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France : Politique en France

Le conflit entre le FN et Minute pose le problème du fonctionnement interne d’un parti

M Dans son numéro du jour, Minute publie l'organigramme du FN, mis en place en cas de victoire de Marine Le Pen. On y trouve 4 anciens mégrétistes à des postes clés :  Steeve Briois (secrétaire général), Nicolas Bay (secrétariat national), Bruno Bilde (chef de cabinet), Philippe Olivier (directeur de cabinet chargé des campagnes électorales et d'internet). Information plutôt cocasse, à l'heure où l'équipe de Marine Le Pen dénonce Bruno Gollnisch, qui s'est déclaré "favorable à une réconciliation" avec les dissidents. Si l'équipe de Marine Le Pen dément la réalité de cet organigramme, Steeve Briois dénonce le "conflit d'intérêt" de Minute :

"En réalité, la direction de Minute a des intérêts dans la campagne interne de Bruno Gollnisch. Le directeur de la publication, Jean-Marie Molitor, a fait embaucher sa fille […] comme directrice de la communication de Bruno Gollnisch."

Argument boomerang, si on en croit la réplique de Jean-Marie Molitor :

"Agée de 30 ans, mariée et mère de famille, ma fille est assez grande pour avoir trouvé du travail toute seule. […] Puisque Steeve Briois, auquel nous avons souvent ouvert nos colonnes, s'intéresse maintenant aux «conflits d'intérêts», je lui conseille d'en parler à Jean-Marie Le Pen. Je doute que le président du Front national trouve cet angle d'attaque judicieux. Surtout en ce moment."

Le ton est malheureux : il serait en effet plus utile de porter le débat sur le fonctionnement du parti, puisqu'il s'agit justement de l'élection de son président. D'ailleurs, les adhérents sont appelés à élire, non seulement le nouveau président, mais aussi le comité central, dont les résultats détermineront les rapports de force internes. Le FN fonctionnera-t-il à l'avenir comme par le passé ?

Par exemple, nous avons plusieurs fois, sur ce blog, milité pour l'organisation de primaires au sein des partis politiques. Ce système oblige un candidat à convaincre d'abord son propre camp avant de pouvoir en porter les couleurs. Les primaires permettent souvent d'éliminer des candidats dont les valeurs ne reflètent pas celles de leurs électeurs. A l'inverse, le système français actuel d'une désignation par l'appareil central des partis a pour logique de d'investir le "meilleur candidat" pour le parti, qui est souvent un candidat pas trop marqué idéologiquement, ou marqué dans un sens qui plaît aux médias, ou qui satisfasse à un quota de femmes, de minorités, d'amis de l'appareil etcLa dérive vers la gauche des partis "de droite" est, à terme, mécanique. La logique du "meilleur candidat" conduit donc souvent à l'échec politique. Ce principe de primaires paraît conforme à ce que demande l'Eglise :

"Les partis doivent être démocratiques en leur sein, capables de synthèse politique et de programmation." (DSE n°413)

A ce titre, saluons l'initiative du FN, qui soumet à ses adhérents (et non au bureau politique, aux responsables locaux ou à tout autre organe interne), l'élection de son président.

NB : Merci de limiter vos commentaires au sujet (le fonctionnement interne des partis). Les "commentaires-pollueurs" ne seront pas publiés.

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15 commentaires

  1. Au vu de ce qui se passe au parti socialiste,ce n’est pas une excellente solution à moins que l’on veuille instaurer au sein du FN la constitution de “courants” qui se boufferont le nez en permanence!
    Existe t’il une bonne solution?pour ma part je ne le pense pas car dans un parti politique,c’est en permanence la lutte des egos.JMLP avait trouvé la bonne solution mais c’est assez antidémocratique,mais dans certains cas peut être faut ‘il l’être.

  2. La démocratie interne est aussi nefaste qu’elle peut l’être à l’exterieur.
    Je ne crois pas qu’un président de parti politique puisse être légitime et le “meilleur” parce qu’il serait désigné par 50% + 1 des militants votants. On le voit au FN aujourd’hui comme on l’a vu au PS en 2007, comme on le voit dans le mouvement assiocatif, les primaires ou les campagnes internes sont désastreuses pour la cohésion et ne donne pas de légitimité à celui qui est élu.

