Le cinéma de Christine Boutin

B Voilà ce que déclare Christine Boutin, suite à son coming-out, à propos des élections européennes, pour lesquelles des membres du FRS siégeaient sur des listes UMP :

"Nos candidats n'étaient pas en position éligible mais leur présence était un signe d'unité."

Passons sur le fait que leur présence n'était pas un gage de respect des points non négociables et revenons en arrière. En janvier très exactement. Lorsque Christine Boutin avait déclaré :

"vouloir qu’au moins cinq sur ces huit candidats soient retenus au final sur les listes UMP, dont deux en position éligible".

On sait ce qu'il en est advenu. Néanmoins, Christine Boutin se félicite :

"Le FRS a amené les voix des électeurs qui avaient voté non au référendum de 2005."

Et qui avaient voté non à l'ignoble Charte des droits fondamentaux. Mais cela ne la perturbe pas. Et elle compte bien continuer. Ceci explique sans doute cela.

10 réflexions au sujet de « Le cinéma de Christine Boutin »

  1. Jean

    Je partage votre dégoût à l’endroit de la Charte des Droits Fondamentaux de l’UE, mais il faut cependant reconnaître que sa “constitutionalisation” par l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne ne changerait pas grand chose à la situation actuelle, puisque la CJCE a déjà donné, dans sa jurisprudence, une valeur juridique à la Charte des DF. En violation totale des Traités en vigueur, mais ce n’est pas le souci majeur de la CJCE.

  2. Hermine

    Pauvre Mme Boutin, elle est à la remorque de ceux qui aux cotés de Sangnier rêvaient de bâtir cette utopie réunissant les hommes de bonne volonté ayant une même idée de la démocratie. Ils l’appelleront démocratie chrétienne avec l’étiquette d’abord MRP puis CDS, UDF pour devenir le Modem. Et puis le FRS avatar des précédents.
    Ce furent de dangereux doux rêveurs (Schumann en tête) qui ont lancé la construction de ce monstre difforme qu’est l’Europe sans Dieu.
    Voilà ce qu’écrivait le Pape Pie X le 25 août 1910 dans la lettre de condamnation du Sillon “Quand on songe, à tout ce qu’il a fallu de forces, de science, de vertus surnaturelles pour établir la cité chrétienne, on est effrayé de voir de nouveaux apôtres s’acharner à faire mieux avec la mise en commun d’un vague idéalisme et de vertus civiques. Que vont-ils produire ? Qu’est-ce qui va sortir de cette collaboration ? Une construction purement verbale et chimérique, où l’on verra miroiter pêle-mêle et dans une confrontation séduisante les mots de liberté, de justice, de fraternité et d’amour, d’égalité et d’exaltation humaine mal comprise. Ce sera une agitation tumultueuse, stérile pour le but proposé et qui profitera aux remueurs de masses moins utopistes. Oui, vraiment, on peut dire que le Sillon convoie le socialisme, l’œil fixé sur une chimère”.
    Si les leçons de l’histoire ne lui suffisent pas, Mme Boutin serait bien inspiré de relire Saint Pie X.

  3. lefrançois

    Cette situation était prévisible.
    Compromission aprés compromission,on perd de son sel et on finit complètement dénaturé.
    Pourvu qu’elle soit évincée de ce gouvernement et qu’elle se refasse une santé spirituelle afin qu’elle retrouve le goût du combat pour les valeurs qui trouvent leur source dans le décalogue.
    Le mieux pour elle serait que le président la discrédite pour de bon et, qu’elle entre dans l’opposition.
    Sinon, elle aura été la femme d’un temps.
    Reconnaissons lui tout de même quelques B-A !

  4. Erix

    Amis commentateurs,
    Faut-il toujours être dans l’opposition absolue(avec le risque d’être marginalisé et donc ignoré) ou doit-on accepter quelques compromis pour faire progresser les idées chrétiennes au sein du pouvoir et de l’UMP?
    Au-delà des invectives ou insultes, voilà la question que pose l’engagement de Christine Boutin dans le FRS…C’est une femme de conviction, qui ne transige pas sur ses principes et sait dire son fait à ses interlocuteurs au sein de l’UMP et du gouvernement. Elle réussit ainsi à faire entrer nombre de ses collègues et parlementaires dans une réflexion sur l’Homme. Certains pourront trouver que c’est peu, je pense, pour ma part, qu’il ne faut pas abandonner l’arène aux relativistes et à ceux qui soutiennent cette culture de mort contre laquelle nous voulons nous battre.
    Quant à elle, ceux qui l’ont approchée peuvent témoigner de ses qualités personnelles, de la valeur de son engagement, de son courage (pour être maltraitée par ses opposants mais parfois aussi par ceux dont on pourrait attendre plus de soutien que d’invectives). Plutôt que de la condamner d’un revers de plume laissez lui sa chance de faire avancer nos idées ; elle mérite au moins cette marque de respect, chers amis.

  5. François Le Forestier de Quillien

    Je partage l’avis de Erix.
    C’est tellement facile de rester dans la posture de l’éternel opposant et de continuellement mêler l’ironie à la contestation : stérile et lâche !!!
    Je crois au contraire qu’il faut prendre son courage à deux mains et oser la proposition et la coopération avec ceux qui ne sont pas en ligne avec nos valeurs.
    Nous avons besoin de chrétiens visionnaires, débateurs, missionnaires pas d’ours mal léchés renfrognés et vulgaires !!!
    [Non, il faut des politiques forts dans leurs convictions, qui ne négocient pas sur les PNN. MJ]

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