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Culture de mort : Euthanasie / France : Politique en France / France : Société

Le député LREM et médecin Thomas Mesnier s’oppose à l’euthanasie

Le député LREM et médecin Thomas Mesnier s’oppose à l’euthanasie

Le JDD publie sa tribune. Espérons que Thomas Mesnier ne subisse pas le même sort qu’Agnès Thill :

Nous avons en France un problème avec la mort, avec la vulnérabilité. Alors que nous y sommes confrontés un peu plus chaque jour depuis plus d’un an avec la crise sanitaire du Covid-19, le débat sur la fin de vie revient au Parlement par plusieurs propositions de loi visant à légaliser l’euthanasie. Le débat sur la fin de vie est légitime et nous devons le tenir de façon sereine, apaisée, en sortant de deux camps qui s’affrontent et des fantasmes que chacun peut se faire sur la mort.

La loi Claeys-Leonetti a trouvé un équilibre fin, remarquable. Elle répond, avec les directives anticipées, la personne de confiance et la sédation profonde et continue jusqu’au décès, à la quasi-totalité des situations mais elle n’est pas encore assez connue ni assez appliquée. Cette loi votée en 2016 n’a donc que cinq ans. Les recommandations de bonnes pratiques pour les soignants n’en ont que trois. Et il faudrait légiférer encore? Aujourd’hui?

L’urgence est de donner le temps et les moyens à la loi de s’appliquer. Les partisans de l’euthanasie ont progressivement préempté l’expression de ‘fin de vie digne’ laissant à penser qu’on ne pourrait mourir dignement autrement.

On meurt mal en France, parce que la loi n’est pas appliquée. Faute de connaissance de celle-ci par la population, faute de formation et de moyens pour nos soignants. L’enjeu n’est pas tant de faire évoluer la loi que de la faire connaître. Il faut aller plus loin dans tous ces domaines et se donner les moyens de développer les soins palliatifs en France.

L’euthanasie, ce n’est pas aller plus loin. C’est aller ailleurs. Éthiquement, culturellement. Il ne faut pas donner l’illusion qu’avec une nouvelle loi on résoudrait le tragique de certaines situations. Ce n’est pas ouvrir le droit à une fin de vie digne, il existe déjà.

L’euthanasie, c’est ouvrir le droit à quelqu’un de mettre fin à la vie d’un autre. Ce n’est pas ce que je souhaite, ce n’est pas l’idée que je me fais de notre société. Il y a d’ailleurs un certain cynisme à inscrire ces propositions de loi à l’ordre du jour aujourd’hui alors que, depuis un an, nous nous battons ensemble pour la vie, quoi qu’il en coûte.

La première proposition de loi a été repoussée le 11 mars dernier au Sénat. Le gouvernement a, ce jour-là, exprimé son opposition à faire évoluer la loi en vigueur et annoncé le lancement d’un nouveau plan national de développement des soins palliatifs et d’accompagnement de la fin de vie.

Dans quelques jours, le débat reviendra dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Je ne voterai pas ces lois. En revanche, je poursuis le combat pour une fin de vie digne et voterai, dès le prochain budget de la Sécurité sociale pour 2022, des crédits supplémentaires pour développer encore les soins palliatifs et permettre à tous et partout d’y accéder.

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4 commentaires

  1. Bravo, le courage de prôner ses convictions est d’autant pus admirable quand on sait le lynchage réservé aux nouveaux objecteurs de la tyrannie du politiquement correct.

  2. Une évolution intéressante de la part de ce député, et un certain courage de le dire.

    Une grosse réserve lorsqu’il dit:
    “On meurt mal en France, parce que la loi n’est pas appliquée.”
    Ceux qui sont morts de solitude ces derniers mois, les visites de leurs proches ayant été interdites, cette “mauvaise mort” est due à l’application de la loi …

  3. Faut-il vraiment applaudir tous ces idiots qui n’on pas lu le programme de Macron avant de s’engager dans son parti?

  4. “Nous avons en France un problème avec la mort, avec la vulnérabilité.” (sic)
    Pas du tout ! Ce sont les politicards malveillants qui un problème avec la mort, avec la vulnérabilité ! Pas “nous” !

    “L’euthanasie, c’est ouvrir le droit à quelqu’un de mettre fin à la vie d’un autre. Ce n’est pas ce que je souhaite, ce n’est pas l’idée que je me fais de notre société.” (sic)
    C’est surtout contraire à tes engagements et au serment que tu as prêté !

    Je rappelle puisque cela semble nécessaire que les malades du covid continuent de ne pas être soignés !

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