Le cardinal Stanislaw Rylko et la promotion du laïcat dans la vie publique

RLe cardinal polonais Stanislaw Rylko est président du Conseil pontifical pour les laïcs. A ce titre, il est intervenu plusieurs fois pour définir le rôle des laïcs au sein de l'Eglise. En 2006, le thème de la 22ème assemblée plénière du Conseil pontifical pour les laïcs était "Vers un renouveau de la paroisse".

Au cours d'une visite en Inde en février 2008, pour assister à l’assemblée plénière des évêques indiens, il a mis l’accent sur la plaie du fœticide et de l’infanticide des filles.

En juin 2008, il avait approuvé les nouveaux statuts du Chemin néo-catéchuménal, leur donnant 3 orientations particulières :

En novembre 2008, le cardinal Stanislaw Rylko analysait la situation actuelle des sociétés occidentales, caractérisée par la  «dictature du relativisme», et a dénoncé l'apparition d'un «nouvel antichristianisme» qui

"fait passer pour politiquement correct le fait de combattre les chrétiens, et en particulier les catholiques […] celui
qui veut vivre et agir en conformité avec l'Evangile du Christ doit en
payer le prix, même dans les démocraties occidentales ultra-libérales
 […]
La prétention de créer un ‘homme nouveau', totalement déraciné de la
tradition judéo-chrétienne, un ‘nouvel ordre mondial', est en train de
gagner du terrain".

Le problème n'est pas d' 

"être minoritaires, mais d'être devenus délibérément
marginaux, insignifiants, par manque de courage, pour avoir la paix, par
médiocrité
".

L' «heure du laïcat» a sonné, avait-il annoncé, celle de sa responsabilité dans les domaines multiples et variés de la vie publique : de la politique à la promotion de la vie et de la famille, du travail à l'économie, de l'éducation à la formation des jeunes.

En février 2010, il insistait sur le rôle des laïcs :

"Parmi les nombreux fruits générés par le Concile Vatican II dans la vie des fidèles laïcs, l'Exhortation apostolique Christifideles laici (Les fidèles laïcs) inclut le "nouveau style" de collaboration entre laïcs et prêtres au service de la mission de l'Eglise.
En quoi consiste ce "nouveau style" ? […] Il ne s'agit certes pas d'un nouveau "manuel du
savoir-vivre ecclésiastique" à usage des prêtres et laïcs. La question
doit être prise beaucoup plus au sérieux  : elle plonge ses racines
dans l'ecclésiologie conciliaire, qui présente l'Église comme mystère
de communion missionnaire dans lequel vaut le principe de la diversité
des vocations, des offices et ministères, et de l'unité qui découle de
la dignité baptismale et de la mission confiée par le Seigneur à tout
le peuple de Dieu
: « Allez dans le monde entier, proclamez l'Evangile à toute la création » (Mc 16, 15) (…) Le "nouveau style" de collaboration entre prêtres et laïcs implique
donc que les prêtres reconnaissent l'identité propre des fidèles laïcs
et valorisent de fait leur mission dans l'Église et dans le monde, en
se gardant d'une part d'entretenir de la méfiance à leur égard et
d'adopter des attitudes paternalistes et autoritaires
dans la gérance
des communautés paroissiales et, de l'autre, de favoriser une équivoque
promotion du laïcat qui, ne respectant pas la vocation laïque
spécifique, risque alors de devenir pour eux un alibi pour se
désengager et renoncer à leurs propres devoirs pastoraux envers la
communauté chrétienne. Ce « nouveau style » demande aux laïcs, pour
leur part, un sens vif d'appartenance ecclésiale ainsi que la
conscience de leur propre co-responsabilité et de leur participation
nécessaire à la vie et à la mission de l'Eglise ; et pour cela, de
sortir de leur indifférence, en évitant, toutefois, ou un repliement
excessif sur les affaires intra ecclésiales au détriment de la mission,
ou le piège dangereux d'une certaine mentalité hostile à l'institution
ecclésiale et contaminée par la logique du monde de la lutte pour le
pouvoir, ou encore un corporatisme agressif et contestataire vis-à-vis
du Magistère ecclésial
. Facteur décisif pour le réveil missionnaire de
tout le peuple de Dieu dans un monde où se propagent laïcisme et
néo-paganisme et où Dieu est chaque jour davantage le Grand Exclu, le
"nouveau style" de collaboration entre Pasteurs et laïcs inauguré par
le Concile Vatican II se présente toujours comme un but à atteindre et
vers lequel tendre ensemble, et souvent comme un véritable défi à
saisir. Mais « il n'est permis à personne de rester sans rien faire », écrivait Jean-Paul II. Chacun doit jouer son rôle : prêtres et laïcs".

En octobre 2010, lors de la présentation des JMJ de Madrid de 2011, il déclarait :

"le Pape insiste beaucoup sur le fait que les JMJ ne doivent pas être réduites à un moment de fête.
La préparation de ce grand événement et sa continuité nécessaire dans
la pastorale ordinaire en font partie intégrante et décisive. La fête,
l'évènement en lui-même, agit comme une sorte de catalyseur qui facilite
un processus éducatif déjà en cours. C'est pourquoi, Benoît XVI voit dans ces JMJ une réponse prophétique à la priorité éducative du monde post-moderne". "les Journées mondiales de la jeunesse sont une proposition claire
d'approche du Christ et de son Eglise pour toute la société espagnole…
En continuant de montrer la beauté de la foi, de nombreux
jeunes et moins jeunes découvriront ou redécouvriront l'orgueil et le
privilège immérité d'être catholiques
et la responsabilité que nous avons de transformer notre monde en un lieu meilleur pour tous".

En juin 2011, il précisait :

"Chaque JMJ est une expérience extraordinaire pour une Eglise amie des
jeunes. Participant à leurs problèmes, elle se met au service des
nouvelles générations. Cette expérience unique de l'Eglise universelle
montre sa jeunesse, son enthousiasme et son élan missionnaire. Il s'agit
d'une épiphanie de la foi de dimension planétaire. Tout spécialement dans notre vieille Europe sécularisée, les jeunes ont besoin de cela".

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