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France : Société / Immigration

Le “droit à la différence” a fragmenté la société française

Maire de Montfermeil (Seine-Saint-
Denis), Xavier Lemoine répond à Monde & Vie. Extraits :

"Si l’on observe, recensement
après recensement, les chiffres de l’Insee,
ou les chiffres de l’Observatoire national des
zones urbaines sensibles (l’ONZUS), l’on voit
que les territoires dans les régions urbaines
comme l’Ile-de-France ou PACA – le cas de Lyon
étant un peu différent – se spécialisent par homogénéités
non pas socio-économiques, mais socioculturelles
.
Aujourd’hui, le critère discriminant
de cette spécialisation des territoire n’est donc
plus socio-économique comme cela pouvait être
le cas naguère, mais socioculturel.
Comment a-t-on pu en arriver là ? Je pense
qu’au-delà de tous les débats sur l’intégration ou
l’assimilation, etc., ce qui a été mortifère pour
la société française, c’est son relativisme total –
en matière de moeurs, mais aussi d’accueil de la
personne étrangère. Ce relativisme a inspiré le
« droit à la différence » qui a été prôné, exacerbé,
et qui empêche l’Etat ou la société française d’exprimer
la moindre exigence vis-à-vis des populations
accueillies
, puisque tout se vaut et s’équivaut. C’est par ce « droit à la différence » que la
société française a répondu à l’arrivée de ces
populations, et non par du racisme ou de l’antiracisme.
[…]

De la sorte, on a segmenté et compartimenté
la société française entre une multitude de comportements,
qui tous étaient reconnus de facto ;
et au bout du compte, notre pays ne se conçoit
plus aujourd’hui comme une communauté de
vie, de destin, d’ambition, d’histoire, mais comme une juxtaposition de communautés labellisées
par le droit à la différence
. On s’aperçoit
ain si que des personnes qui vivent en France
depuis 10, 15 ou 20 ans, ne parlent toujours pas
le français. J’en conclus qu’il existe, de notre
part, un manque d’exigence, qui s’explique par
cette notion de droit à la différence; et un manque
de curiosité évident de la part de ces personnes,
qui finiront leur vie ici et dont les enfants et petits
enfants, Français, passeront en France toute leur
existence.
[…]

Or les différentes nationalités,
communautés et cultures sont démographiquement
assez bien établies en France pour commencer
à vivre dans une relative autarcie
. Il existe
des médecins, des chefs d’entreprise, des artisans
dans toutes les communautés, qui constituent
des micro-sociétés, des diasporas
. […]"

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4 commentaires

  1. “un manque de curiosité évident de la part de ces personnes, qui finiront leur vie ici et dont les enfants et petits enfants, Français, passeront en France toute leur existence”
    Alors ça, c’est beaucoup moins sûr.
    Demandez donc aux enfants et petits-enfants des rapatriés d’Algérie en 1962, eux qui pensaient passer là-bas toute leur existence.

  2. Je ne cesse de m’étonner de voir au supermarché de vieilles femmes portant le voile et le long manteau d’Afrique du Nord faire leurs courses et manifestement ces personnes n’ont pas vieilli en France.

  3. Une Balkanisation furtive; discrète, en douceur pour l’instant, un Hiroshima social sans précédent se prépare ( est préparé).
    Gare au réveil, plus douloureux ,ô combien que les lendemains de grandes cuites.
    Comme les Basques, il faut une saine réaction ou alors, nous sommes dignes du pire.

  4. En 1981, la seconde génération était en passe d’assimilation : adoption du code vestimentaire occidental, intégration dans l’activité économique, rapprochement des coutumes…
    Puis sont arrivés Mitt’rand et Harlem Désir, Touche pas à mon pote, la marche pour l’égalité de 1983. Le PS et le PC ont espérer profiter du communautarisme. Et çà marche puisque 93% des habitants des quartiers ont voté Hollande.
    Mais le PS et consorts n’ont-ils pas joué avec le feu ?
    Et la France est au bord de l’explosion.
    Le vivre-ensemble ne fonctionne pas.

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