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France : Politique en France

Le coût du logement majoré de 25% en raison du déluge législatif

Alors qu'une nouvelle loi sur le logement arrive à l'Assemblée, Michel de Poncins analyse :

"[…] Le gouvernement reconnaît une nouvelle fois sa  responsabilité  dans la catastrophe en
constatant
publiquement qu'il n'y a pas de fluidité dans le marché. Il pourrait
alors
prendre les mesures adéquates et nécessaires
pour corriger au plus vite. Ce qu'il
ne fait pas. Il décide que les particuliers qui vendent une
résidence secondaire ou
un bien locatif paieront moins d'impôt sur les 
plus-values à partir de septembre 2013. Pourquoi la
résidence principale
est-elle exclue de cette faveur ? Mystère. Le dispositif, terme très
négatif  de
l'économie dirigée, est d'une  complication
effroyable avec une forte odeur d'usine à gaz
. Retenons en
passant que depuis longtemps les plus-values sont 
taxées, or un logement prospère implique que
les investisseurs fassent des plus-values.

Le plus drôle ou le plus tragique,
au choix, est que ce dispositif est limité à la durée
d'un an. Il est rare que les énarques lâchent prise. Ils espèrent
néanmoins
dans ce délai un mouvement de ventes supplémentaires de résidences
secondaires
et ou de biens locatifs. Il est évident, cependant, qu'il y aura  beaucoup 
d'effets d'aubaine : une vente de bien ne se décide pas
sur un  coup de tête
et est souvent murie à l'avance.  

Un autre fait est l'arrivée des impôts locaux que
la presse  décrit
comme une boisson très amère que moult
gens modestes ne pourront pas 
absorber.

Si le logement est moribond, ce n'est nullement le
fruit du hasard.
C'est le résultat inévitable des diverses politiques du logement
pratiquées

aussi bien par les gouvernements de la fausse droite que par ceux de la
vraie
gauche et depuis longtemps.  Ils
ont
enserré le logement dans un carcan de lois
et règlements totalement destructeurs. Citons pêle-mêle quelques
exemples parmi
les plus importants.

Au premier chef, il
ya la
floraison ridicule des dispositifs censés améliorer les choses
.
Enumérons
courageusement au risque de nous tromper : Robien, Scellier, Scellier
meublé,
BBC, et bien d'autres. La politique volontariste de plusieurs ministres
s'est attachée à
développer la propriété de la résidence prinipale. Il n'y a là aucune
justification. En Suisse, pays dont la prospérité est reconnue,
chacun se détermine librement.
Beaucoup choisissent d'être locataires et investissent leurs épargnes
ailleurs.  

L'encadrement permanent des loyers, récemment
renforcé
. La
quasi-impossibilité de se défaire d'un locataire indésirable. La
difficulté de
choisir soi-même ses locataires selon des critères personnels. Le
sinistre Dalo
ou droit opposable au logement qui existe depuis le 
premier janvier 2008 : par son existence même
il empêche une foule de gens de faire des efforts pour se loger.

La
multitude et la complexité des
logements sociaux
: occupant une énorme partie de l'espace, ils
génèrent un
appel jusqu'au fond de l'Afrique, de la 
sorte qu'il n'y en aura jamais assez. Un coup
d'accélérateur a été donné
par l'obligation faite aux communes récalcitrantes d'avoir un quotient
de
logements sociaux, avec sanctions à l'appui. La sarababande des impôts
de
toutes sortes complètent le système … .     
 .  

La conséquence est que le coût du logement est
majoré, selon les
professionels, de 25% à cause de ce lourd déluge législatif et
réglementaire
voulu par les divers ministres s'occupant
, hélas, du logement. Les
chanceux et
les riches s'en arrangent et ce sont les plus modestes qui en souffrent
davantage."

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7 commentaires

  1. vous parlez de déluge législatif, ne vouliez pas dire délire législatif

  2. La vente de sa résidence principale ne supporte pas de plus-values. Il n’y a donc aucun mystère

  3. Je ne comprends pas … il n’y a pas d’impôts sur la plue-value lors de la vente de sa résidence principale. Par contre il n’est pas normal que les étrangers qui vendent leurs résidences secondaires soient exonérés de plue-value et ils ont font de belles et contribuent à augmenter le prix de l’immobilier dans de nombreuses régions en France!… Comme en Suisse, il faudrait des quotas dans les logements à la vente aux étrangers pour éviter de faire grimper l’immobilier dans certaines régions et empêcher les français d’acquérir.

  4. Il ne faut surtout pas de quotas, en plus de tous les autres textes !

  5. Effectivement, la résidence principale est exonérée d’imposition sur les plus-valeurs en cas de vente…

  6. Beaucoup d’approximations dans le post et une erreur dans l’un des commentaire…
    Les régimes Robien, Scellier… Ne concernent pas l’acquisition d’une résidence principale mais d’un bien locatif…
    De même, un étranger qui vend un bien en France est soumis à l’impôt sur les plus-values. Le taux varie de 19% à 50% selon le pays où réside cet étranger…

  7. Poncin a causé, toujours sérieux.
    Pourquoi la résidence principale…
    Parce qu’il n’y a pas de plus- value imposable pour les résidences principales.
    Ce constat fait, le reste est-il à lire ?

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