Le Conseil constitutionnel valide le financement public des cultes en Alsace-Moselle

Saisi par une association de défense de la laïcité, qui dénonçait la rémunération des prêtres, pasteurs et rabbins en Alsace-Moselle, le Conseil constitutionnel a considéré que les constituants n'avaient « pas entendu remettre en cause » les
spécificités locales applicables dans certaines régions, dont la
rémunération des ministres du culte en Alsace et en Moselle.

Le droit local alsacien-mosellan déroge à la loi de 1905
dont l’article 2 affirme que l’État ne finance aucun culte.

8 réflexions au sujet de « Le Conseil constitutionnel valide le financement public des cultes en Alsace-Moselle »

  1. c

    Dans la situation actuelle de la France avec la présence de plus en plus importante de population musulmane notamment en Alsace-Moselle, cette dérogation n’est-elle pas un leurre et une brèche où peuvent s’engouffrer des revendications et provoquer des situations pires, d’autant que c’est un héritage de l’histoire (occupation allemande à partir de 1870). Une Eglise vraiment libre ne peut pas être une église dont les membres sont payés par l’État. Nous avons vu avec l’entretien des bâtiments religieux, hôpitaux, écoles, etc dont l’Eglise catholique a été expropriés ce qu’il en est advenu. Les communes gérant mal leur budget les ont laissé tombé en ruine, les écoles sous contrat ont du se plier aux diktats des programmes contre-nature, etc.

  2. esprit libre

    Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine,
    Et malgré vous, resteront non laïcards !
    Par contre, il se murmure que les Alsaciens et les Lorrains se mobilisent moins que d’autres sur le projet de loi scélérate de l’ogresse Taubira… Provinces fidèles, que vos glaces de l’hiver libèrent un printemps français !

  3. Denis Merlin

    Il ne faut pas colporter que l’Etat, par une sorte de générosité arbitraire financerait les cultes, c’est faux.
    L’Etat ne finance aucun culte, même en Alsace-Lorraine. Le paiement des salaires des ministres des cultes est une compensation des spoliations révolutionnaires. Ce n’est nullement gratuit.

  4. Yves Forban

    “Rédigé par : Denis Merlin : L’Etat ne finance aucun culte, même en Alsace-Lorraine. Le paiement des salaires des ministres des cultes est une compensation des spoliations révolutionnaires. Ce n’est nullement gratuit.”
    Euh Denis, attention à rester cohérent, si tel était le cas le concordat devrait perdurer partout en France. Nonobstant, je te signale que si les biens de l’église ont été saisi en 1905, c’est en contrepartie que l’église en gardait l’usage, tandis que l’état se chargeait de leur entretien : Un excellent marché pour l’Eglise, qui n’aurait pas à l’heure actuelle les moyens d’entretenir ses lieux de culte.
    La question du concordat alsaco-mosellan est qu’il est particulièrement injuste et inégalitaire : contrairement à l’Allemagne où le financement se fait land par land et où les irreligieux ne sont pas soumis à l’impôt confessionnel. Non seulement les musulmans et athées payent pour des cultes avec lesquels ils n’ont rien à voir sans aucune contrepartie, mais des gens de Bretagne et de Provence payent pour le culte des alsaciens alors que leur région ne touche rien.
    Le mieux qu’il pourrait leur arriver serait au moins de régionaliser la charge du culte pour eux en finançant aussi l’Islam et les libres penseurs comme en Belgique, faute de quoi ils continuerons à passer pour des profiteurs mesquins et fort peu investis dans leur foi.
    C’est une question de dignité.

Laisser un commentaire