  3. Je ne pense pas que le système de primaires au FN soit le plus judicieux. En effet, ce qui faisait (fait?) la richesse de ce parti tenait entre autre dans la foultitude de chapelles qui, confrontées les unes aux autres, a permis l’émergence d’un grand parti bâti à la fois, c’est indéniable, sur la personne d’un chef et d’un socle de valeur commune. JMLP, jusqu’au départ de Mégret, féderait les catholiques, la nouvelle droite, les libéraux, les populistes, les païens, les atlantistes…
    Un système de primaires aurait tout fait voler en éclat.
    La situation actuelle est assez paradoxale car l’identification à Marine, dans l’electorat, est forte, tandis que “l’extrême droite” au sens large perd de son influence (Il faut 500 000 voix pour faire 1%!!!)même si cette “extrême droite” fournit l’essentiel du corpus idéologique… Je ne suis pas loin de penser que 90% des electeurs sont des populistes aux aspirations plus proches d’une sociale démocratie “nationale” ou du Sarkozy de 2006-2007 que de nos amis de Radio Courtoisie ou Minutes. Alors quoi, des primaires cristalliseraient de vieilles rancoeurs et éloigneraient encore les perspectives de victoires. Il faudrait plutôt que Marine s’imprègne du rôle de grand fédérateur que tenait son père à merveille et sepositionne plus en porte parole qu’en guide idéologique.

  4. D’accord en gros avec vos analyses
    et Marine est excellente porte-parole
    mais sur
    – la ligne comme ligne,
    – la stratégie électorale
    – et le rôle du FN dans la société,
    il y a matière à discussion.
    Une primaire permet d’en discuter; mais elle de gros effets secondaires aussi, certes.

  5. Les élections internes ne sont intéressantes que si elle dégage rapidement un candidat triomphateur comme à l’UMP en 2004 dans une ambiance de coup d’État sinon d’OPA hostile.
    Le FN sortira de cette expérience divisé, et ce à l’avantage du président de la République. La succession non directement préparée par le vieux chef affaiblit la structure. Voyez, à titre de contre-exemple, la République Populaire Démocratique de Corée (RPDC) et son Parti des Travailleurs.
    Le FN arrivera donc en 2012 en deux morceaux…

  6. Oui, il faut se féliciter du choix des modalités de désignation du futur président du FN. L’élection de celui-ci par le suffrage direct des adhérents est bien la meilleure solution.
    En revanche, on peut formuler des critiques et exprimer des craintes quant au fonctionnement interne du parti. Depuis le début des années 90, et en particulier lors de la crise de 1998, JMLP a été critiqué pour son népotisme. Son habitude de placer des personnes de sa famille dont les compétences étaient loin d’être reconnues a posé problème. Dans l’organigramme reproduit en exclusivité par MINUTE, on observe que les différentes fonctions principales du parti seront distribuées en fonction de deux critères : le favoritisme (les marinistes) et le népotisme (les familiers). Dans la première catégorie, nous trouvons : Julien Sanchez, Sandrine Leroy (marinistes plutôt de “gauche”), et Steeve Briois, Bruno Bilde, Nicolas Bay (dissidents repentis réhabilités pour leur marinisme). Dans la deuxième catégorie, nous trouvons : Yann Maréchal (soeur de MLP, chargée des manifestations), Philippe Olivier (beau-frère de MLP, directeur de son cabinet), Catherine Iorio (ex-belle-soeur de MLP, secrétaire de son cabinet), et Louis Aliot (concubin de MLP, chargé du programme et de l’argumentation).
    En résumé, les cadres du Front National, si MLP est élue présidente, ne seront appelés à exercer des fonctions importantes dans le parti à la condition d’appartenir à la famille Le Pen ou d’être dévoués à la personne de MLP. Ce mode de fonctionnement interne ne me semble pas satisfaisant, inéquitable, et peut-être dangereux.
    D’autant plus, toujours selon cet organigramme, que Bruno Gollnisch sera mis au placard avec ses soutiens “de bonne foi”. Qu’est-ce qu’un “gollnischien de bonne foi” ? Que deviendront dans cette nouvelle organisation, les gollnischiens classés “de mauvaise foi” ? Là encore, je trouve ce fonctionnement interne regrettable et inquiétant, c’est un non-sens politique. En politique il faut rassembler le plus largement possible tout en restant fidèle à nos valeurs. Ici, il n’y a pas de rassemblement ou l’idée de rassemblement, c’est une réunion des marinistes.
    Autrefois, malgré le reproche de népotisme, JMLP réunissait autour de lui différents courants du mouvement national, différentes personnalités : les solidaristes, les nationaux républicains, les bonapartistes, les maurassiens, les néo-droitistes, les nationaux-catholiques, les traditionalistes, les légitimistes, les régionalistes, les identitaires, les patriotes, etc. C’est-à-dire toutes les tendances du mouvement national, toutes les personnes attachées à la nation et à la tradition française. C’était un Front.
    Dans ce nouvel organigramme, quelle place pour les idées et pour les projets ? L’attachement ou la filiation à MLP ne fait pas un programme politique.
    Concernant la désignation du candidat à l’élection présidentielle, je suis aussi favorable en une certaine mesure au recours aux élections primaires. Mais si le président du Front National est vraiment la clef de voûte de ce rassemblement national, je ne crois pas cela nécessaire, car dans ce cas il réunit tout le monde. Dans les primaires, le risque, soulevé par Alexis, que chacun vote pour le représentant de son courant est réel : on aura 6 candidats (peut-être plus, peut-être moins) entre 10 et 20%. En fait je n’ai plus d’idée définitive à ce sujet. Peut-être faudra-t-il attendre d’être dans le contexte pour trouver la meilleure solution.
    Enfin, je rappelle que Bruno Gollnisch envisage depuis longtemps une réorganisation interne du Front National dans un sens collégial : http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2009/09/bruno-gollnisch-pour-un-fn-plus-coll%C3%A9gial.html

