Ils sont obscènes et à contretemps, les Gilets jaunes. La couleur de leur mouvement, cet épouvantable jaune fluo, c’est tout le contraire d’un choix esthétique et éthique ; ils n’ont fait qu’attraper au vol une injonction et l’ont retournée en signal.

Le gilet jaune, c’est celui qu’on porte sur la bande d’arrêt d’urgence, ce territoire précaire où l’espérance de vie ne dépasse pas une demi-heure. Eux, ces Français-là, ils y sont constamment, sur la bande d’arrêt d’urgence. Ces Français-là – le peuple invisible, le peuple profond –, ils se tiennent sur une toute petite portion du territoire médiatique, et ils sont pétrifiés, car ils sont frôlés en permanence par des bolides des fenêtres desquelles s’échappent une musique et des paroles auxquelles ils ne comprennent rien. Ils ont beau porter leur gilet jaune, ceux qui roulent à 200 à l’heure sur l’autoroute de la France nouvelle ne les voient pas.

Il y a longtemps qu’on leur a expliqué que le peuple, ce n’est pas eux, ce n’est plus eux. Les quartiers populaires, ils n’y habitent pas, et les subventions que l’État aime à distribuer avec emphase, ce n’est pas pour eux. Eux, ils habitent simplement la Creuse, la Picardie, la Lozère, la Somme, ils habitent dans le désert, ils n’habitent pas les Territoires perdus (de la République), ils habitent les territoires invisibles, ceux qui n’intéressent ni le parti dévot ni les investisseurs internationaux ni l’industrie du spectacle. Tout cela remonte à très loin et c’est ce qui leur donne cet élan qui surprend tout le monde.

Je trouve indécent qu’on parle d’écologie aux Gilets jaunes. Ils fument des clopes et roulent en diésel ? Mais je m’en fous ! Mais alors qu’est-ce que je m’en fous ! Qu’on leur fiche la paix avec la planète, qu’on s’occupe des gros, des vrais pollueurs, de ceux, par exemple, qui prennent l’avion comme les Gilets jaunes prennent leur voiture, et peut-être, ensuite, pourra-t-on leur opposer le sentiment écologique. Ce qui est certain, c’est que ce n’est pas le problème, aujourd’hui. Quand j’entends des slogans du genre « ensemble pour la planète », par exemple, j’ai l’impression d’entendre les Enfoirés, ces milliardaires déculturés et moralisateurs, qui demandent aux smicards de donner de l’argent aux RMistes et aux chômeurs. Salopards, misérables fripouilles ! Quant aux dépenses, il s’agit bien de ça !

Tant que des prédateurs milliardaires se goinfreront impunément sur le dos des entreprises publiques et tant que continuera cette folle politique du changement de peuple, on pourra faire tout ce qu’on veut pour économiser trois sous, la balance sera indéfiniment déficitaire, et tout coûtera trop cher. Ces gens qui nous parlent de « la dette » en se rengorgeant de leur pauvre science comptable me sont odieux. Quelle dette ? Imagine-t-on ce que coûte vraiment cette folie, le Grand Remplacement ? Et pour quel résultat ? Même un Giscard d’Estaing en est aujourd’hui conscient, qui fut à l’origine de cette monstruosité, et la regrette. À un bout, ce sont des milliards qui sont soustraits tranquillement aux nations, sans qu’elles mouftent, et à l’autre, on reproche à de pauvres gens de coûter trop cher. Il y a de quoi devenir fou.

Les Gilets jaunes veulent seulement continuer à exister. Eux seuls n’auraient pas ce droit ? Chacune des minorités de ce pays tyrannise la société pour un oui ou pour un non, et le peuple français dans son immense majorité n’aurait pas le droit de simplement subsister, alors qu’il ferme sa gueule depuis quarante ans, tétanisé par les fêlés qui théorisent un nouveau monde auquel il ne comprend rien ? C’est bien le sens profond de ce mouvement qui est un mouvement de fond : est-ce que nous, peuple français, avons encore le droit de persister dans notre être en ce pays qui naguère était le nôtre ? Je constate une chose : moins on demande et moins on obtient.

Ceux qui gueulent très fort et emmerdent le monde à longueur d’année – féministes, LGBT, minorités diverses, casseurs – obtiennent à peu près tout ce qu’ils veulent. Les Gilets jaunes ont fini par entendre la leçon, et sortent de l’ombre. Mais comme ils sont beaucoup plus nombreux que ces fameuses minorités, évidement, ça fait beaucoup plus de bruit, et ça effraie, car le mouvement une fois mis en branle, il semble difficile à arrêter. Pour ma part, je m’en réjouis. C’est – enfin – le retour à un ordre des choses normal, en démocratie. La majorité veut se faire entendre comme ce qu’elle est, la majorité – pour combien de temps, ça c’est une autre question…

La transcendance et les bonnes manières sont remises à une date ultérieure, car la vie est courte. Les Gilets jaunes, c’est ça qu’ils voient : leur vie est courte, et elle n’a pas encore commencé. Ils s’impatientent, et je comprends cette impatience. Et puis, merde, ils sont détestés de BHL et de Kassovitz, et ça, ça compte double.

