Le divorce est un malheur

D C'est la conclusion des témoignages recueillis par la journaliste Agathe Fourgnaud. Chaque année, 140 000 enfants sont confrontés au divorce de leurs parents. Or, ce sujet est toujours tabou. Et les conséquences sont innombrables. Par exemple, le nombre de divorces a augmenté en même temps que le mal-être des adolescents selon un pédopsychiatre. De même, la toxicomanie, la délinquance précoce et l’obésité coïncident avec l’explosion du divorce. En outre, la crise du logement est sans doute la conséquence de l'explosion des séparations : un mariage sur deux se termine par un divorce, selon Nadine Morano ! Aussi, plutôt que de proposer un pseudo droit au logement opposable, Christine Boutin n'aurait-elle pas dû promouvoir le renforcement du mariage pour résoudre les problèmes de logement ?

Le droit au divorce est une loi individualiste qui méprise l'enfant et nuit au bien commun. La défense de la famille est la seule politique réaliste.

Michel Janva

Addendum 15h30 : le chef de cabinet de Christine Boutin me fait remarquer que le ministre du logement a prononcé le 25 avril dernier à Sao Paulo au Brésil un discours sur le logement dans lequel elle déclare justement :

"la crise du logement est en lien avec la crise de la famille".

En exclusivité pour les lecteurs du Salon Beige, l'intégralité de ce discours se trouve dans les commentaires ci-dessous.

16 réflexions au sujet de « Le divorce est un malheur »

  1. doucet

    Bien sur que la famille doit etre renforcée et valorisée !!! il faut aussi savoir que le mariage civil en France est une absurdité qu’il faudrait supprimer.
    Ou mieux encore: il faudrait reconnaitre le mariage religieux comme étant valable civilement !!!

  2. mariege

    quelle coïncidence ! je ne sais pas comment nous avons abordé le sujet hier avec les élèves à qui on ne parle jamais de cela ils étaient sidérés ( ce n’est évidemment pas avec un corps enseignant à quasiment 40% divorcé qu’on va parler du mariage, même civil)! ce n’est pas en informant les gens mais en les éduquant qu’on faira quelque chose d’utile et encore! quand on voit les préparations au mariage dans nos églises ! d’accord, c’est mieux que rien ! cela dit cela fait longtemps que certains magistrats y pensent , les tribunaux sont également encombrés par cela, je veux dire les proécdures de divorce

  3. Boris

    “un mariage sur deux se termine par un divorce, selon Nadine Morano !”
    Attention, la réalité de ce chiffre est en fait la suivante : le nombre de divorce est la moitié du nombre de mariage dans une année.
    Cela ne tient donc pas compte des “multi-récidivistes”.
    De plus, la formulation de Mme Morano est partisane : elle fait croire que les mariages ne durent même pas un an !
    Or les divorces prononcés dans l’année ne concernent pas systématiquement des mariages ayant eu lieu durant la même année.
    Là encore, on peut noter que la formulation de Mme Morano tente d’affaiblir le mariage et de trafiquer les chiffres

  4. André DUHAMEL

    Sur le plan purement civil un simple contrat suffirait. D’ailleurs il pourrait être étendu aux personnes voulant partager le même toit: frères et soeurs, communautés volontaires, etc… Cela nous éviterait des institutions ridicules contre le pacs.
    Ceci dit, notre conception du mariage n’est pas la même face à d’autres traditions de la nôtre, avec les orthodoxes qui sont les plus proches de nous, sans parler des protestants, juifs et musulmans.

