Le génocide arménien est enterré

M Hier, à l'Assemblée nationale, le gouvernement a pris position contre la proposition de loi sanctionnant pénalement la négation du génocide arménien. Reste à savoir si c'est pour refuser une loi mémorielle ou si c'est pour céder à la pression turque. Le secrétaire d'État Alain Marleix a assuré que le législateur ne devait plus interférer dans l'ap­préciation de faits historiques. mais il a ajouté que sanctionner la négation du génocide arménien risquait de durcir la position d'Ankara.

Michel Janva

4 réflexions au sujet de « Le génocide arménien est enterré »

  1. Jacques

    Effectivement le législateur ne doit pas interférer dans l’acriture de l’histoire dont acte. Alors poussez votre raisonnement M. Marleix et retirez toutes ses lois ridicules et iniques qui empèchent les gens sérieux de faire leur travail

  2. oxbridge

    Vous avez l’air de déplorer cette décision, comme si il fallait mieux prendre une mauvaise décision (voter une loi mémorielle de plus assortie de sanctions pénales, et ainsi restreindre encore un peu plus la liberté de parole dans notre pays) pour de bonnes raisons (ne pas céder à la pression turque), que de prendre une bonne décision (refuser de pénaliser le débat) pour de mauvaises raisons (ne pas froisser la Turquie). Et votre titre est plus que tendancieux : non, le génocide arménien n’est pas “enterré” sous prétexte que le Parlement ne légifère pas dessus : ce n’est tout simplement pas son rôle. Les historiens sont là pour le “déterrer” chaque fois qu’il le faudra.

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