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Valeurs chrétiennes : Education

Le bon scolaire : une idée pour redonner la liberté d’éducation aux familles

Dans une série d'articles, Libres indique comment se passer de l'étatisme. Extrait sur l'école :

"Il n’y a pas de concurrence entre établissements, ni de liberté de choix des familles s’il n’y a pas de financement approprié. Aujourd’hui tous les établissements du primaire, du secondaire et du supérieur dépendent des fonds publics : Etat, régions, communes. Cet argent est payé avec vos impôts : au total environ 70 milliards d’euros ; le budget de l’Education Nationale est le premier poste de dépenses de l’Etat représentant plus de 20 % du total. Comme il y a 12 millions d’enfants scolarisés, chacun d’entre eux dispose théoriquement de 6.000 euros par an, soit 500 euros par mois. Avez-vous l’impression d’en avoir pour votre argent ?

Le paradoxe est qu’aujourd’hui l’école est « gratuite » (c'est-à-dire subventionnée par l’impôt) pour des familles aisées qui pourraient payer. Mais la gratuité n’est pas une garantie de qualité, puisque tous les établissements sont également dotés. Parallèlement les familles modestes n’ont pas les moyens d’envoyer leurs enfants dans des établissements de qualité qui coûteraient peut-être plus cher.

En fait le choix des familles n’est responsable que lorsqu’elles payent elles-mêmes les études de leurs enfants. Différemment elles considèrent les études comme un « droit social » et se dispensent de tout contrôle, tout en déplorant la mauvaise qualité des prestations. Il est vrai que beaucoup de familles ne pourraient offrir à leurs enfants l’école de leur choix. A ce moment, rien n’empêche qu’un bon scolaire leur soit attribué (par exemple d’une valeur de 500 euros par mois, correspondant à la moyenne nationale du coût scolaire), le bon étant remis à l’établissement de leur préférence. Ce bon, financé par l’impôt, marquerait ainsi la solidarité de tous les contribuables avec ceux qui sont dans le besoin."

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14 commentaires

  1. oui, cela paraitrait plus juste. Mais où l’état trouverait alors l’argent pour financer l’école, publique, ou privée sous contrat ??
    [Sur le budget de l’Education nationale actuel. MJ]

  2. Comme nous sommes très doués pour monter des “usines à gaz”, plutôt qu’un “bon scolaire d’une valeur de 500 euros par mois, correspondant à la moyenne nationale du coût scolaire”, il serait probablement plus pertinent d’avoir un bon scolaire d’une valeurs évolutive, tenant compte qu’un élève de maternelle coûte bien moins cher qu’un élève de lycée professionnel. Ce serait une bonne occasion pour tordre le cou à cette idée idiote que l’école publique est gratuite: je ne connais aucun personnel de l’école publique qui soit bénévole; ils trouvent normal d’être rémunérés (et je ne le leur reproche pas). Il y a un flux financier, qui porte sur une masse d’argent considérable, mais bien peu (parents ou non) en sont conscients… sauf peut-être les habitués du S.B.?

  3. Où se passe-t-on de l’Etat là-dedans ?
    [Pour vous, se passer de l’Etat signifie “anarchie” ? Cela devrait vous plaire…
    A partir du moment où les cordons de la bourse sont tenues par les familles, la responsabilité incombe aux familles, étant entendu qu’elles ont le droit de choisir l’école de leurs enfants. L’Etat ne fait que collecter l’impôt et distribuer le bon scolaire aux familles avec enfants. MJ]

  4. Moi j’y vois deux limites :
    – c’est la porte ouvertes à toutes les madrassas et autres écoles sectaires ; et puis tous les enfants de la terre seront en France et in-expulsables
    – 500 €/mois, c’est bien plus que nécessaire pour le “privé” aujourd’hui, qui du coup risque d’augmenter ses tarifs. Je ne parle même pas du hors contrat car dans le tas il n’y a pas que les petites écoles à but non lucratif.
    Il faudrait plutôt que ça marche via des crédits d’impôts, en fonction de factures sur prix réels pratiqués. Car qui dit crédit d’impôts, dit déclaration d’impôts donc obligation de déclarer ses revenus, donc d’être en situation stable ne France etc.
    Enfin bon, ce que je propose n’est peut-être pas l’idéal, il y a peut-être encore mieux et moins “usine à gaz” mais en attendant, voila les limites au chèque.

  5. Internet permet des nouvelles méthodes :
    pourquoi ne pas enseigner les bases scolaires par des sites appropriés et regrouper les enfants (selon les lieux et les niveaux) autour d’un répétiteur à la charge des familles ?
    Cela permettrer de regrouper les enfants selon leur niveau et en petits groupes.