  5. Hubert

    Et pan à nouveau sur Madame Boutin. C’est une manie! Elle n’est pas ministre de la famille mais du logement et elle fait son travail là où elle est. Vous, vous donnez des leçons tous azimuts car il est bien évident que vous êtes omni compétents. Il est évident qu’il faudrait renforcer le mariage mais Madame Boutin n’a jamais rien fait pour l’affaiblir…
    [Sur le statut du tiers parent, Mme Boutin est pourtant intervenue alors qu’elle n’est pas ministre de la famille.
    Si le ministre du logement veut résoudre la crise du logement, il lui faut dénoncer la cause du problème.
    Sur ce sujet, il en va de même pour la lutte contre la délinquance (Intérieur), obésité (Santé), illettrisme (Education Nationale), etc.
    MJ]

  6. lulo

    Mme Boutin vous dirait sans doute: “Oui, mais vous comprenez, la doctrine de l’Eglise n’est pas applicable maintenant, dans ces circonstances, vu le contexte, etc…” C’est la fameuse (et fumeuse) distinction thèse/hypothèse, qui réussit si bien aux catholiques en politique depuis deux siècles…

  7. Tonio2

    Mais hélas il y a aussi souvent un gros problème de la part de “catholiques” pratiquants, qui vont jusqu’à prôner le divorce. N’avez-vous pas remarqué que dans bien des paroisses, ou familles, on absout le divorce de tels ou tels, avec des arguments parfois pourtant justes. Et l’on se donne une bonne conscience de catholiques bien pensants, et convaincus en plus!, en se rappelant volontiers que ne sont excommuniés que les divorcés remariés. Par un raisonnement intellectuellement bas, on en déduit que ne le sont pas les “juste divorcés”, et que donc ce n’est pas grave. Il est important de nous rendre compte que ce n’est pas tenable: le divorce est une faute grave. le divorce est un péché qui va contre la promesse et les engagements du mariage. Et il nous appartient de faire s’en rendre compte beaucoup de ceux qui nous entourent, et qui n’en sont plus conscients…