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9 commentaires

  1. Brillantissime analyse !…
    ???????

  2. Beau texte, mais il est dommage qu’il méconnaisse l’importance de l’écologie.
    La pollution de l’air est en grande partie due aux bagnoles (en gros 30%) et que l’auteur le veuille ou non elle s’attaquera à nous tous, même aux Gilets Jaunes et même à ceux qui s’en foutent.

    • Mais oui, mais oui : continuons à tout faire fabriquer et venir de Chine, du BanglaDesh ou de Ceylan dans des portes-containers voguant au fioul lourd non taxé ou des avions volant au kérosène non taxé : ça, c’est de l’écologie pure et dure !

    • Vous êtes très mal renseigné en ce qui concerne l’écologie et la pollution des bagnoles et ridiculement faible par rapport à celles des navires, des avions et des centrales à charbon, lignites etc qui pullulent en Allemagne : leurs poussières sont poussée chez nous par le vent. Quant aux centrales à charbon en Chine et en Inde, mieux vaut ne pas en parler. Vous trouverez tous les chiffres sur internet ou dans les livres comme par exemple le dernier de Christian Gérondeau sur la propreté de l’air de Paris.

    • Vous racontez n’importe quoi. L’ecologie, à part servir de prétexte, aujourd’hui, c’est terminé.
      Les écolos se sont servi de ce prétexte bidon pour taxer, taxer, taxer. Qu’ont-ils fait d’autre ? Rien.
      Ah, si … militer pour l’immigration massive et pour la marchandisation des enfants. Là, ils se sont bougé le cul.

  3. Mauvaise nouvelle ?

    La bonne nouvelle c’est qu’il y aura acteV

  4. Je suis bien d’accord moi aussi avec ce texte qui renoue avec le discours qui devrait être celui de l’Eglise mais qui n’a toujours été que celui de ses saints (je pense à St Vincent de Paul). J’ai autour de moi des gens qui passent complètement à côté du mouvement parce qu’ils sont très préoccupés par l’écologie. Je voudrais leur dire que l’homme, le soin de l’homme, est premier, et que sans ce soin de l’homme, leur “soin de la planète” ne sert à rien: ce sont bien les pays les plus pauvres qui polluent le plus. Je voudrais leur dire que Dieu, le soin de Dieu, est encore plus premier que le soin de l’homme: si Dieu est au centre, Dieu créateur, alors son respect entraînera le respect de la nature et des choses créées. Tout est lié. Avant de manifester “pour le climat” il faut donc manifester avec les gj. Avant de manifester pour l’écologie il faut manifester contre l’immigration qui bétonne nos territoires et abolit la belle biodiversité humaine. Avant de vouloir contraindre à l’écologie par la contrainte et la taxation, au nom d’une décroissance un peu absurde, il faut redonner aux hommes le sens de Dieu, la croissance en Dieu, le progrès avec Dieu. Tout est lié.

    • ODE, j’approuve tout ce que vous dites.

      La lecture du dernier François Gervais qui s’intitule ” L’urgence climatique est un leurre” vous apportera aussi un éclairage 100% scientifique et vous ôtera définitivement toute velléité d’aller défiler pour le climat, pour autant que vous ayez eu l’intention de le faire.

  5. Ce qui se passe aujourd’hui n’est que le résultat de lois de plus en plus débiles depuis un certain Giscard. Quand on croit à la Communion des Saints on comprend mieux pourquoi on en est arrivé là. Tout ce qu’on fait de bien s’additionne mais tout ce qu’on fait de mal aussi: depuis 1968 et certainement avant, mais à l’époque le bien et le mal s’équilibrait à peu près, puis Giscard a commencé avec la loi sur l’avortement et la majorité à 18 ans, et bien sûr les moeurs élastiques de l’amour libre et compagnie et le mal commencé à gangréné le pays. Car on ne tue pas impunément des bébés dans le ventre de leur mère. Ca s’est accéléré tout doucement avec le Mythe Errant, quant à Chirac un gauchiste déguisé en droite on ne peut pas dire que ce soit arrangé: suppression du service militaire obligatoire, regroupement familial , j’en passe et des meilleures. Sarko devait nettoyer les banlieues au karcher, il ne l’a même pas fait avec la balayette, de plus il a donné l’exemple d’un président avec des moeurs frelatées, ce qu’a poursuivi son ignoble successeur qui a mis en place les lois contre nature: mariage homo, remboursement de l’ivg, pouvoir des juges selon une justice à la Mao, etc etc et avec jupiter la série continue projet de PMA et de GPA euthanazie et le pompon assuré et on se moque pas mal des petits , sans grade, travailleurs pauvres puisque mr n’aime que les riches, les voyous,: Ben alla (au fait où est-il passé celui-là), Castaner grand ami des voyous de la côte, les homos (fêtes de la musique) mais surtout pas les enfants puisqu’il n’en a pas et comment pourrait-il en avoir avec une cougar qui se prend pour la reine du monde.
    Tout cela fait qu’aujoud’hui il faut un grand clash pour que notre pays reprenne le droit chemin qu’il n’aurait jamais du quitter et que cette ripoublik disparaisse à tout jamais dans les poubelles de l’histoire suivie de ses amis francs macs et autres givrés du bulbe

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