  6. Et on laissera se créer des écoles islamiques et nous aurons encore plus de mal à intégrer les populations musulmanes présentes dans notre pays.
    C’est une bonne idée mais pas pour maintenant

  7. @ François,
    La gangrène est déjà là : ne rien faire, c’est la laisser se propager.
    Autant faire pour nos enfants et on tranchera ensuite pour que la propagation n’atteigne pas un organe vital…

  8. J’avoue avoir du mal a suivre la logique: les familles peu aisees paient peu voire pas d’impots, et le cheque scolaire ne leur en fera pas payer moins: le principe du cheque ecole ne releve pas de la justice (?) fiscale mais de la liberte d’education.
    Le probleme des madrasas releve de l’inspection academique, qui doit continuer a exister pour s’assurer de la valeur de l’enseignement et sa conformite a nos lois (dont on peut discuter par ailleurs!): il est impossible d’interdire une ecole pour des raisons religieuses, et c’est tres bien ainsi. Qu’entend-on ici lorsque les ecoles catholiques sont interdites en Egypte, au Pakistan ou ailleurs!
    Enfin, pour moi la vraie question est: Ou passe le budget de l’EN si cette administration est si mal geree? Les profs ne sont pas sur-payes, les batiments ne sont pas souvent de premiere jeunesse… Voila le point sur lequel je n’ai jamais vu d’etude serieuse. La Cour des Comptes s’est surement pose la question pourtant.

  9. Cette idée est révolutionnaire et permet de contourner l’Education Nationale et de la laisser se dessécher.Elle apporte de l’aide aux écoles vraiment catholiques, souvent fondées par les représentants de la Tradition millénaire de l’Eglise.
    Un des premiers à avoir exposé dans le détail cette notion de chèque scolaire est Bruno Mégret, du FN, en 1988, lors d’une conférence à NANTES.

  10. @ Abiz
    Beaucoup trop de fonctionnaires non enseignants (250 000 administratifs pour 850 000 enseignants), car gérer une telle administration, totalement centralisée, la seconde après l’Armée Rouge a dit un jour Michel ROCARD, est extrêmement lourd, dans le cadre archaïque de l’administration française.
    Beaucoup trop d’heures de cours par élève,comparé aux autres pays, donc beaucoup trop d’enseignants pour un résultat médiocre dans les comparaisons internationales, à un coût parmi les plus élevés par élève dans le monde.
    Un exemple typique de l’échec de l’Etat réduit à une administration, qui fonctionne sans contrôle autre que les syndicats maison : le lobbyisme à la française le plus extrême, mené par des syndicats qui s’affichent de gauche, menant au plus grand hold up budgétaire européen.

  11. L’idée du bon scolaire date d’au moins 10 ans mais nos gouvernants ne l’ont jamais acceptée.
    c’est pourtant le seul moyen pour que les parents inscrivent les enfants dans les écoles de leur choix – musulmanes ou pas. Cela ne me dérange pas que des enfants passent leur temps à réciter le Coran, du moment que je peux mettre les miens dans une école catholique.
    Curieusement même les gens de notre bord préfèrent encore l’étatisme, la nullité pour tous, la même idéologie pour tous, l’élitisme seulement pour les riches et non seulement d’après les talents et le mérite.

  12. @Abiz
    C’est simple, près d’un quart des “enseignants” de l’EN ne voient jamais un élève. Sur ceux qui restent, un bon nombre n’enseigne pas à temps plein (mais est payé à temps plein) par manque de classes de leur discipline dans leur zone/école d’affectation. Nombre de classes sont presque vides (le nombre d’élèves par enseignant en moyenne est très bas… pratiquement 10 élèves de moins que dans les années 80).
    Un autre “trou sans fond” est la gestion administrative. L’EN est un mammouth sur-administré. Il y a pratiquement plus de personnel non-enseignant que d’enseignants. Les approvisionnements scolaires sont sur-payés et pas forcément de bonne qualité, grâce au règles d’airain des marchés publics.
    Enfin, l’EN finance plein d’activités et d’associations qui n’ont un rôle éducatif que très très vague (SOS racisme, des séjours à la neige, etc. etc.).
    D’une façon générale, par € de dépense publique l’EN est pratiquement 1/3 moins efficace que ses homologues d’outre Rhin… qui ne sont pourtant pas des parangon d’efficacité “financière”.
    La comparaison des Grandes Écoles et des Universités (à budgets équivalents) est d’ailleurs terrible à ce point de vue. Avec moins d’argent les Écoles arrivent à mieux payer leurs profs, avoir des bâtiments en bon état, et des résultats “scolaires” généralement meilleurs.

  13. La loi naturelle vient de Dieu, le devoir des parents n’est pas uniquement d’asseoir la situation de leurs enfants ici-bas, mais de les instruire pour un but unique : Leur Salut éternel.
    Pour cela, l’état, quand il n’est pas pourri ou pourrisseur par destination, ne doit que veiller au bon fonctionnement de la Société pour ce monde et pour l’Autre surtout.

  14. Je ne nie pas l’inefficacite financiere de l’EN, je pose simplement la question: si l’on n’est pas capable de l’ameliorer, quelles en sont les raisons? Ces raisons n’empechent-elles pas toute reforme, et a fortiori la liberalisation de l’ecole? C’est bien la le drame mais il me semble insurmontable, tant la minorite (i.e. la majorite des fonctionnaires de l’EN) est bruyante des que ces sujets sont abordes.

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