  8. Michel Janva

    DU DROIT AU LOGEMENT AU SENS DE LA DEMEURE
    ***
    Discours prononcé par Mme Boutin le 25 avril au Brésil
    Mesdames, Messieurs,
    Avant de commencer mon propos, je tiens à vous dire ma joie d’être aujourd’hui parmi vous pour réfléchir sur un thème aussi important que celui choisi pour votre colloque. Dans la crise que vit actuellement notre monde, nous sommes placés face à des choix politiques importants. En relisant l’histoire de ces dernières décennies, il me semble que nous pouvons voir la chronologie de deux ruptures : la chute du mur de Berlin trouve un écho dans la crise actuelle et l’écroulement du monde financier marque la vraie entrée dans le XXIème siècle. Les choix qui sont devant nous imposent une réflexion plus profonde. Mais les responsables politiques ne sont pas seuls : en cherchant un peu, ils peuvent trouver des témoins qui depuis quelques années ont balisés la réflexion.
    A ce titre, je veux commencer mon propos en rendant un hommage. L’amitié entre la France et le Brésil est une longue histoire construite par de multiples rencontres. Parmi les médiateurs entre nos deux pays, je veux rendre hommage au Frère Henri.
    Henri Burin des Roziers, fils d’une longue lignée de juristes qui font honneur à la France ; Maître Burin des Roziers, avocat au barreau de Paris mais aussi avocat et membre de la Commission pastorale de la Terre, à ce titre avocat du droit à la Terre ; frère Henri, dominicain vivant à Xinguara, dans l’Etat de Para, menacé d’assassinat par des tueurs à gages pour son engagement auprès des paysans sans terre et contre le travail esclave.
    Il est de ceux qui font honneur à la France, il est de ceux qui font honneur au Brésil. Il est de ceux qui tracent une route et nous montrent que le combat pour les droits humains est un combat qui doit être incarné. Frère Henri, soyez ici remercié !
    Les droits de l’homme, trop souvent, sont pensés comme les droits d’un individu abstrait, sans épaisseur charnelle, sans élan historique, sans demeure terrestre. Dès lors, avec les meilleures intentions du monde, ils deviennent complices de la destruction. En voulant servir un individu sans consistance, ils finissent par mutiler l’homme concret. Il convient de leur conférer une dimension plus concrète et plus quotidienne. C’est ce que nous avons fait avec la consécration du droit au logement opposable en France par la loi du 5 mars 2007.
    Mais revenons à la source des choses…
    1. Hannah Arendt a montré comment individualisme et totalitarisme pouvaient marcher ensemble. L’Etat totalitaire commence par détruire tous les contre-pouvoirs naturels : la famille d’abord, puis les corporations de métiers, les communautés de scientifiques, les mouvements d’artistes, enfin tout pouvoir local. Tout cela est atomisé pour mieux passer sous la coupe de la centralisation et du contrôle étatique. C’est que l’isolement des individus en fait des êtres faciles à séduire et à manipuler. Pour déployer sa vocation sociale, chacun se voit forcé, n’ayant plus d’autre communauté que celle du Parti, de se laisser enrôler et conduire. Bien sûr, le Parti ne cesse de chanter l’homme qui brise des chaînes, mais c’est pour mieux lui passer son collier. Il ne cesse de faire l’éloge de la liberté individuelle, mais c’est parce qu’il sait qu’un individu isolé ne peut pas grand chose et qu’il devient aisé de la posséder, de téléguider sa prétendue liberté individuelle dans le sens du Parti.
    Certes, dans nos démocraties, nous ne sommes plus guère dans cette situation. Il n’est plus là d’Etat totalitaire, si bien qu’on pourrait penser que, dorénavant, l’individualisme peut concourir à une authentique affirmation de la liberté. Mais c’est oublier deux choses : d’une part, la logique du marché, avec ses séductions et ses violences, n’est pas forcément moins prédatrice que celle de l’idéologie ; d’autre part, la liberté individuelle, ou plutôt la liberté personnelle est un long travail de patience et de recueillement, travail qui se fait toujours au sein d’une communauté, à l’intérieur d’un héritage auquel il s’agit d’avoir un rapport critique, sans doute, mais seulement après l’avoir assumé. Par exemple- mais c’est un exemple essentiel – je n’ai pas commencé de parler à partir de moi-même, mais à partir d’une langue reçue par mes parents (on dit d’ailleurs une langue maternelle), langue que mes parents eux-mêmes ont reçu, polie par les siècles d’usage, et souvent amenuisée par des siècles d’usure. Pour que cette langue devienne vraiment mienne, et même pour que je puisse en jouer, transgresser ses règles, faire une poésie neuve, trouver la liberté de mon propre style, il me faut d’abord l’accueillir avec toute sa richesse dont je me fais d’abord l’héritier. Sans cela, je ne parle pas une langue, mais un pidgin, c’est-à-dire un langage d’appoint qui ne sert qu’au commerce et me piège dans les lois de l’offre et de la demande.
    2. Pourquoi est-ce que je vous dis cela ? Il semble que mes propos planent très loin au-dessus de la question du droit au logement . En vérité, ils l’approchent au plus près. Il fallait ce détour pour bien comprendre le sens profond de ce droit. Car ce droit nous montre l’individu non pas comme un électron libre, mais comme une personne sociale, ancrée dans une demeure. Ce que je veux dire pourrait s’exprimer en quelque mot : sans logement, pas de liberté. Ou encore, plus précisément, sans demeure, pas d’accès au monde de la parole. Mais il convient d’expliciter une formule aussi laconique.
    Le premier point à considérer est le suivant : le droit au logement ne tient pas tant de l’humanitarisme le plus élémentaire que de l’humanisme le plus essentiel. Il ne s’agit pas seulement d’assurer un lieu entre quatre murs où l’individu puisse se protéger des agresseurs nocturnes et des intempéries. Sous ce rapport, le droit au logement ne se distinguerait pas de la stabulation ou du parcage des bestiaux. On construirait des stalles pour protéger la bête, mais pourquoi protéger la bête ? pour l’exploiter ? pour la saigner ?… Un logement n’est humain que dans la mesure où il ne satisfait pas seulement aux besoins de notre vie animale, mais aussi et d’abord aux exigences de notre humanité. Pour l’exprimer dans un jeu de mot, le logis doit être en rapport avec le logos.
