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France : Politique en France

Le film Pinocchio n’avait pas besoin de sortir en salles : nous avons M.Macron

Le film Pinocchio n’avait pas besoin de sortir en salles : nous avons M.Macron

Le 18 mai, BFM TV a consacré une émission exceptionnelle à la crise sanitaire et sa gestion. M.Macron y a déclaré entre autres (tout à la suite) :

« Les choses ont été dites. Les choses ont été gérées. Nous n’avons pas connu la situation. Il y a eu une doctrine restrictive pour ne jamais être en rupture, que le gouvernement a prise et qui je pense était la bonne. Il y a eu ensuite un approvisionnement renforcé et provisions renforcées. Et nous n’avons jamais été en rupture. Ce qui est vrai, c’est qu’il y a eu des manques, il y a eu des tensions. Ayons collectivement l’honnêteté de dire que, au début du mois de mars même, encore plus en février ou en janvier, personne ne parlait de masque ».

Nous apprécions le « collectivement » : dès qu’il y a une difficulté, le pouvoir macronien se réfugie derrière une sorte de responsabilité collective donc partagée (« nous avons confinés comme tous les autres pays »….). Comme nous sommes inclus dans le « collectivement », il nous faut bien sûr valider le fait que personne ne parlait de masques. Par une très rapide recherche dans les numéros récents du journal Libération :

Libération, le 24 février :

Extrait de l’article :

« Le message est double : d’un côté, «nous sommes prêts» ; et de l’autre, «nous nous préparons à une épidémie». C’est ce qu’a indiqué dimanche Olivier Véran, le ministre de la Santé, devant les avancées de l’épidémie en Italie, en Iran et en Corée du Sud. Dans le Parisien, Véran a insisté sur le dispositif français : «Nous multiplions le nombre de laboratoires équipés de tests de dépistage pour atteindre une capacité de plusieurs milliers d’analyses par jour et sur tout le territoire. Nous poursuivons également l’équipement en masques. ». 

Libération, le 25 février :

Extrait de l’article :

« Pour faire face à une éventuelle propagation du virus, l’arsenal déployé est essentiellement d’ordre sanitaire. Il s’agit d’abord de repérer aussi vite que possible les cas suspects. Dans ce but, le nombre de laboratoires équipés en tests diagnostics va être augmenté de façon à atteindre une capacité de plusieurs milliers d’analyses par jour, contre 400 aujourd’hui. … L’Etat a par ailleurs décidé de commander 35 millions de masques de protection (type FFP2) pour les professionnels de santé qui pourront se retrouver en contact étroit avec des malades ».

Libération, le 4 mars :

 

Extraits de l’article :

« L’Etat est-il responsable de la pénurie de masques FFP2 dont doivent s’équiper les personnels soignants pour se protéger d’éventuelles contaminations par des patients ? La polémique grossit. Face à la pénurie, qui frappe surtout les médecins de ville, le ministre de la Santé, Olivier Véran, avait annoncé le 23 février la commande de dizaines de millions de ces masques. Une réunion a eu lieu jeudi avec plusieurs fabricants qui ont répondu à l’appel d’offres, mais les masques ne sont annoncés que pour dans trois ou quatre semaines. Preuve que le sujet est brûlant, Emmanuel Macron a annoncé mardi la réquisition de «tous les stocks et la production de masques de protection», ajoutant : «Nous les distribuerons aux professionnels de santé et aux Français atteints par le coronavirus.» Mais encore faut-il qu’il y ait des stocks.

Depuis une semaine, l’inquiétude et la colère des médecins croît. Elle se transforme aujourd’hui en reproches pour imprévoyance. Dix millions de masques ont bien été déstockés et seront distribués cette semaine aux médecins via le réseau des pharmacies, mais il ne s’agit que de masques chirurgicaux, des masques anti-projections que les malades ou possibles malades doivent porter pour ne pas contaminer leur entourage. Mais «ce dont nous avons besoin, c’est de FFP2», déplore Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats médicaux français, qui craint pour la suite, évoquant un «déficit d’anticipation par rapport à la situation épidémique redoutée». «En cas d’épidémie, seuls les malades les plus graves seront hospitalisés, les autres resteront à la maison. Il faudra les soigner à domicile. Et les médecins seront en première ligne. Mais avec quelles protections ?» Lors d’une conférence téléphonique avec des représentants des personnels de santé, lundi, Jérôme Salomon, le directeur général de la santé, s’est voulu rassurant, selon un participant : «La double protection suffit.» A savoir un masque chirurgical pour le patient, et un pour le médecin. «C’est du bricolage, tranche Jean-Paul Ortiz, qui en veut pour preuve ce qui avait été fait lors de l’épisode du H1N1. Les médecins avaient reçu dans leur cabinet des masques FFP2 et des lunettes dans des kits.» S’il n’y a pas eu de distribution de FFP2, c’est qu’il n’y en a plus dans les stocks de la réserve stratégique.

Problème : si les pharmacies avaient effectivement des masques, les particuliers se sont rués dessus dès les premiers jours. Et fin janvier, il était déjà difficile de s’en procurer. Pourquoi, donc, avoir attendu la fin février pour envisager une commande de FFP2 ? «La situation évolue de jour en jour», nous a simplement répondu la Direction générale de la santé en fin de semaine dernière. «La réaction a été tardive, juge Laurent Suissa, directeur général de Segetex-eif, l’un des principaux acteurs du secteur, via sa filiale Valmy. Depuis janvier, nos carnets de commandes se remplissent pour des semaines, voire des mois. C’est dur de trouver de la place pour de nouvelles commandes.» Ironie de l’histoire, un des gros producteurs français est largement occupé par la fabrication de masques pour le NHS (National Health Service) britannique, qui a passé commande avant les autorités françaises. «Ça fait six semaines qu’on leur dit qu’il va y avoir un problème», assure Nicolas Brillat, directeur de l’exploitation de Valmy ».

Six semaines ? Comptons bien, nous sommes le 4 mars : cela fait aux environs du 23 janvier.

Sans commentaire supplémentaire.

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3 commentaires

  1. Lundi soir, JUPITER nous a fait une brillante démonstration de l’éducation soignée qui lui a été dispensée à la Providence d’Amiens. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une institution Jésuite. Et les Jésuites n’ont plus à démontrer leur maîtrise de la restriction mentale. D’ailleurs, le Pape François semble en être un expert. Le “en même temps” jupitérien en est largement inspiré, même si souvent le mensonge est visiblement institutionnalisé.
    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Restriction_mentale
    Par moment, je me demande si Saint Ignace de Loyola (compte-tenu de la chronologie historique) ne s’est pas inspiré de la taqiya : on ne doit pas mentir, mais tout doit être fait pour la propagation de la doctrine (Islam d’une part, Catholicisme d’autre part).
    😇😇😇

    • J’ai oublié de préciser que je suis moi-même ancien élève de l’Externat Saint Joseph de Lyon, institution Jésuite réputée de la Capitale des Gaules. J’y ai suivi mes 5 années d’école primaire entre 1961 et 1966…

  2. qui disait “plus le mensonge est gros plus il est crédible” ?
    mais hélas pour lui, les veaux commencent à s’en apercevoir

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