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France : Société

Le chiffre du jour

Quelque 10 000 voyous appartiendraient aux 600 bandes dénombrées qui se
structurent par cité
. La
division «dérives urbaines » s'y consacre entièrement au sein de la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP). Chaque
jour, une petite dizaine d'analystes passent au crible les actes de
violence émaillant la vie des quartiers (Fdesouche doit leur faciliter le travail), les évolutions de l'économie
souterraine mais aussi la sémantique des tags fleurissant sur les murs
des cités.

Selon un bilan confidentiel de la sous-direction de
l'information générale (SDIG, ex-Renseignements généraux), 618 bandes sont désormais
recensées en France
. Dans 74% des cas, les
bandes se livrent à une délinquance moyenne, où se mêlent trafics de
drogue, vols de voitures ou de scooters, et recel en tout genre. Seule
une infime proportion, estimée à 1%, est soupçonnée de verser dans la
criminalité organisée. Le quart restant
cristallise son action autour de la violence gratuite. Contre des gangs
rivaux ou, de façon systématique, contre les forces de l'ordre.

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6 commentaires

  1. Si Monsieur Hortefeux annonce: «Je vais faire la guerre aux bandes», on peut se demander si on n’est pas à l’Opéra. Une thèse sur le sujet est certainement intéressante, mais peut-on réellement penser que ces multiples études suffisent?

  2. Il faut donc bien distinguer la criminalité organisée de la criminalité non-organisée, simplement improvisée pour passer le temps…!

  3. 10 000 voyous “actifs” par an !
    Combien d’anciens voyous plus ou moins “rangés” ?

  4. Impressionant.En termes militaires,ça fait une division…!

  5. Je pense que c’est probablement sous évalué.
    On peut se demander s’il sera possible d’en venir à bout sans mobilisation générale.

  6. Si on sait les compter donc les identifier, je ne vois plus où est le problème quand à la sécurité publique ?… sauf si les “valeurs de la République droitsdl’hommesque” sont à la fois le produit et la protection ultime de cette “racaille”.(je reprends le mot du 1er des français.)
    Les mots pour le dire sont vifs et tranchés. Ils ont le mérite de la clarté et de désigner les coupables : nos politiciens
    en perpétuelle quête de voix électorales, dont celles des bandes, de leurs familles, de leurs amis, de leurs quartiers… et leur nombre pèse et pèsera de plus en plus lourd dans la balance électorale….

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