    Le logement est d’abord le lieu du recueillement, recueillement à partir duquel chacun peut aller librement vers les autres. Il ne protège qu’en vue d’une exposition. Il ne recueille qu’en vue d’une offrande. Comprenons-le : celui qui vit dans la rue ne peut pas sortir dans la rue. Celui qui est sans domicile fixe ne peut pas se promener, flâner, aller sur la place publique avec l’aplomb de celui qui refit ses forces et son être social à l’ombre hospitalière de sa maison. De même qu’il est nécessaire que l’enfant soit logé neuf mois dans le sein de sa mère pour venir au monde, il est nécessaire que l’homme soit logé, tout simplement, pour venir aux autres. Et pour venir à eux librement. En effet, s’il n’a pas la ressource d’un tel refuge, comment pourrait-il résister à leur emprise ? Et plus encore, s’il n’a pas l’espace d’un tel recueillement, comment pourrait-il s’offrir à eux ?
    3. Les Anciens avaient compris cette articulation de l’espace privé et de l’espace public. A leurs yeux, le foyer était pour le forum. L’oïkos était pour l’agora. Un peu comme le coton est pour que le papillon déploie ses ailes. Si je n’ai pas cet espace familial où me reposer, où me ressourcer, je ne suis plus que cet individu sans attacher, ballotté par tous les vents de l’opinion, bientôt mis en laisse par le tyran, l’idéologie ou la mode dominantes. Si je n’ai pas ce silence hospitalier où retremper mon esprit dans la simplicité du rap port avec les proches, ma parole perd de sa réalité, elle tourne au slogan, à l’accroche publicitaire ou à l’abstraction creuse. Aristote voyait ainsi, ans l’oïkos, le socle de la polis : selon lui, la vie politique doit trouver son appui sur la vie domestique, sans quoi elle se trouverait comme un arbre privé de ses racines et donc voué à être débité pour la vente.
    Le logement doit ainsi s’entendre de manière large et humaine, non pas comme un lieu vide, mais comme un lieu hospitalier, non pas comme un espace géométrique, mais comme un espace sensible, familier, d’où l’on peut aller avec assurance vers l’inconnu. A partir de là, le droit au logement apparaît comme au principe des droits politiques. Il n’est pas un droit au clapier pour que l’on ferme son clapet, pur ainsi dire, mais un droit au foyer pour que l’on puisse librement prendre la parole sur le forum. Or, pour être tel, il ne peut pas consister seulement en un cube confortable, il doit être le lieu où l’on se retrouve, le nœud d’une première communauté, l’écrin de cette société conjugale ou familiale qu’Aristote considère comme la société fondamentale, c’est-à-dire celle sur laquelle s’édifie cette société plus vaste et plus accomplie qu’est la Cité.
    4. Aussi faut-il penser que la crise du logement est en lien avec la crise de la famille. La chose paraît étrange, mais c’est parce qu’en général on considère le logement seulement comme une chose physique, et la famille seulement comme une chose morale. Or le logement suppose une hospitalité humaine. Et la famille suppose un lieu de rassemblement concret. Si des gens se retrouvent à la rue, c’est d’abord à cause de la perte des solidarités familiales. Et si les familles sont ainsi éclatées, c’est d’abord parce qu’elles n’ont pas su trouver une demeure où habiter ensemble. On voit par là que la crise du logement ne relève pas seulement d’un manque de locaux, mais d’une perte du vivre ensemble.
    Cette perte du vivre ensemble peut exister alors même que l’on se trouverait dans un appartement spacieux. C’est ce que l’on voit trop fréquemment aujourd’hui. Il n’y a plus de table familiale où se retrouver les uns avec les autres, pas de feu de chemine autour duquel se rapprocher et se raconter de vieux contes toujours neufs. Chacun est devant son écran, chacun va grappiller dans le frigidaire. Alors même qu’il n’y aurait pas divorce ni séparation, la famille est déjà spirituellement éclatée. Elle n’a plus de foi ni d’habitudes communes. Le logement n’est plus qu’une délimitation physique qui enveloppe des individus chacun fasciné dans son coin par les images du dehors. Or, quand le logement n’est plus que cela, non seulement il devient impossible d’affronter le dehors avec assez de repos et de recul, mais aussi les atomes qu’il retient un moment finissent par se disperser. Quand le logement fait pour tisser de véritables liens charnels et sociaux n’est plus que pour nous jeter comme des moucherons dans la toile du virtuel, il ne recueille plus les êtres, il les livre au parcage et à la manipulation. De là vient l’urgence de ce droit au logement non pas comme à une coquille où se rétracter, mais comme à un foyer d’où s’épanouir.
    5. j’ai parlé de logement là où Emmanuel Lévinas parle de demeure. La demeure est ce lieu familial où naît le petit homme, et c’est à partir d’elle qu’il accède à la parole et la liberté. Je dis bien à partir d’elle, et non en elle. Car si la demeure devient ce « foyer clos » dénoncé par André Gide, elle n’est plus qu’un étouffoir. La demeure n’est pas fermeture, mais ouverture, ce à partir de quoi l’on s’ouvre au monde, et plus loin encore, à partir de quoi l’on s’ouvre à la transcendance.
    A quoi bon être logé, en effet, si la vie n’a pas de sens ? Autant se coucher d’emblée dans un cercueil. Autant aller directement dans ce logement définitif du tombeau. Le droit au logement doit donc s’articuler au devoir de chercher la vérité et au droit d’en recevoir l’annonce. Je veux dire que la demeure est aussi le lieu où l’homme se recueille et se pose la question du sens. L’intérieur physique permet l’intériorité spirituelle. Parce qu’elle se tient en retrait des préoccupations utilitaires et des injonctions productives, la demeure a une dimension sabbatique. Le travail se fait au dehors, mais en elle doit se trouver un certain repos. Non pas le repos de la passivité, mais celui de la réceptivité. La dispersée par les tâches de la semaine se retrouve dans le logement aussi pour faire le point et pour retrouver ce qui donne un sens au combat de tous les jours. La demeure, qui ici-bas est forcément provisoire, ménage aussi la recherche de ce qui vraiment demeure.
    Cellule du moine, chambre conjugale, pupitre du philosophe ou mansarde du poète, autant de lieux où est possible une activité gratuite, sans compte à rendre, confidence amoureuse ou méditation religieuse, pourquoi l’homme se tourne vers ce qui le dépasse. On connaît la célèbre phrase de Pascal : « Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre ». Le droit au logement est en dernier lieu le droit à cette chambre où l’homme peut affronter son angoisse et s’ouvrir à cet Amour qui seul peut le sauver.
    Je vous remercie.

