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Culture de mort : Idéologie du genre / France : Société

Le féminisme militant s’enfonce dans le ridicule

Philippe Bilger réagit sur son blog suite à la décision stupide de rééditer des carnets de santé jugés "sexistes" dans les Bouches du Rhône :

"On s'enfonce et le ridicule ne tue plus : il massacre. Dernier exemple de ces péripéties dérisoires mais signifiantes qui montrent qu'une société s'abaisse quand elle croit s'élever.

Tous les carnets de santé remis aux parents dans les maternelles des Bouches-du-Rhône vont être réédités et cela va coûter 33 000 euros alors qu'on ne cesse de vouloir raboter, réduire les dépenses publiques inutiles et qu'on a raison !

Quelle est donc cette impérieuse nécessité qui contraint à un gaspillage de 33 000 euros ? Sûrement un incident gravissime, une provocation au crime, une apologie de terrorisme, un éloge de la pédophilie, un outrage à la France ? Vous n'y êtes pas.

Le visuel de la première page de ce carnet a été jugé "sexiste" parce qu'on y voyait une fille inquiète pour son tour de taille et un garçon heureux de se mesurer. L'un et l'autre, en dehors de cette différence psychologique, ne se trouvaient pas dans une posture de nature à blesser l'un ou l'autre. Juste ensemble et différents. Ce n'était pas bouleversant d'originalité !

Ainsi, le simple fait d'oser renvoyer à une caractéristique qui, pour n'être pas fondamentale, est réelle dans la quotidienneté, a suffi pour jeter au pilon un carnet de santé qui avait été validé par le précédent exécutif départemental. On tombe sur la tête (…)

Faut-il à tout coup casser des représentations qui en elles-mêmes ne portent pas atteinte à l'égalité des sexes mais s'ancrent dans une spécificité qui ne permet pas, certes, de définir le féminin ou le masculin dans sa globalité mais n'en est pas honteuse pour autant ? J'entends bien que les images, les magazines, les publicités et les photographies ont de l'importance et qu'ils peuvent favoriser, structurellement, des stéréotypes mais d'une part il en est qui n'ont rien de blâmable et d'autre part cette manière de poser la grosse patte de l'Etat ou d'un antisexisme dilaté et militant sur tout et n'importe quoi interdit l'élaboration personnelle, intime, familiale des configurations qui nous regardent.

Au nom de quoi récuser le plaisir que vous offre une petite fille déjà attentive à sa taille et un petit garçon investi par l'envie de grandir ? Conviendra-t-il bientôt de s'excuser parce qu'on prononcera homme ou femme, qu'on s'obstinera à identifier de belles différences entre eux et que, loin d'être attristé par ces singularités riches et fluctuantes, on les mettra au contraire au crédit de l'humanité ?

J'attends les prochaines salves délirantes de ceux à qui la nature répugne. Et qui prétendent nous imposer une condition, une vision, une éducation qui ne relèvent que de notre seule responsabilité. Une résistance à ce mouvement faussement progressiste et vraiment totalitaire doit se manifester et un coup d'arrêt et de bon sens survenir. Et d'urgence.

Parce que sinon, par réaction, on aura tous envie de devenir sexistes. Et 33 000 euros dilapidés pour rien !"

Philippe Biger était l'invité de Robert Ménard où son intervention le 17 avril, dans le cadre de "Béziers libère la parole" a visiblement plu.

Vous savez le rôle que le Salon Beige joue chaque jour dans la lutte contre la culture de mort et pour la dignité de l’homme; vous connaissez notre pugnacité à combattre chaque jour contre l’avortement, l’euthanasie, le mariage pour tous, la PMA, la GPA et toutes les dérives libertaires.

Le Salon Beige ne remplace pas votre rôle dans ces combats, il les facilite, les accompagne et les stimule<;

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On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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8 commentaires

  1. Les trois mamelles du régime socialiste , le mensonge , l’incompétence et l’irresponsabilité commencent à porter ses fruits …

  2. Comme l’a intelligemment fait remarquer un intervenant dans un précédent papier sur le même sujet, lors de la réimpression il faut aussi retirer les pages sur les mensurations particulièrement stigmatisantes en poids et en taille entre les “filles ” et les “garçons” (j’ose à peine utiliser ces termes à caractères éminemment sexistes témoins d’un autre temps aux-heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire).