  7. D’abord, n’en déplaise à Solange, le fonctionnement interne du FN ne regarde que le FN et ses membres.
    C’est à eux seuls et au mode de direction qu’ils ont choisi, d’en décider.
    Les cris d’orfraie des uns ou les pleurnicheries des autres sont purement hors sujet et n’offrent strictement aucun intérêt.
    En revanche, le financement public des partis politique, et la manière dont il est réparti et organisé (ou confisque!) est éminemment sujet à débat pour tous!
    Concernant le FN et en tant que l’un des siens, je considère que l’initiative de Marine LE PEN de faire procéder, pour la première fois de son histoire, à l’élection du président du FN et du Comité central au suffrage universel direct des adhérents est une excellente chose.
    Ainsi, nul ne pourra dire que le FN ne s’est pas choisi le (-la) Chef qu’il a voulu (-e).
    Et c’est surtout une marque éminente de respect du militant.
    Quant au prétexte de cet article, à savoir un organigramme supposé proposé à la direction du Front par un militant, non seulement il n’est signé par personne dans Minute, lequel journal se montre incapable d’en signaler la moindre référence, mais en plus Marine LE PEN a déjà déclaré qu’elle n’y reconnaissait aucunement sa vison du FN et que si elle devait élaborer un organigramme, il serait tout autre.
    Après cela, si l’organisation interne du FN ne plait pas aux commentateurs, ils feront quand même avec et ça n’empêchera pas le FN de poursuivre sa marche en avant vers le pouvoir.

  8. @Olivier M
    L’élection du président du FN a toujours été par le suffrage universel directe des adhérents dans les statuts. Il y a juste que jusqu’ici, il n’y avait qu’un seul candidat.
    Marine Le Pen a effectivement demandé le vote au suffrage universel directe des adhérents pour le comité central, alors qu’avant c’était au suffrage universel “indirect”. Pourquoi pas. Elle l’a fait aussi parce que c’était son intérêt en 2007, pour éviter son camouflet de 2003, ce qui n’a pas empêché Bruno Gollnisch d’arriver en tête du comité central la dernière fois. Ce qui est drôle, c’est que ce système dont elle a fait la promotion il y a trois ans se retourne contre elle et qu’elle voudrait aujourd’hui trier les adhérents pour éviter qu’ils votent contre elle alors que l’appareil lui est acquis.

