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France : Société

Le bouclage. A Perpignan

Le bouclage. A Perpignan

Sans doute connaissez-vous cet excellent roman de Vladimir Volkoff, Le Bouclage, paru en 1990. Dans le quartier chaud d’une cité méditerranéenne, le jeune et séduisant Administrateur qui vient de prendre ses fonctions, voit, impuissant, sa fiancée être agressée. Il décide alors de boucler la ville et d’en extraire tous les fauteurs de troubles…

Ce scénario vient de se réaliser à Perpignan, à la Résidence les Oiseaux dans le quartier du Moyen Vernet. Plus d’une centaine de policiers et gendarmes, appuyés par un hélicoptère, ont entièrement bouclé le quartier, multipliant les interpellations et les perquisitions, afin de rétablir l’ordre et mettre un terme au trafic et à l’insécurité générée par les dealers depuis des mois. Plusieurs dealers présumés ont tenté de prendre la fuite, mais le dispositif ne leur a laissé aucune chance : ils ont été interpellés et placés en garde à vue. Les différentes routes entourant la cité ont été quadrillées, et tous les véhicules contrôlés. La police a également procédé à des perquisitions et des fouilles dans de nombreuses caves de la cité.

Nous vivons un changement civilisationnel dont le moteur est culturel. La famille dite traditionnelle - qui est simplement la famille naturelle - diminue massivement en nombre et en influence sociale. Le politique est de plus en plus centré sur la promotion de l’individualisme a-culturel, a-religieux et a-national. L’économique accroît des inégalités devenues stratosphériques et accélère et amplifie le cycle des crises. L'Église est pourfendue; clercs et laïcs sont atterrés.

Une culture nouvelle jaillira inévitablement de ces craquements historiques.
Avec le Salon Beige voulez-vous participer à cette émergence ?

Le Salon Beige se bat chaque jour pour la dignité de l’homme et pour une culture de Vie.

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On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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12 commentaires

  1. La France a-t-elle les moyens de réaliser la même opération simultanément dans toutes les zones de non-droit du territoire (y compris les DOM-TOM) ?…
    THAT IS THE GOOD QUESTION…
    🤔🤔🤔

  2. Bravo
    Mais ils vont être libérés par la justice corrompue de notre pays

  3. Franchement ce genre de commentaires dignes du café du commerce, non seulement ne font pas avancer le débat mais en plus démontrent l’ignorance crasse de leur auteur. Avant de raconter de telles âneries Classico il serait peut-être utile de vous renseigner. Évidemment si vous jugez la Justice aux travers de quelques décisions iniques rapportées ici ou là, sans chercher à savoir ce qui se fait plus globalement et bien vous continuerez à tomber dans la caricatures à 10 balles. Les magistrats appliquent une loi qui n’est pas votée par eux, et qui par certains côtés est laxiste notamment grâce à Mme TAUBIRA et surtout l’influence grandissante de la CEDH. Mais quoiqu’il en soit on ne peut demander aux juges de corriger les effets de la décadence morale et civilisationnelle de notre pays. Classico, sachez que je suis magistrat, catholique traditionaliste, que je fais mon travail avec conscience et que comme l’écrasante majorité de mes collègues je me contente de ce que le Ministère de la Justice me verse à la fin du mois pour faire vivre ma famille, et d’ailleurs comme beaucoup je considère être rémunéré à la hauteur de ma tâche même si celle ci est rude, surtout quand des gens ignares continuent à me rouler dans la boue à longueur de commentaires. Avant d’écrire de telles imbécilités essayez de comprendre, de vous renseigner, de voir quels sont les enjeux, et ma foi, peut-être qu’après vos commentaires auront un début d’intérêt.

    • Je comprends très bien votre noble et fière réponse, mais hélas l’expérience de ces 40 dernières années me prouve que Classico a raison… Bien sûr, tous ne vont pas être relâchés dans la nature, et je ne doute pas un instant de votre sérieux et de votre compétence dans votre métier, avec les maigres moyens que vous recevez…

      Mais je pense que ce que Classico veut dire, et nous sommes nombreux je crois à le penser également, c’est que nous sommes exaspérés par les ratés de la justice, alors que tant d’hommes et de femmes, au péril de leur vie, essaient de nous protéger ! Nous sommes nombreux je crois à penser et à vouloir dire que pas un dealer, PAS UN SEUL, ne devrait pouvoir être remis en liberté au moins avant une longue peine, compte tenu des actes criminels commis !

      La faute première revient en fait au législateur, qui persiste encore à se croire dans les années 60 et 70, et qui ne comprend toujours pas que le laxisme blesse et tue plus sûrement que la sévérité… L’impunité ressentie et constatée devient un véritable cancer de notre société, et les hommes et les femmes de notre pays attendent des actes sans faiblesse, pour leur protection et celle de nos enfants !