  9. Robert

    A M.J. : vous écrivez que Mme Boutin pourrait résoudre la question “en restreignant le droit au divorce, notamment pour les couples ayant des enfants.”
    Où l’on apprend que le ministre du logement est supposé disposer des pouvoirs nécessaires pour faire voter des lois sur le divorce. Que l’Assemblée UMP votera bien entendu immédiatement.
    […]
    [Il me semble que le FRS a des députés qui sont compétents pour déposer des propositions de loi. Il me semble aussi que Mme Boutin s’est sentie compétente pour critiquer le projet sur le statut du tiers parent. MJ]

  10. Quélennec Jacques

    Bravo! Exercice difficile sur un sujet aux contours très larges . Laseule manière de l’aborder procédait d’un juste dosage de philosophie baigné de spiritualité. Beaucoup d’éléments sont à conserver pour éclairer de nombreux média incultes.

  11. Sancenay

    Cet intéressant discours de Madame Boutin contient assurément sa respectable part d’Espérance et ne participe pas de l’abaissement trop général de la pensée politique française.C’est déjà beaucoup au regard de ce que l’on a entendu à l’encontre du Saint-Père.
    Cependant la distinction entre la responsabilité de l’Etat et celle du marché quant à l’écrasement de l’individu ne me convainc pas du tout.
    Pour seul exemple, bien qu’il en fût hélas tant d’autres : en sus des personnes SDF isolées, qu’ installera-t -on dans le logement , l’amalgame destructeur projeté par le duo Morano-Leonetti ou la seule famille qui soit pour l’éternité, en dehors des rêves fous d’apprentis-sorciers parvenus quasiment au faîte de l’Etat ?
    Cette question n’enlève rien au mérite de Madame Boutin,voire peut-être, le souligne…

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