  3. OK avec Philippe Bilger, ça ne valait pas le coup de claquer trente mille euros.
    Ceci dit, il faut virer le graphiste qui a fait ça (ou ne plus faire travailler l’agence de comm’ qui a créé cela). Car cette photo de couverture est nulle, tout simplement. Autant le petit garçon a l’air joyeux, autant la pose de la petite fille est étrange car on ne voit pas son visage.
    Par ailleurs, l’obsession du poids est un vrai problème de santé public, en particulier chez les adolescentes (voire, désormais, les petites filles) et souligner encore une fois, via une photo de couverture, ce souci malsain, franchement, ce n’est pas une bonne idée.
    Bref, s’ils veulent des adresses de graphistes qui font des photos ou des dessins vraiment beaux et joyeux pour des enfants, je peux leur en trouver de bien meilleurs.

  4. en même temps, une petite fille de 10 ans qui s’inquiéte pour sa taille…les auteurs de la brochure devraient se réveiller, il s’agit d’enfants, pas d’adolescents. C’est indéniablement un “loupé”.

  5. Bien d’accord avec Olivier et Paray. Cela ne valait pas le coup le claquer 33.000 euros à rééditer cela, mais franchement… Cette couverture en plus d’être moche est aussi sournoisement nocive.
    Les petites filles sont déjà confrontées bien assez tôt, via la pub, les magazines, la télé à l’injonction d’être mince et de maîtriser leur poids, pas la peine d’en rajouter sur la couverture d’un carnet de santé officiel.
    Cette couverture n’aurait jamais du voir le jour.
    Cela ne fait pas partie des caractéristiques innées des femmes de s’inquiéter de son poids, mais c’est plutôt le résultat de la culture ambiante: soit (juste) un corps, joli, désirable, pas trop gros, avec des formes, à la disposition de qui voudra de toi.

  6. sur le port du voile, du niqab, le mariage des fillettes dès 9 ans, les “tournantes”, la polygamie, l’excision? ces mêmes féministes sont étrangement MUETTES et ce depuis longtemps : serait-ce moins important à leurs yeux de femmes ?

  7. @ Olivier…
    Assez d’accord avec vos commentaires sur la qualité de graphisme ; on peut se demander si ce n’est pas une féministe même qui aurait fait le travail en reflétant ses propres préjugés contre la société. Je rajouterais tout de même (juste pour le fun) :
    – Que les graphistes ont déjà fait un grand effort contre le sexisme dans la photo en question. La fille n’est pas habillée “mignonne” ni féminine ni en couleur rouge ou rose. Et sa tête est montrée au même niveau que le garçon (et comme elle est en arrière-plan ça lui fait plus grand que le garçon .) Mais, en plus de ce que vous avez évoqué, elle est en arrière-plan, et elle regarde envers elle-même, enfermée, manque de confiance ; quand à lui il regarde vers l’extérieur, ouvert, confiant. Wow! Il faut avouer que c’est un travail à grand risques et périls. Qui oserait un tel métier ?
    – Aussi que, c’est deux enfants qui sont en train de grandir, et ils sont contents de le faire. Elle et lui veulent savoir combien ils ont grandi depuis la dernière fois. Elle est déçue de n’avoir pas grandi plus, raison pour sa main de déception sur la tête. Elle veut être grande comme son père, et lui il veut être grand comme sa mère – mais là, malgré mes meilleures intensions, je réalise que je me suis planté en exprimant un sentiment sexiste, puisqu’un père et une mère ont été évoqués ; quand tout le monde sait qu’en réalité il peut y avoir deux pères et pas de mère.
    Une chose est sûr: pas facile de nos jours.

  8. Rien ne dit que la petite fille s’inquiète de son tour de taille. C’est une projection que vous faites. Elle mesure son tour de taille, et pour cela baisse la tête vers sa taille, on ne voit donc pas son visage. Rien ne montre de l’inquiétude.
    Et le fait en lui-même de mesurer son tour de taille n’est pas une marque d’inquiétude, c’est simplement ce que l’on fait chez le médecin, ou chez la couturière.
    L’obsession et du côté du lecteur, qui projette ses frustrations, pas du côté du sujet photographié.

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