Le député Le Fur dénonce la cathophobie des députés de gauche

Le député UMP Marc Le Fur a défendu l'Eglise à la tribune de l'assemblée nationale :

F"Ma conviction, c’est que le débat que nous ouvrons aujourd’hui n’est
que factuellement un débat sur le mariage, qu’il soit pour tous ou non ;
fondamentalement, c’est un débat sur la famille et sur l’enfant. Mes
chers collègues de gauche, vous commettez un contresens entre mariage et
sentiment. […] Le mariage n’est pas une validation des sentiments par la collectivité.
L’État n’a ni à censurer ni à autoriser un quelconque sentiment
. Les
sentiments que les uns et les autres se portent ne regardent
qu’eux-mêmes ; les amoureux n’ont pas besoin de certificat ! […] Le mariage n’est pas davantage un contrat qui n’engagerait et ne concernerait que les signataires de ce contrat.  Non, le mariage est bien une institution, et la meilleure preuve en est
que les militants du mariage homosexuel veulent être mariés en mairie,
dans un lieu qui n’est pas neutre, par un officier de l’état civil,
représentant de l’État.

Pourquoi la société a-t-elle créé cette institution ? Pour assurer sa
propre pérennité et protéger un sujet fragile : l’enfant, le « petit
d’homme », comme disait Kipling, qui a pour caractéristique d’être
vulnérable pendant de très nombreuses années, ce qui le singularise dans
le règne animal. […] C’est lui qu’il faut protéger, et c’est la vocation de la société que de le faire.

Si toutes les civilisations – l’histoire et la géographie le
confirment –, quelles que soient leurs bases culturelles, philosophiques
ou religieuses, quelle que soit la sagesse ou la foi qui les inspire,
ont voulu protéger l’enfant, c’est parce qu’elles considèrent que c’est
un sujet essentiel. Or seuls un homme et une femme sont en mesure de
procréer naturellement.

Dans ce domaine, votre anticléricalisme, votre cathophobie (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe SRC)
est non seulement outrancière – notre rapporteur l’a démontré par
l’accueil lamentable qu’il a réservé aux représentants des cultes
(Mêmes mouvements)
–, mais elle n’est pas non plus pertinente. L’Église catholique n’est
en Occident que la gardienne d’une réalité anthropologique qui, dans
d’autres pays, sera défendue au nom d’autres traditions, d’autres
sagesses, d’autres cultures
. La meilleure preuve, c’est qu’aucune des
grandes traditions d’Orient comme d’Occident n’a accepté le mariage
homosexuel. Les civilisations qui ont toléré, voire autorisé
l’homosexualité…

M. le président. Merci.

M. Marc Le Fur. Nous voterons résolument contre ce texte funeste !"

9 réflexions au sujet de « Le député Le Fur dénonce la cathophobie des députés de gauche »

  1. Jean

    “Dans ce domaine, votre anticléricalisme, votre cathophobie (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe SRC)…”
    Mais cette gauche est toujours dans le déni, la négation, que ce soit de la nature, de la vertu, et même de son propre comportement…

  2. Merci

    Pardon de me répéter, mais j’ai notamment apprécié, sur à peu près le même sujet, le député Yves Nicolin, qui a eu beaucoup de mérite et de savoir-faire, à l’Assemblée :
    “Chère collègue, je vous demande d’écouter la suite sans interrompre mon propos ! C’est cela aussi, la tolérance. IL NE S’AGIT PAS SEULEMENT DE LA PROCLAMER, IL FAUT L’APPLIQUER A SOI-MEME…”
    Pour ceux qui comme moi n’aiment pas trop les polémiques, voilà une formule toute simple, pour mettre un peu d’ordre dans les slogans, les apostrophes et autres conversations biaisées.
    Que le Seigneur se souvienne de tous ces députés. Ils sont remarquables, et trop méconnus. Il faut reconnaître qu’il y des personnages brillants parmi les députés. Lorsqu’ils servent la vérité, c’est vraiment remarquable. Encore une fois, bénis soient-ils.

  3. oliroy

    Bravo Mr Le Fur. En 89, on commençait par couper la parole, peut être les cigares dans les réunions de loges et ensuite les têtes. En 68, on n’a coupé que la parole, Prions pour que les têtes en place, le reste et que les autres s’y remettent avant que les raisins de la colères ne fondent sur elles.

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