Le cardinal Peter Erdo, défenseur de la liberté des chrétiens

Le cardinal Peter Erdo, archevêque d'Eszergom-Budapest, président du CCEE (Conseil des Conférences épiscopales d’Europe), est l'unique cardinal hongrois. Il est apparu la première fois dans un post du Salon Beige en 2008, lors du synode sur la parole de Dieu. Il avait mis en garde contre certaines interprétations de l'Ecriture :

E"Il est absolument nécessaire qu'une juste interprétation soit faite par l'Eglise au moment même de la première rencontre avec la Parole de Dieu. Les
risques d'une interprétation arbitraire sont particulièrement élevés
dans un environnement culturel comme le nôtre où les catégories
élémentaires de la recherche de la vérité historique semblent avoir
moins d'importance
. Les publications plus sensationnelles que
scientifiques peuvent générer une grande confusion dans l'esprit des
fidèles et parfois aussi des prêtres. Le risque le plus grand ne réside
pas dans le fait que certains ne sachent pas quel crédit accorder à un
texte apocryphe comme par exemple l'évangile de Judas, mais plutôt dans
ce que beaucoup n'ont aucune idée sur la façon de distinguer les sources
crédibles de celles qui ne le sont pas dans l'histoire de Jésus-Christ.
De plus, il semble que, pour beaucoup, il n'est pas important de
rechercher quelle a été la véritable histoire parce qu'ils raisonnent de
façon subjective et donc subjectiviste sur l'histoire".

Nous l'avons retrouvé en France en 2009, lors de la visite d'une délégation du Conseil des conférences épiscopales d'Europe, qu'il présidait, à Nicolas Sarkozy, à qui il avait remis un exemplaire de l'encyclique Caritas in veritate, dédicacée par Benoît XVI. Le même mois, il béatifiait à Budapest le premier religieux victime des persécutions staliniennes.

En septembre 2012, il lançait un appel à la liberté religieuse des chrétiens, y compris en Europe :

"Aujourd’hui,
tous les spécialistes qui étudient la situation de la liberté
religieuse dans le monde sont d’accord pour affirmer que les chrétiens
sont les plus persécutés à cause de leur fo
i. Ceci nous
préoccupe énormément. Il n’existe pas une véritable sécurité et une
véritable solidarité lorsque n’est pas présent le plein respect du droit
à la liberté religieuse (…) [En pensant à] tous les chrétiens qui
sont persécutés dans différentes parties du monde, Votre situation
difficile nous est connue et nous ne vous oublierons jamais ! (…)

Dans le même temps, nous
demandons aux gouvernements démocratiques et à l’Union européenne, qui
ont démontré tant de fois leur engagement en faveur de la défense des
droits de l’homme, d’être plus exigeants envers les gouvernements des
pays où la liberté religieuse n’est pas respectée.
Le fait
qu’en Europe aujourd’hui ne se présentent pas souvent des cas aussi
éclatants de persécutions ne doit cependant pas nous faire oublier
qu’ici aussi, l’environnement social n’est pas exempt de problèmes. Il
suffit de parcourir les faits mentionnés par l’Observatoire sur
l’intolérance et la discrimination à l’encontre des chrétiens en Europe
pour être déconcertés du nombre de cas présents en Europe de personnes
discriminées, de manière voilée ou évidente, sur leurs lieux de travail
ou dans les différents milieux de la vie sociale seulement parce
qu’elles sont chrétiennes
(…)

l’influence d’une certaine
attitude anti-chrétienne se diffuse systématiquement dans les moyens de
communication sociale, dans les manuels scolaires ou dans l’opinion
publique… Dans tous ces cas, la foi chrétienne ou l’Eglise sont souvent traitées de manière injuste et uninformative.
Il
est en outre préoccupant de constater comment dans le cadre des
réseaux sociaux, les pages ayant des contenus chrétiens sont souvent
systématiquement exclues ou censurées.
Nous ne pouvons nous taire face aux attaques portées contre la liberté religieuse, où qu’elles interviennent (…)».

En octobre 2012, il avait dénoncé les calomnies des médias, lors du synode sur la nouvelle évangélisation :

"L’Europe doit être évangélisée. Elle en a besoin.
Deux Assemblées spéciales du Synode des Évêques ont déjà été consacrées
au thème de l’Europe. La première après la chute du mur de Berlin, dans
un climat d’enthousiasme. La seconde en 1999, à l’aube du Grand Jubilé.
Les fruits de cette dernière ont été résumés dans l’Exhortation
apostolique “Ecclesia in Europa” du Bienheureux Jean Paul II. Presque 13
années se sont écoulées depuis. Les espérances se sont-elles réalisées?
Les problèmes se sont-ils résolus ou au contraire aggravés ?

Parmi les éléments d’inquiétude, le grand Pontife mentionnait la “disparition de la mémoire de l’hérédité chrétienne
(Ecclesia in Europa, 7). Ce processus est devenu encore plus évident
ces dernières années. Malgré beaucoup d’expériences heureuses, dans la
plus large partie du continent, c’est l’ignorance à propos de la foi chrétienne qui se répand. Beaucoup
de mass-médias divulguent une présentation de la foi chrétienne et de
l’histoire parfois débordante de calomnies, désinformant le public aussi
bien sur le contenu de notre foi qu’à propos de la réalité de notre
Église
. […]

La déchristianisation s’accompagne d’attaques juridiques répétées, et parfois physiques, contre la présence visible des manifestations de la foi.
Parmi les signes préoccupants de l’hostilité systématique, l’Observatoire européen de la christianophobie a pris acte de beaucoup de cas de discrimination et de violence contre les chrétiens dans presque tous les pays européens. Il n’est pas non plus rare que les tribunaux refusent l’aide aux victimes chrétiennes de ces attaques.
L’écrasante majorité des cas de violence et de discrimination pour
appartenance religieuse a lieu en Europe contre les chrétiens, surtout
les catholiques.
[…]"

Une réflexion au sujet de « Le cardinal Peter Erdo, défenseur de la liberté des chrétiens »

  1. gungadin

    ” persécutions staliniennes”
    Comme cela est bien dit!
    A l’occasion de l’anniversaire de Staline sur TF1 au JT ,il fut fait mention des victimes des procès de Moscou ,avec les photos faites des condamnés avant leur exécution ( 10 ans de camp avec interdiction de courrier, ainsi étaient informées les familles) plus ceux qui partaient au goulag.( des centaines de mille)
    Un vrai réquisitoire ,sauf que pas un moment ne fut prononcé le mot COMMUNISTE.
    Ah les coquetteries de la presse française!

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