      C’est au voyou et au criminel de raser les murs avec discrétion ! Pas les enfants et les honnêtes gens…

    • Nous pouvons comprendre votre courroux et sommes un peu rassurés par vos propos : oui il existe encore des magistrats intègres et consciencieux, eux-mêmes victimes de la législation laxiste.
      Mais vous devez aussi comprendre la réaction épidermique d’Atlantico. Qui peut dire qu’il n’a jamais été choqué par une décision pénale rendue dans le cadre du pouvoir souverain du juge trop favorable à une racaille au détriment de la victime ? Le Mur des Cons reste dans la tête des Français et ce fait honteux n’est pas né du contexte législatif national ou européen laxiste.
      Alors oui, il reste des magistrats intègres, mais aussi oui, il y a des juges rouges qui abusent de leur pouvoir pour changer, pervertir ou détruire notre société en favorisant la racaille. Et ces derniers ne sont-ils pas les plus nombreux actuellement ? On est en droit de se poser la question.

    • Pardon, pas Atlantico mais Classico.

    • J’aimerais, moi, savoir justement “ce qui se fait globalement”, comme vous l’exprimez vous-même.
      Je note que vous pointez la loi qui, “par certains cotés est laxiste notamment grâce à Mme Taubira et surtout l’influence grandissante de la CEDH”.
      Cet argument est courant de la part des magistrats, qui ont tendance comme beaucoup à incriminer autrui pour minimiser leurs insuffisances.
      Savoir “ce qui se fait globalement” signifierait, pour moi, obtenir, pour un nombre significatif d’affaires, un tableau portant l’indication de maximum de peine prévu par la loi, et l’indication de la peine prévue par le jugement prononcé.
      Et pas seulement pour les jugements d’assises, où des jurés non magistrats interviennent.
      On saurait alors un peu mieux si les textes sont laxistes, ou si le laxisme vient de leurs applicateurs.

  4. garde à vue : c’est juste avant la libération en fermant les yeux

  5. @ Jacques RG
    “Évidemment si vous jugez la Justice aux travers de quelques décisions iniques”, dites-vous. Peut-être peut-on aussi la juger au travers du Syndicat de la Magistrature et de son scandaleux et innommable “mur des cons” , une affaire qui n’a guère ému les autres syndicats et qui n’est toujours pas jugée cinq ans après les faits : la Justice se fait bien lente quand il s’agit de juger les siens…

  6. Je voudrais revenir un peu plus longuement sur le sujet après mon coup de sang d’hier soir.

    Il y a tout d’abord un préalable que je voudrais faire. Une société qui compte à ce point sur ses juges est à mon avis une société profondément malade, et une société qui sera de toute façon déçue parce que la Justice des hommes et par essence imparfaite. On pourrait me rétorquer que c’est un peu facile, mais je pense que l’histoire me donne raison. Dans l’âge d’or de la chrétienté qui correspond à l’âge d’or de la France se souvient-on de juges célèbres, de décisions de Justices mémorables… non, on se souvient de grands rois, du rayonnement culturel et religieux de la France, de la christianisation galopante, bref la Justice était à sa place, à savoir comme régulateur d’une société. Or aujourd’hui la mécanique est grippée, et ce régulateur prend le devant parce qu’il est peut-être le dernier point de repère à peu près fiable qui existe. Cependant ce point de repère ne peut qu’être imparfait parce qu’il applique un système légal emprunt de relativisme: ce qui était mal il y a 10 ans devient la norme et inversement. Parce que la Justice est le point d’ajustement des réformes, et quand on veut faire preuve d’autorité on rajoute quelques strates au code de procédure pénale, le rendant difficilement applicable, avec parfois de belles incohérences.

    Alors évidemment je ne me cache pas derrière mon petit doigt en prenant défense aveuglement du corps auquel j’appartiens. Mais je crois là encore qu’il faut remettre les faits en perspective. Tout d’abord très largement, et si on se limite à la matière pénale qui semble cristalliser l’agacement et par là même tous les poncifs, il faut regarder le nombre de décision qui sont rendues chaque années en France. En 2017 c’est un peu plus d’1,2 million de décisions qui ont été rendues, soit près de 3 500 par jour… Combien d’entre elles ont un écho défavorable dans la presse (à tort ou à raison): 3-4 voir 5 par jours? allez, soyons fous disons 50, ce qui fait à peine 1,5%. Alors oui c’est 100% pour ceux qui en sont victimes, et c’est 100% pour la société quand un salopard retrouve la liberté par erreur d’un juge, ou parce qu’un policier n’a pas respecté les règles de la procédure pénale. Mais avouez qu’avec le peu de moyens dont dispose la Justice, le bilan n’est pas aussi catastrophique que cela.