  9. @Olivier M Toulon
    Désolé de vous contredire, mais sauf à vouloir faire du FN une société secrète, votre première phrase mérite d’être nuancée.
    Tout d’abord parce que ce parti situe son action dans la sphère publique. Ensuite parce qu’il sollicite la confiance des électeurs. Il est donc légitime, tant pour les citoyens et contribuables (même si le FN est largement tenu à l’écart du financement public par des règles conçues pour cela mais aussi par l’effet de ses résultats) que pour les électeurs, de s’intéresser au fonctionnement interne de votre parti car ce dernier est susceptible d’avoir des conséquences publiques.
    Ce n’est pas incompatible avec la nécessaire confidentialité qui peut entourer certaines réunions ou décisions. Mais votre rejet d’ensemble est abusif.
    Ensuite, et pour en revenir à l’article initial, j’ai gardé un souvenir marquant des interventions télévisées de JMLP, il y a 15-25 ans. Il faudrait ressortir les archives. Il ne manquait pas de stigmatiser dans la classe politique de droite comme de gauche ceux qui ne cessaient de placer, qui leur femme, qui leurs enfants ou amis, dans des situations confortables et souvent sans rapport avec leurs mérites.
    Reconnaissons à ce JMLP-là qu’il tentait d’insuffler un véritable renouveau dans la classe politique française. Et c’est par fidélité pour celui que j’ai applaudi que je ne reconnais plus ni l’homme actuel, qui serait bien en peine de tenir les mêmes propos de façon crédible, ni un parti qui s’est trouvé le jouet de trop de mélanges entre places politiques, relations d’affaire privées et intérêts familiaux (Ah le Champagne! simple exemple…).
    Je ne parle pas là d’éventuelles malhonnêtetés au regard de la loi, mais d’assez de confusions des genres, trop souvent répétées, pour ne pas laisser un grand malaise à l’électeur potentiel.
    Par ailleurs, la raréfaction des cadres suite aux multiples crises a conduit beaucoup de cadres et militants, à reproduire cette confusion politico-familiale à l’échelle de leur famille. Voyez les listes électorales, les mandats locaux, etc. Je ne pose pas de jugement sur les situations particulières et leurs motivations, comprenant même aisément la nécessité qui a conduit à cette situation.
    Mais je note que cela ne fait pas d’eux les personnes les mieux placées pour porter une réflexion critique sur cette question. Il me semble donc légitime qu’elle soit également conduite en dehors de vos instances.

  10. @ Olivier M.:
    Il faudrait savoir: ou bien le FN est la prunelle des yeux de tout Francais digne de ce nom, toute critique envers lui est une felonie, tout manque d’enthousiasme a son egard le jour des elections est une trahison… etc… etc… etc
    Ou bien, “le fonctionnement interne du FN ne regarde que le FN et ses membres”.
    Mais pas les deux a la fois.

