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Bioéthique

Le combat des députés pro-vie a permis quelques inflexions

Après avoir rendu hommage aux 15 députés UMP et aux 2 députés MPF qui ont voté contre la loi bioéthique, Pierre-Olivier Arduin écrit :

B "Dans la nuit de jeudi à vendredi 11 février, ce sont ces députés qui ont croisé le fer jusqu’à 4 heures du matin avec une abnégation qui force le respect, sans rien lâcher, souvent contre leur propre camp, pour faire inscrire dans le projet de loi l’interdiction stricte de toute recherche sur l’embryon. N’y parvenant pas, ils se sont ensuite rabattus sur une seconde option, en essayant de faire accepter à leurs collègues une clause de revoyure pour marquer le caractère provisoire de la recherche. N’était-ce pas le minimum éthique que nous étions en droit d’attendre de la majorité ?

Pris entre deux feux, après un dernier coup de théâtre suscité par l’interruption de séance du ministre de la santé Xavier Bertrand, certains ont dû se rallier après 3h du matin au maintien du système dérogatoire préconisé par le gouvernement. Et ce pour empêcher la libéralisation complète de la recherche demandée par l’opposition, un choix catastrophique qui n’a été alors écarté que d’une petite voix. Récompensant la pugnacité de ces députés qui n’ont eu de cesse dans l’ensemble des débats et sur tous les sujets de promouvoir une éthique du respect de la vie, quelques inflexions ont pu toutefois être adoptées de justesse.

Ainsi est-il instauré une clause de conscience grâce à laquelle nul chercheur, médecin, auxiliaire médical, ingénieur ou technicien ne sera tenu de participer à quelque titre que ce soit à des recherches sur l’embryon ou les cellules qui en sont dérivées. De même le texte précise-t-il que devront être favorisées les recherches alternatives ne détruisant pas l’embryon, que l’Agence de la biomédecine aura désormais l’obligation de fournir annuellement un bilan comparatif des avancées en matière de cellules souches — ce qu’elle s’est toujours refusé à faire pour des raisons idéologiques — et sera dorénavant contrainte de motiver les autorisations accordées.

On espère bien sûr que le Sénat confirmera en seconde lecture ces quelques mesures de progrès obtenues de haute lutte, on espère surtout qu’il améliorera significativement le projet de loi pour le rendre plus protecteur de la vie humaine à son début."

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5 commentaires

  1. oui honneur aux braves que l’histoire reconnaîtra plus tôt que tard!

  2. Si je comprends bien l’interruption de séance lors du vote de l’article 23 et le retournement de M. Josselin fut un bien car il nous a sauvé du pire qui aurait été la libéralisation complète de la recherche. Je me serais donc trompé dans mon commentaire de votre post du 12 février !
    Je reste dubitatif, car le pire n’étant jamais certain je ne suis pas certain qu’on soit vraiment arrivé à un “moindre mal”.
    Il reste à espérer qu’il se passe pour la recherche sur l’embryon la même chose que pour le clonage : tout le monde l’a réclamé à grands cris car c’était INDISPENSABLE pour le recherche, et maintenant qu’on a vu son inutilité plus personne n’en parle.

  3. “Moi,le Seigneur, en temps voulu, j’agirai vite” Isaie 60,22
    Paix aux hommes de bonne volonté.C’est un peu comme au rugby, l’équipe avance lentement péniblement contrée par l’adversaire et enfin elle réussit par sa persévérance et sa ténacité à marquer l’essai, et forte de sa première prouesse réussit à transformer cet essai.
    Merci à vous messieurs les députés.

  4. Les autres, les fameux démocrates ont un problème avec la clause de conscience ; heureusement que ce sont des “fachos” qui la défendent !
    Bravo à ces courageux députés, mais je ressens un malaise en pensant à tous ce qui s’affichent comme chrétiens et ont été absents ou ont voté soutenu l’horreur…

  5. il aurait suffi , si j’ai bien compris, des 2 députés du PCD pour que la face des choses soit chan,gée!!!! mais ai-je bien compris?

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