    Il y a ensuite le syndicat de la magistrature, et plus spécifiquement le mur des cons. Oui 5 ans c’est bien trop long, mais je vous rassure c’est l’avis d’une grande majorité d’entre nous, mais contrairement au SM nous gardons notre réserve et attendons que la Justice passe. Mais la grande erreur fut de laisser le droits aux magistrats de se syndiquer, là encore c’est au législateur que nous le devons, permettant de réveiller les bas instincts de ceux qui ont pour métier de rester neutres. J’ai pu l’écrire ici, mais j’ai eu à rencontrer des collègues du SM pour qui j’ai une réelle confiance, et qui ont pu le prouver notamment dans des dossiers politico-financiers très en vue (non lieu pour sarkozy prononcé par une juge SM, relaxe de Wurtz prononcée par un juge SM).

    Si des salopards sont lâchés dans la nature, c’est que nous n’avons pas le choix, raison pour laquelle je ne serai par exemple jamais juge de l’application des peines. Car ce n’est pas au doigt mouillé que l’on accorde une libération conditionnelle, mais parce que l’on a pas le choix, parce que le principe aujourd’hui clairement posé dans notre loi est que la prison doit rester l’exception… c’est un fait, et j’y suis moi aussi confronté quotidiennement. Certes je suis de ceux qui vont prononcer des peines parfois lourdes, mais je sais que celle-ci sera réduite, aménagée, non pas par le laxisme d’un collègue, mais parce que le code le prévoit, l’impose. Et un système ainsi conçu fait que celui, qui même de très bonne volonté, est porté vers le laxisme, le sera encore plus.

    Une autre réflexion sur le laxisme, et sur les peines de prison. Il faut tout de même savoir que depuis quelques années les peines prononcées sont de plus en plus fortes, phénomène qu’à mon humble niveau j’ai pu constater. Le résultat ? Nous le connaissons, les chiffres de la délinquances, malgré les bricolages audacieux de nos dirigeants, ne diminuent pas… au contraire. Alors ? on fait quoi? Ah si pardon, il y a un domaine où les chiffres sont bons, celui de la “délinquance” routière. Oui parce que pour intégrer ces infractions au reste (au même titre que les vols, les agressions et autres violences), il est important d’utiliser la sémantique adéquate. Et pourquoi cette réussite? Et bien simplement parce que cette “délinquance” concerne en grande majorité des gens éduqués, insérés, et que donc la réponse du juge suffira à ce qu’il ne veuille pas recommencer. Ce qui veut dire que la Justice n’est efficace que lorsque la société derrière tient la route.

    Pour le reste, et en particulier pour les trafics de stupéfiants, comment obtenir des résultats lorsque l’on a pas les moyens d’attraper au delà des lampistes, lorsque ceux qui font la loi affichent ouvertement leur sympathie pour des produits interdits?
    Pour les infractions en matière sexuelle (où le taux de récidive est d’ailleurs faible), comment d’un côté combattre des comportements odieux, quand dans le même temps on fait la promotion du sexe sans amour, de la libération des moeurs,… bref autant de signaux à tous les tarés et dérangés de l’entre jambe.

    Pour finir, sur la question des erreurs. Oui il est anormal qu’une erreur conduise à ce qu’un délinquant soit relâché alors qu’il ne le devrait pas. Il reste que notre système procédural est compliqué, et ce parce que nous sommes dirigés par des gens qui gouvernent à coup de réformes pénales sans réfléchir à leur application concrète, parce que la CEDH nous pousse à toujours plus de laxisme, sans que nous puissions faire autrement que d’appliquer ce qui est dicté.

    Alors tapez, tapez toujours, parce qu’au final c’est facile, et sans trop de conséquence. Ca fait bien dans les dinés en ville, parce qu’au fond à coup d’approximations on passe pour quelqu’un de droit dont le discours est exempt de tout reproche. Mais seulement ça empêche de voir les vrais problèmes qui ne sont pas liés au système judiciaire, mais bien plus à notre société malade, sans valeurs et envahit par des cultures qui lui sont profondément opposées.

    Donc non la Justice n’est pas corrompue, je vois au quotidien des juges qui font leur travail avec tout leur cœur. Priez plutôt pour votre pays, pour vos juges et en particulier les chrétiens, essayez d’étayer un peu vos arguments autrement qu’avec des poncifs tous faits, bref prenez du recul…

    • Beau plaidoyer convaincant, on sent votre bonne foi et le vécu douloureux et on veut bien vous croire pour la partie immergée de l’iceberg qui nous échappe.
      Mais il reste un point que vous n’abordez pas : la dépendance du monde judiciaire au pouvoir politique aux manettes. Sans vouloir défendre le personnage visé, l’affaire Fillon a été flagrante à ce sujet : on n’aura jamais vu une telle fulgurance de réaction et de tels moyens déployés en pleine campagne électorale pour traquer un homme politique candidat à la magistrature suprême.
      Cet aspect des choses est très inquiétant dans une société où la judiciarisation est flagrante. Dans le cas présent, il y a eu violation de la séparation des pouvoirs et on peut dire que la Justice a changé le destin politique de la France. Ceci est particulièrement grave.

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