  11. @ Solange
    Il est extraordinaire que certains brodent sur un document qui n’est pas un document sérieux. L’une des personnes censées jouer un rôle important auprès de Marine Le Pen, avec laquelle j’ai conservé des relations communes, ne souhaite absolument faire ce job, parce qu’elle a une vie professionnelle totalement extérieure au FN, et incompatible avec ce type de fonction. Cela remet en cause fortement la véracité de ce document, même s’il a plu à MINUTE de l’utiliser.
    La méthode de MINUTE est étrange, car sa rédaction ne semble pas comprendre qu’on vérifie la source d’un document avant de l’utiliser, sauf si la justesse de son contenu n’est pas le but premier de sa publication.
    Pour ce qui est des analyses sur le fonctionnement des partis de la droite nationale, j’ai souvent pesté contre le fonctionnement du FN, à cause de son clanisme et du fait que dans les années 90, tout était aux mains de qq clans tenus par des quinquas et que les générations de cadres plus jeunes n’avaient qu’à fermer leur g….. et se choisir une tête de meute pour chasser en bande. Demeurer indépendant et tenter de rester libre se traduisait immanquablement par une proscription qui se manifestait par des listes ”secrètes” de personnes à éliminer lors des Congrès, certains congrès ayant été tellement faussés par ce jeu non statutaire que des alliances entre plusieurs clans permettaient d’atteindre automatiquement les 20 ou 30 premiers rangs au conseil national. Sans parler que le réseau Nlle droite, largement inter clans, occupait ainsi un rôle pivot qui s’est manifesté par sa colonisation, pour ne pas dire occupation totale, de la Délégation Générale de Bruno Mégret, ainsi qu’un nombre d’élus scandaleusement supérieur à sa représentativité à la base et dans la société française : 1/3 des élus ainsi en Rhöne Alpes, Bruno GOLLNISCH ayant adopté ce système d’attribution selon les clans, pour avoir la paix, comme le faisait JM LP.
    C’est dire que les courants non statutaires étaient remplacés par des clans violant l’esprit des statuts. TOUS les dissidents qui ont ont mis en cause le fonctionnement du FN ont abondamment -scandaleusement- utilisé ce système à leur profit, mais en scissionnant, de B. MEGRET à C. LANG, plutôt que de le reconnaître, ils ont ”chargé” à mort JM LP, dont le seul tort a été de penser que selon la formule du SOLANGE, le FN étant un ”front”, on ne pouvait empêcher ces jeux stériles, dont le FN et lui JM LP ont été les premières victimes. Car ce qui avait fait la richesse du FN à ses débuts était devenu sa malédiction : d’où les scissions et certaines erreurs de positionnement, imposés par qq uns sans être vérifiés et APPROUVES auprès des cadres de terrain.
    Voilà pourquoi la ”collégialité” que semble propose B. GOLLNISCH pourrait conduire à rebâtir ce système clanique, surtout si le retour de tous les caïmans et de leurs clans était réalisé : ce serait la réconciliation des éléphants du FN par le piétinement du bien commun.
    La solution me semble être autre : institutionnaliser les courants, les soumettre au vote dans les Congrès pour qu’ils se fassent tester et décompter (le réseau Nlle droite eut ainsi été réduit à sa juste proportion), de manière à ce que les rivalités -inévitables- et les débats -indispensables- soient cadrés et encadrés, contrôlables par les militants et ”petits cadres” provinciaux, la base militante.
    Car le fonctionnement d’un parti est sa vitrine politique : les partis qui gagnent ont souvent un moment de gra^ce interne qui les fait coller à l’opinion. Pour le FN, il lui faut se faire reconnaître comme parti de gouvernement : il doit donc monter qu’il sait adopter un fonctionnement qui laisse la parole au peuple, et non aux clans se partageant le morceau dans une collégialité armée.
    La publicité des débats internes obligera à la recherche de la qualité et sera une prime à l’inventivité.
    L’objection de ce qui se passe au PS ne tient pas : le PS est caricatural non à cause de ses courant statutaires, mais parce qu’il ne peut y avoir de débats internes sur une idéologie, le socialisme, qui est morte : le débat n’y existe plus, puisque le sujet du débat a disparu. ce n’est aps le cas du FN, on le voit ces derniers temps, ici et encore récemment sur la stratégie concernant le sujet de l’avortement.
    Il y a 30 ou 40 chantiers de réformes politiques, économiques, culturelles et sociales à ouvrir : ce n’est pas la collégialité, qui ne vise qu’à régler des luttes d’influences par la structure, qui en assurera l’avenir, mais des débats sérieux et construits, menés contradictoirement, selon des statuts le prévoyant, démocratiquement, et pour aboutir à des synthèses intelligentes.
    Dont la communication en propositions donnera au FN la crédibilité qui lui fait défaut.
    Reconstituer le bal des égos dans la collégialité en est l’exact opposé. Le débat démocratique entre égaux plairait plus aux FRANCAIS.

  12. Election du Président et du comité central par correspondance : la porte est ouverte à toutes les tricheries, surtout quand les listings des adhérents son aux mains d’une seule partie !
    Le Pen imite le vieux dictateur de la Corée du Nord, Kim Jong qui impose son fils pour lui succéder…

