Le bon sens habite encore nombre de nos concitoyens

Conclusion de l'analyse de Philippe Maxence sur la manifestation :

"Il y aurait bien d’autres choses à dire, mais que conclure d’une manière plus générale ? :

• dans
la démocratie moderne, distincte en cela de la simple démocratie qui
peut reconnaître des lois supérieures, le nombre est le point
déterminant utilisé par les oligarchies au pouvoir pour faire passer
leur politique. Nous sommes donc piégés, en ce sens que nous devons
réussir à défendre la vérité en recourant à l’argument du nombre. Or,
cette approche pourrait passer dans la mesure où nous ne perdrions pas
de vue que le nombre n’est pas la source de la vérité et de la justice.

• un
projet comme celui intitulé le « mariage pour tous » a d’autant plus de
chance de passer qu’il s’insère dans un processus où école, médias,
politiques ont travaillé depuis des années à fausser les concepts de
vérité et de liberté. En ce sens, au-delà du succès de la mobilisation
le temps d’une manifestation un long travail d’argumentation et
d’explications est nécessaire pour faire avancer les choses. Malgré les
temps contraires, il faut parvenir à expliquer que la liberté ne
consiste pas simplement à faire ce que l’on veut et qu’il existe une
vérité sur la nature humaine
. Cela nécessite donc de ne pas communier
soi-même, peu ou prou, avec cette mentalité et de reprendre de manière
plus globale la contre-offensive de la vérité. Il ressort pourtant de
manière évidente que nombre d’opposants comme de supporteurs du projet
Taubira communient au mythe du progrès.

• Mais,
en sens inverse, la large mobilisation de tant de personnes dimanche
dernier démontre que le bon sens habite encore nombre de nos
concitoyens
. Il faut donc renforcer ce bon sens par des motivations
rationnelles et argumentées.

• De
ce fait, il faut s’attendre à devoir se mobiliser pendant de longues
années encore et à travailler pour diffuser au sein de notre société la
culture du vrai, du bien et du juste
. Il faut investir l’école, les
médias, être présent au sein des associations, prendre pied dans le
monde politique en diffusant clairement et intelligemment (c’est-à-dire
de manière proportionnée à nos interlocuteurs mais pas de manière
faussée) la vérité. Un long travail nous attend."

9 réflexions au sujet de « Le bon sens habite encore nombre de nos concitoyens »

  1. Dominique

    Tout à fait d’accord avec Philippe Maxence : le nombre n’est pas la source de la vérité et de la justice, c’est pourquoi l’idée du référendum en gêne beaucoup.
    Ceci dit, ne nous inquiétons pas outre mesure : il est fort probable que les parlementaires, voyant notre mobilisation et notre détermination, fassent obstacle à ce projet sur la dénaturation du mariage.

  2. lucien

    A lire dans “Jules (Ferry) l’imposteur” de François Brigneau comment la françonnerie
    s’est battue pour “l’école pour tous”
    en vue de détruire l’école catholique:même stratégie,même slogan pour quel ralliement?

  3. Fredo44

    Je suis de ceux qui ne sont pas particulièrement optimiste sur le sujet. Le bon sens ne tient pas longtemps devant les assauts de Satan. Ce n’est pas avec le simple bon sens que l’on combattra la pensée de Najaud-Belkacem qui a osé signer sous cette affirmation : “Ce n’est pas le fait de porter un enfant qui fait d’une femme la mère de cet enfant..”. Seule la Sainte Vierge saura terrasser ce dragon du totalitarisme du Genre. C’est là notre Espérance. En attendant, battons nous avec tous les moyens dont nous disposons.

  4. Vincent Jappi

    L’idée de “progrès” n’est pas “un mythe” mais un apport fondamental de la métaphysique monothéiste, sans laquelle le progrès n’est même pas pensable de façon cohérente.
    Ce qui est “mythique”, c’est l’idée comme quoi la violence criminelle de la gauche à l’égard des gens normaux pourrait faire autre chose que détruire.
    Il faut appeler le socialisme pour ce qu’il est : un esclavagisme, une croyance absurde et magique dans l’emploi de la force comme capable de changer les lois de la nature ; et ne pas lui concéder un iota sur ses prétentions soi-disant “progressistes”.
    Du progrès, la gauche n’est pas l’amie mais l’ennemie et le principal obstacle à sa réalisation, puisqu’elle le définit faussement par tout ce qui, en réalité lui fait obstacle :
    avant tout par sa remise en cause subjectiviste et relativiste, c’est-à-dire évidemment absurdiste au premier abord, de la morale et du Droit naturels.

  5. fred

    @vincent jappi
    vous dites :”L’idée de “progrès” n’est pas “un mythe” mais un apport fondamental de la métaphysique monothéiste, sans laquelle le progrès n’est même pas pensable de façon cohérente”. J’avoue ne pas bien comprendre le sens de vos propos.C’est la 1ere fois que je lis que L’idée de “progrès” n’est pas “un mythe” mais un apport fondamental de la métaphysique monothéiste, sans laquelle le progrès n’est même pas pensable de façon cohérente. Le progrès est une idée moderne (fin 17e)et les théologiens chrétiens l’ont toujours combattue. Le seul auteur qui je connaisse qui defend l’dée que l’idée de progrès est d’origine biblique, est alain de benoist, grand païen et quelquefois fanatiquement antichrétien, et qui charge le christianisme de toutes les responsabilités des maux modernes.

  6. bécassine

    Moi non plus, je ne suis pas optimiste, le gouvernement est bien décidé à faire voter la loi par les députés et il a largement la majorité. la manifestation, il s’en moque, surtout qu’il n’est qu’au début de son quinquennat et que les catholiques ainsi que les partis de droite sont des personnes respectueuses de l’ordre public, pas comme l’extrême-gauche.

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