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Le CNI et les points non négociables

Catholiques en campagne avait publié un manifeste pour les européennes avec un certain nombre de questions. Le CNI y a répondu. Extraits :

"l'éducation est-elle d'abord la chose des parents, ou doit-elle être une compétence du parlement, voire de l'UE ?

C L’éducation est clairement du ressort des parents, homme et femme, qui le font s’ouvrir au monde. La famille s’inscrit comme le cadre fondamental de toute société, au sein de laquelle l’individu naît, grandit et s’épanouit. La politique familiale se doit d’être traitée au niveau national, dans le respect des identités nationales dont les conceptions peuvent diverger. L’Union Européenne n’a pas à se mêler de ce sujet, et nous contrerons tous les lobbys qui essayent de nous imposer une société dont nous ne voulons pas. La réforme de l’Union Européenne doit passer par un recentrage consenti des politiques vers des domaines d’intérêts communs.

Êtes-vous favorable à l'entrée de la Turquie dans l'UE ?

Nous sommes clairement et ferment opposés à l’adhésion de la Turquie dans l’Union Européenne, qui n’a géographiquement, historiquement, culturellement rien en commun avec l’Europe. La Turquie doit s’inscrire dans le cadre d’un partenariat renforcé, déjà initié avec l’Euro-Med, comme le lien entre l’Occident et l’Orient. Ce positionnement n’est pas de circonstance pour nous, il est une constante qui figure dans tous nos programmes.

Êtes-vous un défenseur de la Vie et de la famille sans complexe ? Prêt à participer à une manifestation pro-Vie ceint de votre écharpe de député européen ?

Le respect de toute vie humaine, de sa conception à sa mort naturelle est un élément fondamental de notre projet politique. Il faut donc développer des politiques adaptées dans ce sens (soins palliatifs, adoption pré-natale, salaire parental, centre d’aides aux mères en difficulté). La famille, cellule de base de la société, se doit d’être protégée contre un droit qui épouse les plus grandes dérives au détriment de l’Intérêt Supérieur de l’Enfant et donc du Bien Commun. Le CNI est soucieux du Droit de l’Enfant et non pas d’un Droit à L’Enfant. Nous voulons lutter pour que les prérogatives de Bruxelles restent limitées aux domaines dans lesquels il y a plus d’efficacité à agir sur le plan européen que sur le plan national.

Je n'ai rien trouvé concernant le Traité de Lisbonne (ni sur le site ni sur le blog). Il faut dire que le CNI s'était prononcé contre, mais que les 2 députés CNI avaient voté pour…

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5 commentaires

  1. Fort bien vu !
    Mais quelqu’un peut-il m’expliquer comment il se fait que de nombreux « leaders politiques » se réclamant d’idées ancrées à droite – et, pour la plupart, qui plus est, inspirés de la doctrine sociale de l’Eglise et de son Magistère – peuvent-ils s’ignorer, voire se vouer aux gémonies … plutôt que de s’allier [ce qui rendrait plus puissante leurs revendications et leur expression] … Est-ce que leur ambition ne se limiterait qu’à leur propre place sur l’échiquier … ce qui serait, alors et à mon humble avis, plus que dommageable !
    Les grands saints patrons de la France doivent « pouffer » tout autant que gémir en les voyant agir de la sorte.
    La situation de la chrétienté vaudrait qu’ils se ressaisissent pour que la France reste Fille aînée de l’Eglise et l’Europe fière de ses racines chrétiennes.
    Prions Dieu et Notre Dame qu’Ils les inspirent assez vite et fort.

  2. Il est intéressant de constater que le CNI ne sait pas distinguer l’Europe mercantile de Bruxelles (l’Union européenne actuelle, dénoncée comme une nouvelle Union soviétique par l’ancien poète dissident Vladimir Boukovsky), et celles des Peuples et des Nations libres, à laquelle on doit les réalisations telles qu’Arianespace, Eurocopter, etc.
    C’est dire le peu de consistance de ce groupuscule qu’est devenu le CNI.

  3. à Benoît de Treignac:
    parcequ’ils deviennent mécaniquement,nolens volens, peu à peu acteurs du système, conçu dans et par l’esprit de destruction révolutionnaire du tissu social, et dont le « jeu » des partis est un élement d’une redoutable efficacité , à ce titre.
    C’est aussi en cela que le politique se vide de son sens et ne peut dès lors ni prévenir , ni guérir une « crise  » telle que nous la traversons, car elle est précisémment l’aboutissement d’une crise de ce sens qui a fui le champ politique ou plus exactement dont le champ politique lui a volontairement fermé la porte ( théorie de la « sphère privée » pour toute préoccupation d’ordre spirituel, voire philosophique).
    Pour vous documenter davantage lisez les ouvrages du Proffesseur Xavier Martin sur la Révolution et les « Lumières » aux Editions Martin Morin et/ la France Abîmée du Prfesseur Jean de Viguerie , même Editeur.
    bien à vous

  4. @ Olivier
    Vouloir réformer l’Europe pour en faire celle des Peuples nécessite, pour être crédible, de partir de la réalité.
    Si vous niez l’existence de l’Europe telle qu’elle est, de ses défauts MAIS aussi de ses qualités vous resterez dans le domaine des utopies.
    Ou voyez-vous que le CNI confond son projet avec les dérives libres échangistes actuelles ?
    Je vous invite bien plus tôt à lire le dernier article de sa tête de liste consacré à ce sujet :
    http://www.ladroiterebelle.fr/index.php?post/28/05/2009/Concurrence%2C-libre-%C3%A9change-absolu%2C-mondialisation%2C-%C3%A9largissement-%3A-comment-agit-et-r%C3%A9agit-l%E2%80%99Union-europ%C3%A9enne

  5. Bonjour Benoit,
    Pour rappel, Annick du Roscoät (Présidente du CNI) s’était déclarée à plusieurs reprises (notamment Valeurs Actuelles) ouverte à une alliance avec Libertas.
    Mais la réalité du projet de Declan Ganley et la façon dont on a traité le plus ancien parti de droite n’ont pas plus.
    Voir ici :
    http://jeunescni.blogspot.com/2009/05/pourquoi-leurope-utile.html

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