  13. Le document publié et analysé par MINUTE est tout à fait authentique et sérieux. Il a été transmis à la rédaction de MINUTE grâce à une fuite peut-être imprudente.
    MLP reconnaît son existence, elle prétend seulement ne pas l’avoir validé (page 6). On peut en douter. Les concepteurs de cet organigramme, identifiés par les journalistes de MINUTE, ont confirmé en être les auteurs. L’hebdomadaire politiquement incorrect qui est spécialiste des scoops ne broderait pas autour d’un document douteux. Ses journalistes sont professionnels et sérieux.
    Ce document est, comme le dit cet article, riche d’enseignement sur le projet d’organisation interne du Front National en cas de victoire de MLP. Les responsabilités reviennent donc à des familiers ou à des dévoués de MLP : nulle compétence n’est requise. Seul le Cabinet de Gollnisch regrouperait des hommes ou des femmes compétents et “devra attester de la nouvelle culture de gouvernement du FN : outre la crédibilité qu’elle pourra nous apporter dans la conquête du pouvoir, cette structure peut être le meilleur moyen de caser des gollnischiens de bonne foi (sic), voire même de donner un semblant de pouvoir à Gollnisch”.
    Autrement dit, les marinistes sont aux commandes dans le but de faire gagner MLP. BG et ses amis politiques servent de vitrine politique. D’une part c’est reconnaître implicitement les aptitudes politiques et la stature d’homme d’Etat de Bruno Gollnisch. D’autre part, il s’agit seulement de s’en servir pour faire bonne figure. En réalité ce n’est pas la politique qui intéresse tout ce petit monde, c’est l’ambition et la réussite de MLP. Ce qui prouve bien que lorsque cette fine équipe sera arrivée au pouvoir (si elle y arrive), il ne se passera rien : ils occuperont les postes, c’est tout.
    Ce type de fonctionnement n’a pas de sens politique. Je me reconnais davantage dans la vision collégiale de Bruno Gollnisch. Je pense comme lui qu’il est nécessaire d’organiser un congrès d’Epinay de la droite nationale. A la tête du FN Rhône Alpes, BG a toujours su maintenir cohérence et unité à ses troupes pourtant disparates. Lors de la dernière mandature, les conseillers régionaux autour de BG étaient 18 au départ et sont restés 18 à l’arrivée. Par ses qualités universitaires et parlementaires BG commande avec décision et diplomatie. Ce qu’il a été capable de faire à l’échelle d’une région, BG est capable de faire à l’échelle de la nation. Au contraire, MLP a provoqué beaucoup de discordes et n’attire à elle que des dévoués. Ce n’est pas une organisation politique saine car il faut savoir rassembler, au delà de ceux qui vous adulent. C’est ce qu’avait réussi à faire JMLP en réunissant à lui des militants qui au départ ne l’aimaient pas (je pense aux membres du Parti des Forces Nouvelles).
    Sans réconciliation, sans unité, sans doctrine, sans programme, sans organisation digne de ce nom, comment peut-on prétendre oeuvrer au bien commun politique ?

  14. @ Olivier M
    Quel dogmatisme, quelle posture paranoïde! Il me semble que parmi les intervenants existent quelques uns qui ont adhéré bien avant vous à ce mouvement. Et puis quoi, il faut assumer: JMLP, par son charisme, son talent, ses postures souples et manoeuvrières d’officier para-légion a agrégé autour de son parti tout ce qui restait de la vraie droite nationale… Je crois bien qu’à l’époque, un Alain Renault, un François Duprat ou un Pierre Durand n’aurait jamais toléré ce ton de petit adjudant de quartier, cher Monsieur M.

  15. Marine Le Pen a compris que tout se passe dans les médias; Ceux-ci font les élections en invitant, ou en n’invitant pas, tel ou tel leader politique, en se montrant avenant ou désagréable avec lui.
    Plus un homme politique passe dans les médias et plus il devient populaire, plus il est aimé du peuple.
    Marine Le Pen joue les médias en donnant des gages, ainsi elle espère être invitée sur les plateaux et bien acceuillie, c’est important car ce sont les médias qui adoubent ou non les hommes politiques : qui autorisent le peuple a voter pour untel car c’est un type bien, ou le contraire.
    Marine Le Pen n’a pas l’appareil du FN derrière elle, elle joue donc les médias contre les anciens du FN; Et pour éviter qu’une élection interne ne tourne a son désavantage, elle et son père, ont éliminé tous les non-marinistes des postes à responsabilité, en nommant Louis Aliot au secrétariat général.
    Les militants FN n’ont pas leur mot à dire dans les décisions, nous autres nous voulions changer de secrétaire départemental, il nous a été répondu par Aliot que le SD restait en poste et qu’a ceux qui n’en était pas satisfaisait, la porte était grande ouverte.
    Mais l’essentiel n’est pas là, c’est que les journalistes ne sont pas des journalistes mais des hommes politiques, qui discutent des problèmes du pays sur l’Agora: la place publique, (la TV aujourd’hui) et de cette façon imposent leurs idées politiques au peuple, à la partie populace de ce peuple.
    Ces journalistes sont des imposteurs, ils ne sont pas élus, ce n’est pas à eux à débattre publiquement des problèmes du pays, mais aux hommes politiques élus.
    Aussi longtemps qu’on attaquera pas ces journalistes qui sont des imposteurs, non pas des démocrates mais des tyrans, les choses continueront leur train.

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